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lundi 27 avril 2015

Tabagisme : il tue bien plus que ce qu'on pensait

Deux vastes études révèlent l'ampleur jusque-là insoupçonnée des ravages de la cigarette qui provoque un nombre de maladies mortelles bien plus important que ce qu'on pensait.

NUMÉRIQUE. Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°818 disponible en kiosque et en version numérique via l'encadré en bas de l'article.
Source: www.sciencesetavenir.fr
ADDICTOLOGIE. La cigarette tue, c’est connu, mais on ignorait jusqu’à quel point. Deux analyses de grande ampleur, une américaine et une australienne, viennent de réévaluer le risque encouru par un fumeur régulier. Le résultat fait froid dans le dos et incite à écraser sa clope sur le champ : deux fumeurs réguliers sur trois décèdent des suites de leur consommation de cigarettes! 
Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs ont étendu le nombre de maladies imputables au tabac. Jusqu’à présent, on lui en attribuait 21, dont 12 types de cancers, 6 sortes de maladies cardiovasculaires, les diabètes (type 1 et type 2), la broncho-pneumonie chronique obstructive (BCPO) et la pneumonie. Or, il s’avère que le spectre est bien plus large incluant pas moins de 52 causes de mortalité, dont des insuffisances rénales, l’hypertension, l’ischémie intestinale, des cancers du sein et de la prostate, etc.
Jean-Pierre Couteron, psychologue clinicien et président de la fédération Addictions n’est pas surpris par ces données effrayantes. "C’est tout le paradoxe du tabac : il tue en masse alors même que son attractivité n’est pas due à la recherche d’une sensation d’ivresse comme c’est le cas pour l’alcool ou le canabis, mais est uniquement marketing."

mercredi 24 septembre 2014

Contrôle du tabac : la presse s’engage

La Coalition Camerounaise Contre le Tabac(C3T) a tenue le 23 septembre 2014, une rencontre avec la presse à Yaoundé. Objectif améliorer le contrôle du tabac par la presse. 

Malgré l’évolution de l’activité de lutte anti-tabac au Cameroun,  le phénomène de tabagisme prend de l’ampleur. Pour palier la situation, la C3T avec l’appui de Campaign For Tobacco Free Kids (CTFK) a réuni le mardi 23 septembre 2014, la presse pour un échange sur le contrôle du tabac au Cameroun.  La rencontre à mis un accent particulier sur les stratégies de communication et de commercialisation des compagnies de tabac.
Il ressort de cette rencontre  que la vulgarisation des produits de tabac par l’industrie du tabac passe par l’affichage publicitaire, les gadgets de communications, l’utilisation excessive d’internet et la publicité insidieuse à travers les téléfilms, les clips …dans lesquelles les vedettes exhibent des cigarettes.

mercredi 27 août 2014

E-cigarette : l’OMS pointe un « danger » pour la santé publique

L'Organisation mondiale de la santé s’est clairement positionnée contre la vente des cigarettes électroniques aux mineurs, et à la consommation dans les lieux publics fermés.  Elle remet en cause l'argument du sevrage tabagique.

Après plusieurs années d'hésitations, entre l'aide éventuelle apportée par la cigarette électronique dans le sevrage tabagique et l'incitation à commencer à fumer, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre américain de contrôle des maladies (CDC) ont tranché. Dans un document publié mardi 26 août 2014, l'Organisation mondiale de la santé recommande d'interdire la vente de cigarettes électroniques aux mineurs, estimant que leur consommation pose de « graves menaces » pour les adolescents.
Le CDC a rapporté lundi une explosion de l'utilisation de la vapoteuse chez les jeunes non-fumeurs, et estime que l'appareil serait pour eux un point d'entrée privilégié vers le tabagisme classique. Au-delà de l’initiation au tabagisme, Les experts ont également souligné le danger pour les fœtus de l'e-cigarette et se sont prononcés pour une interdiction de leur consommation dans les espaces publics fermés « surtout là où il est interdit de fumer, du moins jusqu'à ce qu'il soit prouvé que la valeur exhalée n'est pas dangereuse pour les personnes alentour ».

lundi 9 juin 2014

JMST 2014: Gad Elmaleh dit stop au tabac !

