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jeudi 13 mars 2014

Cameroun : une loi contre la nicotine en gestation

La Coalition camerounaise contre le tabagisme (C3T) a animé un séminaire ce 12 mars 2014 sur les dangers de la consommation du tabac.

C’est au sein même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale que la responsable de la coalition, Flore Ndembiyembe est venue à la rencontre des députés avec des chiffres sensés montrer l’ampleur du problème. 17,5% de Camerounais consommeraient activement le tabac à travers la cigarette tandis que les chiffres de fumeurs passifs seraient encore plus élevés : 37 %. Dans une étude de l’OMS réalisée en 2008 a continué la secrétaire générale du ministère de la Santé, il ressort que 15% d’adolescents de 13 à 15 ans ont déjà fumé une cigarette ne serait-ce qu’une fois.

Ces chiffres correspondent à une augmentation de la consommation des produits à base de tabac a confié le Professeur Sinata Koulla Shiro. Une situation préoccupante du point de vue de la santé publique inique l’oratrice. Sur la foi des observations mondiale, elle a souligné que tabagisme actif et passif est la principale cause des maladies non transmissibles : cancer, diabète, maladies respiratoires chroniques, attaques cardiaques, etc. Maladies qui sont responsables de plus de 80% des décès dans les pays en développement.

Dans l’immédiat, la représentante du ministre de la Santé Publique Sinata Koulla Shiro assure que le ministère de la Santé est entrain de finaliser un projet de loi pour durcir la réglementation anti-tabac au Cameroun. Concrètement, il n’est pas exclu qu’un nombre plus important d’institutions soit concerné par l’interdiction encore timide de fumer dans certains lieux publics actuellement en vigueur. Mais la C3T veut aller plus loin. Il est question de mettre en œuvre une véritable loi qui permettrait de matérialiser la vision «Cameroun sans maladies et sans décès liés au tabac».
Par William Bayiha

mercredi 12 mars 2014

Loi anti-tabac: les députés sensibilisés

Les enjeux du projet en cours expliqués mercredi aux élus.
Au bout de la journée de mercredi, le doyen d’âge de l’Assemblée nationale espérait que ses collègues et lui-même seront des députés conseils ! Enow Tanjong parlait ainsi, touché par la cause à laquelle tous les leaders sociaux devraient être gagnés. C’était à la suite des autres orateurs lors de l’ouverture du séminaire de sensibilisation des parlementaires sur le contrôle du tabac. Ouvert dans l’hémicycle du palais de Verre, la rencontre a laissé transparaître l’idée qu’une loi anti-tabac s’impose.

Sinata Koulla Shiro, secrétaire général du ministère de la Santé publique, représentant le ministre a, en effet, rappelé que dans d’autres pays, une telle loi, inspirée de la législation internationale, a fait ses preuves dans la réduction du tabagisme et de ses méfaits. L’arsenal législatif camerounais est à compléter à cet égard, a annoncé Mme Koulla Shiro. Aussi, a-t-elle sollicité davantage l’attention des élus sur les enseignements et informations qui devaient être partagés durant la journée du séminaire, dès lors que ce sont eux qui votent les lois comme celle que les organisateurs appellent de leurs vœux. Et pour cause !

La moitié des fumeurs décède à cause de leur addiction à cette drogue. L’impact négatif du tabagisme sur le revenu des ménages se répercute sur le produit intérieur brut national. En se faisant du mal à eux-mêmes, les  17,5% de consommateurs locaux de tabac exposent 37% de la population générale au tabagisme passif et aux maladies qu’il engendre.
La présidente de la Coalition camerounaise contre le tabac (C3T), le Dr Flore Ndembiyembe, pouvait donc légitimement émettre le vœu que le séminaire soit l’heureux levier qui aidera à « empêcher le tabac de faire plus de ravage ». Elle qui avait relevé d’entrée de jeu que l’absence d’une loi nationale anti-tabac favorise autant sa consommation que l’essor industriel de la filière.


Par Jean Baptiste KETCHATENG