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mercredi 8 juillet 2015

Tabagisme passif au Cameroun



Selon l' l'enquête globale sur le tabagisme chez les adultes (GATS 2015), 39,7% de la population est victime de tabagisme passif.
Le tabagisme passif est le fait d’inhaler, de façon involontaire, la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs. Or si cette inhalation involontaire peut entraîner une gêne, elle est surtout un réel risque pour la santé. Au Cameroun, selon l'enquête globale sur le tabagisme chez les adultes (GATS 2015), 39,7% environ (6,72  million d’habitants) sont exposés à la fumée  du tabac dans les lieux publics.
Quels sont les risques du tabagisme passif ?
Au-delà de la gêne occasionnée, le tabagisme passif aggrave des pathologies existantes et en crée de nouvelles. Les risques demeurent certes moins importants que chez le fumeur actif, mais les conséquences pour la santé sont réelles. Ces risques augmentent avec la durée et l’intensité de l’exposition. Au Cameroun, on estime que quelques milliers de non-fumeurs meurent prématurément chaque année de maladies provoquées par le tabagisme passif

vendredi 6 février 2015

Santé : le Cameroun asphyxié par le tabagisme

Au total 1,1 million de Camerounais (13,9% des hommes, 4,3% des femmes et 8,9% des adultes au total), utilisent actuellement des produits du tabac, selon les résultats d’une enquête que vient de publier l’Institut national de la statistique (INS).

Inspiré de l’enquête mondiale sur le tabagisme chez les adultes (Global Adult Tobacco Survey, GATS), ce travail a été mené en 2013 en tant qu’enquête ménage auprès des adultes de 15 ans et plus dans 710 ménages avec un taux de réponse total de 94,1%.
Il révèle que 66,1% des consommateurs du pays usent uniquement du tabac à fumer (83,9% des hommes et 12,5% des femmes), que 32,6% utilisent le tabac sans fumée (15,0% des hommes et 85,8% des femmes) et 1,3% consomment les deux à la fois.
S’agissant du tabagisme passif, l’INS indique 15,5% (1,86 million) des adultes ont été exposés à la fumée secondaire dans les maisons au moins une fois au cours des 30 jours précédant l’enquête, ce pourcentage étant plus élevé en milieu rural (19,0%) qu’en milieu urbain (6,4%).
En termes de connaissances, attitudes et perceptions sur le sujet, 95,4% des adultes interrogés (93,1% des fumeurs actuels et 95,5% des non-fumeurs) par l’INS pensent que le tabagisme peut causer une maladie grave dont le cancer du poumon, une crise cardiaque,

lundi 29 décembre 2014

Recherche : le tabagisme entraînerait la perte du chromosome Y

Par lequotidiendumedecin.fr

Dans une nouvelle étude publiée dans « Science », des chercheurs suédois de l’Université Uppsala, identifie un lien entre la perte du chromosome Y dans les cellules sanguines périphériques et le tabagisme.

 « Nous avons déjà démontré un lien entre cancer et la perte du chromosome Y », explique le Pr Lars Forsberg (département d’immunologie, Université d’Uppsala, Suède) responsable de l’étude. Cette fois, nous avons testé l’influence de certaines pathologies et du mode de vie, sur la perte du chromosome Y. Ont été étudiés l’âge, la pression artérielle, la consommation d’alcool, le tabagisme et le diabète. Les auteurs montrent ainsi que la perte du chromosome Y dans les cellules périphériques est 3 à 4 fois plus fréquente chez les fumeurs que les non-fumeurs.

mardi 23 décembre 2014

Arrêter de fumer : tous les bénéfices !

Marion Garteiser / Tabac Info Service

Les derniers jours de 2014 sont là… Avez-vous déjà réfléchi à vos bonnes résolutions pour 2015 ?Pour vous motiver, un petit rappel des bénéfices liés à l’arrêt tabagique.

  • Arrêter de fumer… pour sa santé
  • Arrêter de fumer… Côté beauté
  • Arrêter de fumer pour son budget ?

Arrêter de fumer… pour sa santé

C’est évidemment l'une des premières raisons. Au premier rang des maladies favorisées par le tabagisme, il y a le cancer. Celui du poumon bien sûr, mais aussi beaucoup d’autres, notamment les nombreux cancers de la tête et du cou ou le cancer de la vessie.
Il n’y a pas que le cancer ceci dit. Voici quelques autres bénéfices santé à arrêter de fumer :

jeudi 23 octobre 2014

Vivre avec un fumeur est aussi dangereux que d'habiter une ville très polluée

Yaoundé-Vivre avec un fumeur est aussi dangereux pour la santé que d'habiter une ville aussi polluée que Londres ou Pékin, préviennent des chercheurs écossais.
On savait déjà qu'une exposition à la fumée secondaire, telle que mesurée en concentrations de particules fines (les PM2.5, dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres), est associée à une multitude de problèmes de santé.
Les scientifiques ont analysé les données colligées par quatre études et qui, collectivement, portaient sur 93 maisons où on retrouvait au moins un fumeur et sur 17 maisons sans fumeur.
La concentration moyenne des PM2.5 dans les maisons avec fumeur était environ dix fois supérieure à celle mesurée dans les maisons sans fumeur. L'exposition aux PM2.5 des non-fumeurs qui habitaient avec un fumeur était plus de trois fois supérieure à la limite annuelle suggérée par l'Organisation mondiale de la Santé.