« Tous contre le tabac », c’est l’engagement que souhaite prendre Gad Elmaleh aujourd’hui. Ceci, à travers une vidéo d’une minute, lors d’un spectacle au Maroc où le comédien s’est exprimé sur les effets néfastes de la cigarette, notamment pour les jeunes.
Avec une touche d’humour comme il sait si bien le faire, Gad prévient contre les dangers du tabac et de la cigarette électronique dont on ne connait pas encore tous les effets et qui peut donner des « maladies électroniques ».

vendredi 2 mai 2014

Cinq conseils pour arrêter de fumer avec la cigarette électronique

Peut-on continuer à fumer des cigarettes en parallèle? Que faire en cas de manque? Quelle cigarette électronique choisir? L'arrêt du tabac grâce au vapotage doit suivre certaines règles. L'Express fait le point. 
Vapoter pour arrêter de fumer? Les médecins sont de plus en plus confrontés aux questions de leurs patients qui veulent se mettre à la cigarette électronique pour arrêter de fumer. Plus de la moitié des fumeurs l'ont déjà essayée, selon l'Office français des drogues et des toxicomanies. Mais concrètement, comment arrêter le tabac grâce à la cigarette électronique? Alors que dix experts réunis par l'Office français de prévention du tabagisme (OFT) ont rendu ce mercredi leurs conclusions sur la question, voilà plusieurs conseils pour vous guider.

lundi 21 avril 2014

Tabagisme : la C3T sensibilise les enfants de la rue

Dans le cadre de ses activités de sensibilisations et de prévention du tabagisme, la Coalition Camerounaise contre le tabac,  est allée à la rencontre des jeunes défavorisés de la ville de Yaoundé. 
Ainsi, le 16 avril 2014, l’association qui œuvre pour la construction d’un Cameroun sans maladies et sans décès liées au tabac, a tenue une causerie éducative avec les enfants de la rue au Centre  social d’écoute Edimar à Yaoundé.
Menée par la jeune et dynamique équipe de pairs éducateurs de C3T, les échanges de prévention et de sensibilisation contre  le tabac avec les gars du "Mboko" (terme utilisé pour désigner les enfants de la rue au Cameroun),  se sont articulées autour des  thèmes suivants : le tabac et ses composants, sa fabrication, le tabac et la santé, le tabac et les copains, comment arrêter de fumer, et le droit de refuser. L'intervention s'est terminée par  une phase interactive durant laquelle, les enfants de par leurs questions ont montrées leur intérêt au message anti tabac.

Danger ploom: le e-tabac est-il nocif pour la santé ?

La cigarette électronique a tenté beaucoup de fumeurs, et leur a permis d’arrêter de fumer. Depuis la semaine derniere il existe une nouvelle alternative à la cigarette, la Ploom. Produit né du cigarettier JTI, industriel du tabac Japonais, il consiste à vaporiser de la vapeur de vrai tabac.

Inspiré du principe de Nespresso, la Ploom fonctionne avec une batterie (comme celle des cigarettes électroniques) et une capsule de tabac. Lorsqu’une personne veut vapoter du tabac, il insère alors cette capsule qui se consume en 10min, temps pendant lequel il est possible d’aspirer sur la Ploom. La batterie chauffe le tabac à une température d’environ 200°  (contre 900° pour une cigarette traditionnelle et 80° pour une cigarette électronique) cela permet de le vaporiser sans combustion.
Combien ca coute ?
Le produit est vendu 34€ dans les bureaux de tabac et les recharges coutent 6€ les 12. Selon JTI chaque recharge équivaut à 2 cigarettes classiques.
Les avis divergent
C’est un produit tout nouveau en France mais qui est sortis au préalable en Italie, en Autriche, aux USA et au Canada. Nous disposons que trop peu de recul sur ce marché, mais les avis sur la Ploom sont globalement négatifs. Ce produit n’a pas su satisfaire les fumeurs, ni même les vapoteurs dans les pays dans lesquels il est disponible.
Les avis sur internet montrent généralement que la Ploom ne produit pas suffisamment de fumée et que celles ci est de mauvais gout.
La Ploom est-elle dangereuse ?
Il n’y a pas de combustion, donc ce produit est moins dangereux qu’une cigarette traditionnelle. Cependant le porte parole de JTI en France a préféré éviter « le volet santé » lorsqu’il a été interrogé sur le sujet.
Ce dispositif est depuis longtemps utilisé par les fumeurs de marijuana afin de vaporiser leur drogue plutôt que de la fumer, c’est même une méthode d’inhalation conseillé dans certains pays qui prescrivent cette drogue à certaine personnes atteintes de maladies graves. Des etudes ont donc été réalisé sur ce type de vaporisateur (semblable au dispositif Ploom), celles-ci ont montré une réduction des dangers de l’ordre de 30%.
En allant plus dans le détail, sans combustion il y a beaucoup de produits toxiques qui sont présent dans la cigarette traditionnelle qui ne seront pas inhalés avec la Ploom, cependant on sait d’ores et déjà que la Ploom reste un produit du tabac qui doit suivre les mêmes règles de précautions car sa toxicité est avéré (contrairement à la cigarette électronique).
Les produits du e-tabac devront appliqués les mêmes règles que les cigarettes classiques concernant l’affichage de messages tel que « fumer tue » sur le packaging selon le docteur Dauntzenberg.
Danger du e-tabac
-Santé: la Ploom reste un produit du tabac très dangereux comme la  cigarette électronique et la cigarette elle même.
-Economique: La Ploom est à la fois plus cher que la cigarette traditionnelle et la cigarette électronique.
-Environnement: Chaque utilisation entraîne la consommation d’une petite capsule en aluminium (qui risque ne pas être jeté dans une poubelle) contrairement à la e-cigarette qui utilise une fiole pour l’équivalent de 7 paquets de cigarettes
Pour conclure, les industriels ont montré qu’ils étaient capables d’innover afin de maintenir leurs parts de marché. Cependant une fois de plus l’alternative qu’ils ont choisis ne permet pas au consommateur d’opter pour un produit sans danger, ce qui est triste lorsqu’on voit que le tabac tue plus plus de 6 000 0000 de personnes dans le monde chaque année. On peut aussi penser que ce genre de produit est une porte d’entrée à la dépendance nicotinique pour les jeunes (critique qui a été faite à la e-cigarette également), c’est donc un produit dangereux !

mercredi 16 avril 2014

Obésité: Le tabagisme ne coupe pas l'appétit!

Loin d’être une coupe faim comme le prétend la légende, le tabagisme favorise plutot la consommation d’aliments gras ou sucrés.

Selon une étude menée auprès des femmes de fortes corpulences par l’Université de Washington, le tabagisme interfère chez les femmes obèses avec leur capacité de percevoir le goût des graisses et des « sucreries », les entraînant à en consommer encore plus. En effet, selon les chercheurs, le tabagisme semble favoriser la consommation d’aliments gras ou sucrés.  Pour parvenir a cette conclusion, le Dr Yanina Pepino, professeur adjoint de médecine à la Faculté de médecine de l'Université de Washington et le Pr Julie Mennella, biopsychologue au Centre Monell de Philadelphie ont suivi 4 groupes de femmes âgées de 21 à 41 ans :
• 14 femmes fumeuses et obèses
• 11 femmes obèses non fumeuses
• 10 femmes fumeuses de poids normal
• 12 femmes non fumeuses de poids normal.
Les femmes ont dû goûter plusieurs puddings à la vanille contenant des quantités variables de matières grasses et devaient en apprécier la douceur et l'onctuosité, des qualités liées à la teneur en sucre et en matières grasses.
En comparaison avec les 3 autres groupes, les femmes fumeuses obèses perçoivent significativement moins bien ces goûts de sucre ou de graisse et expriment moins de plaisir lors de la dégustation de ces desserts. Si l’étude n’explique pas pourquoi ces perceptions sont diminuées chez les femmes fumeuses et obèses, elle contribue à expliquer pourquoi ces femmes ont tendance à consommer plus de calories : « Nos résultats suggèrent que d'avoir ce désir intense mais de ne pas percevoir cette douceur et cette onctuosité peut conduire ces femmes à consommer plus ».
Le tabagisme pourrait ainsi renforcer encore plus l’obésité. D’ailleurs, ajoutent les chercheurs, il n'existe aucune preuve démontrant que le tabagisme contribue à maintenir un poids santé à long terme. Dans le cas des femmes, le tabagisme peut rendre les  choses encore pires qu'on ne le pensait.
L’étude rendue publique dans la revue Obesity, apporte un argument supplémentaire à l’arrêt du tabac, cette fois en faveur d’un meilleur contrôle du poids.

jeudi 10 avril 2014

Un projet de loi anti-tabac approuvé au Nigeria

Le gouvernement du Nigeria a approuvé ce mercredi, un avant-projet de loi pour le contrôle du tabac, qui prescrit une amende et des peines d'emprisonnement pour les fumeurs dans les lieux publics non désignés zone fumeur.