lundi 21 juillet 2014

Tabagisme Passif: Fumée tertiaire, risque de cancer

Ces chercheurs de l’Université de York reviennent sur les risques pour la santé liés à la fumée tertiaire du tabac en mettant ici en évidence un risque accru de cancer chez les non-fumeurs et en particulier les jeunes enfants lié aux particules de la fumée déposées sur des surfaces du domicile.L’étude, présentée dans la revue Environment International vient contribuer aux données peu nombreuses sur les effets sur la santé de cette exposition tertiaire, non pris en compte dans les politiques publiques.
L’étude évalue pour la première fois, le risque potentiel de cancer selon le groupe d'âge par ingestion non alimentaire et l'exposition cutanée à la fumée de troisième main. Les scientifiques ont prélevé des échantillons de poussières de maisons occupées par des fumeurs et des non-fumeurs. À partir de l’analyse de la poussière, et des concentrations de nitrosamines spécifiques du tabac (NAST), des substances classées comme cancérigènes, les chercheurs ont pu, pour la première fois, estimer le risque de cancer.

mercredi 25 juin 2014

Cigarettes au menthol: un facteur d’augmentation du tabagisme chez les ados

Les adolescents qui fument mentholé, fument plus, selon cette étude canadienne de l'Université de Waterloo (UW), qui, pour la première fois associe les cigarettes mentholées à une dépendance à la nicotine accrue, chez les jeunes.
Une image moins nocive que les cigarettes classiques, un goût de menthe qui masque celui du tabac, pourtant les effets sont là, plus néfastes que ceux de n'importe quelle cigarette classique.
Sunday Azagba, chercheur au Propel Centre for Population Health Impact de l’UW et auteur principal de l'étude a analysé les données de 4.736 jeunes fumeurs participant à la Health Canada’s 2010-2011 Youth Smoking Survey. L’analyse montre que: 
· 32% des jeunes fument des menthols,
· les adeptes du menthol fument en moyenne 43 cigarettes par semaine, soit près de 2 fois plus que les jeunes fumeurs de cigarettes classiques.
· Par ailleurs, ces fumeurs de mentholées sont près de 3 fois plus susceptibles de déclarer qu'ils ont l'intention de continuer à fumer dans l’année qui vient.
· Enfin, la recherche montre que la majorité des fumeurs adultes réguliers commencent à fumer au cours de leur adolescence.

jeudi 10 avril 2014

Cameroun: la loi anti tabac toujours en souffrance

Le tabac fait des ravages et gagne de plus en plus les adolescents, y compris les jeunes filles, les autorités camerounaises, elles, traînent toujours dans l'établissement d'un cadre réglementaire devant régir la lutte contre ce fléau. Pour preuve, l’avant projet de loi antitabac n'est toujours pas adopté. L'autre revers de la médaille, c'est que la cigarette participe activement à la propagation du cancer et des autres maladies non transmissible dans ce pays.