De manière générale, l'avant-projet de loi dont il est prévu l'envoi à l'Assemblée nationale pour son adoption, a pour objectif de réguler la consommation de tabac dans les lieux publics désignés.
Par exemple, les individus qui tombent sous le coup de la loi en fumant dans des endroits interdits seront assujettis à une amende de 50.000 nairas (340 dollars américains) ou six mois de prison sur conviction, ou les deux à la fois.
Pour les entreprises qui n'appliqueraient pas les dispositions de l'acte, elles sont passibles d'une amende de 5 millions de naira (34.000 dollars américains) ou l'emprisonnement de son directeur général pour une période allant d'une à deux années, s'il est prouvé qu'elles sont coupables.
Le ministre nigérian de la Santé, le Pr Onyebuchi Chukwu, a déclaré au moment d'expliquer les détails de la proposition de loi, après une rencontre avec le Conseil exécutif fédéral, que ce projet devrait protéger les Nigérians de toute forme de pollution de l'environnement venant du tabagisme.
Selon Chukwu, 'le projet de loi propose également d'interdire toute forme de sponsoring de quelque entreprise de tabac que ce soit, de tout événement public. Quand le gouvernement organise, elles ne peuvent pas sponsoriser, que ce soit dans le sport ou dans les séminaires. Nous n'accepterons aucun cadeau venant d'elles. Si une entreprise de tabac veut construire une école, nous rejetterons la proposition; nous n'accepterons que quand elles auront arrêté de produire et de vendre de la cigarette.
'Nous voulons créer un environnement 100% sans tabac pour les personnes qui n'ont rien à voir avec l'utilisation du tabac. La responsabilité par exemple d'un hôtel est sur les épaules du propriétaire de cet établissement qui doit indiquer clairement les zones qui sont non fumeurs afin que si jamais vous décidiez d'aller en un endroit qui a été clairement désigné zone non fumeur, la loi sera appliquée'.
L'autre caractéristique du projet de loi est l'interdiction totale de toute publicité de cigarettes dans tous les médias du pays qu'ils soient écrits, électroniques ou en plein air.
La PANA rapporte que cela n'est pas le premier essai du gouvernement nigérian pour contrôler l'usage du tabac dans le pays. En 1990, un décret a été adopté pour placer un certain nombre de contrôles sur la vente et l'usage des produits du tabac. En 2001, le décret a été abrogé et réadopté pour devenir le 'National Tobacco Control Act' de 2001.
En 2004, le Nigeria, à côté d'autres nations, a signé la convention cadre de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le contrôle du tabac. Le besoin de mettre la loi nigériane en conformité avec le cadre de l'OMS a conduit à l'adoption d'un autre amendement du décret en cours.
Il y aura un fonds, qui sera connu sous le nom de 'Tobacco control fund', qui sera établi sous les dispositions du projet de loi pour fournir le tampon financier adéquat pour la mise en application effective du projet de loi quand il passera. Le fonds proposé sera financé par le gouvernement fédéral, les gouvernements des Etats et les individus.
Pour assurer que les derniers efforts seront effectifs, un Comité national qui sera chargé de surveiller les développements et de s'assurer que les fonds sont bien gérés, sera constitué.

mardi 8 avril 2014

Professeur Dick Swaab : Les mamans fumeuses font des bébés homosexuels

Par Adam Sfali - Lemag 
Le professeur Dick Swaab est un médecin neurobiologiste néerlandais, enseignant à l’université d’Amsterdam et auteur de plusieurs recherches en neurobiologie, il vient de produire une nouvelle théorie sur les influences post-fœtales des tendances sexuelles des individus.
En effet, le professeur néerlandais, reconnu mondialement comme une sommité en neurobiologie, a expliqué que les femmes qui fument ou adoptent un régime de vie peu hygiénique et tourmenté, durant leurs grossesses, ont plus de risques à causer à leurs bébés, des dérèglements neurobiologiques pouvant entrainer par la suite, des tendances sexuelles déviantes, dont l’homosexualité.
Selon le site britannique mirror.co.uk, Dick Swaab a indiqué que la nicotine, déréglemente les flux hormonaux de la mère et leurs incidences sur le fœtus se matérialisent par des déséquilibres aux niveaux des hormones mâles et femelles chez les bébés, ce qui entrainerait selon le professeur hollandais, la naissance de garçons et de filles complètement anormaux sexuellement.
Cette théorie nouvelle, intervient dans le sens de fournir des explications, voir des justifications, biologiques et physiologiques de l’homosexualité, alors que d’autres scientifiques tentent de l’expliquer par des accumulations psychologiques formatrices des personnalités dés l’enfance