Comme un Bâtonnet qu’on n’aurait pas allumé, la loi anti tabac au Cameroun ne s’est pas encore embrasée, car, elle est reléguée au second plan par les autorités en place. Pourtant, le pays a ratifié la convention-cadre de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour la lutte anti tabac (CCLAT) en 2006 et les textes de lois préparés en 2010 suite à cette ratification ne sont toujours pas présentés  au Parlement. Et pendant ce temps, le tabagisme continue de faire des ravages dans notre pays en prenant des proportions de plus en plus inquiétantes.
Pour les cancérologues camerounais, il ne fait aucun doute. Le tabac est « le principal facteur de risque du cancer ». En effet, selon l’Oms, la cigarette est citée dans presque 20 à 30 % des cancers, des maladies cardio-vasculaires et des maladies respiratoires. « C'est quelque chose qu'il faut combattre à tous les niveaux, surtout le cancer du poumon où les preuves ont été apportées que le tabac est la principale cause » apprend-on du Comité national de lutte contre le cancer.  A cette liste l’association Sochimio (Solidarité chimiothérapie) y greffe tous les cancers au niveau de la cavité buccale, de la gorge, de l'œsophage, mais également d'autres qui semblent éloignés du contact direct avec la fumée de cigarette comme le cancer du sein, celui du col de l'utérus où ce facteur de risque est également retrouvé. « Il y a des estimations qui fixent à 15% le nombre de malades du cancer dû au tabac et montrent que la prévalence est très élevée chez les jeunes et les femmes ».
Tabac et scolarisation 
Dans les établissements scolaires, le tabac semble avoir trouvé écho favorable auprès des élèves.  En effet, 44% des élèves camerounais ont déjà eu un contact avec la cigarette, dont 5 % avant l’âge de 7 ans. On se souvient encore que près de 37 élèves avaient été renvoyés des établissements scolaires pour consommation de drogue et tabac.
Suite des institutions confessionnelles comme le collège la Retraite on fait des causeries éducatives avec les élèves sur la question du tabac.  Au sortir de cet entretien, les élèves ont montré leur inquiétude face à cette épidémie. « Dans les bâtiments qui accueillent les élèves du premier cycle, il nous arrive parfois de surprendre des élèves en train de fumer dans les classes, même s'ils savent les risques encourus». confie Roger Onana, étudiant en Seconde C. A sa suite Martine Essama élève au Lycée de Ngoa-Ekelle ne cache pas son inquiétude face à ce qu'elle qualifie de « montée en puissance de la cigarette » dans son école.
L’élève de terminale littéraire  confie que « Les élèves ne fument pas dans l'enceinte de l'école mais aux alentours, notamment dans le jardin public qui jouxte l’établissement. Ceci d’autant plus que l’école n’est totalement dans un enclot ». Avant de continuer d’un air pensif : « J'ai une copine âgée de 18 ans qui fume depuis quatre ans ». A l'en croire, « cette fille est entrée dans la cigarette par la faute de son père qui, à chaque fois qu'il terminait de fumer, lui remettait le reste du tabac pour qu'elle le jette à la poubelle. Une occasion qu'elle saisissait pour assouvir sa curiosité jusqu'à devenir prisonnière de la cigarette ».
Le refrain est le même chez quelques élèves du Lycée Bilingue d’Essos.  Un groupe de jeune garçon du dit établissement rencontré à l’arrêt taxi confirme la présence de la cigarette dans la frange jeune. Une situation qu'ils expliquent par un effet de mode, la curiosité, l'influence des amis et l’augmentation des restaurants qui offrent en apéritif de la Chicha.
Cependant les garçons ne manquent de jeter un regard accusateur sur les encadreurs qui, à leur avis, doivent être plus regardant envers les adolescents.
Payer moins et fumer plus
Au Cameroun, le commerce de la cigarette se fait sans aucun contrôle. La cigarette est vendue dans toutes les boutiques de quartiers, les étals des vendeurs de fruits, dans les call-box, dans les bars... Même un enfant qui se présente avec sa pièce de monnaie devant un vendeur de cigarette peut en disposer sans contrainte. A cela, il faut ajouter le fait que les prix du tabac au Cameroun défient toute concurrence, 15 Fcfa le bâton.  Ce qui fait que certains dans une situation que d’aucun qualifie de « payer moins pour plus de plaisir et un maximum de destruction ».
Une loi pour arrêter l’hécatombe
Au Cameroun, l'industrie du tabac semble être redoutée par le gouvernement. Ceci malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation et de plaidoyer fait auprès des autorités camerounaises la législation anti tabac semble avoir été relayé au second plan et l’Etat continue de soutenir la culture du tabac.
Malgré cet environnement très complexe, les acteurs ne baissent pas les bras. C’est le cas de la Coalition Camerounaise Contre le Tabac (C3T) du Dr Flore Ndembiyembé, une icône de la lutte anti tabac au Cameroun. Pour elle, il est important d’un coté d’informer les populations sur les méfaits du tabac et d’autre par des les protéger en adoptant une loi anti tabac forte. D'où le programme de la C3T qui ne vise qu'à l’adoption de cette loi qui contient tout ce qu'il faut faire pour lutter contre la cigarette»
Lenteurs administratives un frein 
« Les acteurs de la lutte contre le tabac font de l'activisme parce qu'ils savent très bien que l’avant projet de loi est à la Présidence ». C'est l'avis du ministère de la Santé publique. Des actions sont menées en ce moment par tous les acteurs de la lutte anti tabac pour que l’avant projet soit transmit au parlement pour son adoption.
Selon le C3T, le projet de loi passe en revue toutes les dispositions de la Convention cadre de l'OMS notamment son article 08 qui traite de la protection contre la fumée du tabac avec l'interdiction de fumer dans les lieux publics pour le bien des non-fumeurs. Dr Flore Ndembiyembe assure que l’avant projet de loi traite beaucoup d'aspects dont les informations à communiquer sur la composition du tabac, la règlementation de ces produits, de l'étiquetage des paquets de cigarette. Entre autres aspects, l’avant projet de loi milite pour l'interdiction de la publicité sur la cigarette, contrer le commerce illicite du produit du tabac notamment la gestion de la contrebande et de la contrefaçon, l'interdiction de la vente aux mineurs et par les mineurs.
Pour certains observateurs, il ne fait aucun doute que l’adoption d’une loi anti tabac au Cameroun est une affaire de volonté politique.