lundi 7 avril 2014

Le tabac tue... même les cow-boys

Dernier cow-boy encore en vie à avoir figuré dans les publicités pour les cigarettes Marlboro, Eric Lawson est décédé à cause d’une BPCO à l’âge de 72 ans. Les trois "Marlboro men" sont tous décédés à cause de leur tabagisme.
Le 10 janvier dernier, Eric Lawson est décédé à l’âge de 72 ans, "des suites d’une longue maladie pulmonaire liée à son tabagisme", selon les déclarations de son épouse à l’agence américaine Associated Press. Acteur dans plusieurs séries dont "Drôle de Dames" ou "Dynastie", il s’était engagé dans la lutte anti-tabac tout en continuant à fumer, comme en témoigne le spot ci-dessous.
La BPCO est caractérisée par une diminution non réversible des débits expiratoires. Cette diminution du souffle a pour origine le rétrécissement permanent et progressif des bronches en rapport avec un épaississement de leur paroi et une destruction du poumon. Ce triste enchaînement est dû à l'agression répétée de substances toxiques, dont la principale est le tabagisme (à 80 ou 90 %).
Contrairement à une idée reçue, la BPCO est loin d'être exceptionnelle, bien au contraire puisque 5 à 10 % de la population adulte, soit 2 à 4 millions de Français, en sont atteints. Parmi eux, 30 000 sont au stade de l'insuffisance respiratoire chronique et traités à domicile par oxygénothérapie ou ventilation assistée.
Ce problème de santé publique est tel que cette maladie est responsable chaque année d'au moins 15 000 décès. Les projections de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estiment qu'en 2020, la BPCO sera la troisième cause de mortalité dans le monde ! Elle deviendrait également la cinquième cause de handicap.
Les deux autres "Marlboro Men" sont également décédés à cause du tabagisme : David Millar en 1987 d’un emphysème et David Mc Lean en 1995 d’un cancer du poumon.
Aujourd’hui, le sort dramatique de ces "Marlboro men" tous décédés à cause de leur tabagisme est repris par une campagne de pub anti-tabac de l’association Droits des Non Fumeurs.
Destinée aux jeunes, cette campagne est diffusée depuis le 27 mars sous la forme d’une carte postale distribuée dans les cinémas et les cafés.
Pour mémoire, Eric Lawson s’était engagé dans la lutte anti-tabac tout en continuant à fumer, comme en témoigne le spot ci-dessous.

vendredi 4 avril 2014

Fumer enceinte impacte le développement du cerveau du bébé

A en croire une étude britannique, les enfants nés de mamans fumeuses auraient un cerveau plus petit que les autres…
Prématurité, fausses couches ou encore saignements, on le sait, fumer enceinte augmente les risques liés à la grossesse et a des répercussions sur la santé du bébé. Une nouvelle étude britannique, publiée dans la revue Neuropsychopharmacology, relayée par le Daily Mail, révèle que l’exposition in utero au tabac a un réel impact sur la taille du cerveau du fœtus.
Pour dresser ce constat, les chercheurs ont analysé le cerveau et le fonctionnement émotif de 113 enfants de six à huit ans, dont la mère fumait régulièrement avant et pendant sa grossesse (17 d’entre elles ont arrêté la cigarette quand elles ont su qu'elles étaient enceintes). Les scientifiques ont ensuite comparé leurs données avec celles d’un groupe de 113 enfants non exposés au tabac. Les résultats sont sans appel : ceux ayant une maman fumeuse ont un cerveau plus petit. Et ce n’est pas tout : ils seraient aussi plus sujets aux problèmes émotionnels et souffriraient davantage de dépression, d'anxiété et de trouble de l’humeur. Au contraire, les enfants dont les mères ont arrêté de fumer ne présentaient pas ces troubles.
Pour les auteurs de l’étude, le tabac affecterait le développement du cerveau en détruisant les neurones et en réduisant les vaisseaux sanguins, ce qui ferait diminuer l’apport d’oxygène au fœtus durant toute la grossesse.
Source : Daily Mail

lundi 31 mars 2014

Moins de naissances prématurées grâce aux lois anti-tabac ?

D'après une étude publiée vendredi 28 mars dans la revue The Lancet, interdire la cigarette dans les lieux publics aurait permis de diminuer le nombre de naissances prématurées et d'hospitalisations d'enfants victimes d'asthme en Amérique du nord et en Europe.
Interdire la cigarette dans les lieux publics, est-ce vraiment utile ? D'après une étude publiée vendredi 28 mars dans la revue The Lancet, les lois anti-tabac auraient déjà fait leurs preuves. Les chercheurs expliquent en effet qu'en Europe et en Amérique du nord, on enregistre une diminution de 10% du nombre de naissances prématurées et d'hospitalisations d'enfants victimes d'asthme depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics, rapporte 20minutes.fr.
Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs de l'Université de Maastricht (Pays-Bas) ont étudié de près plus de 2,5 millions de naissances et 250 000 hospitalisations d'enfants pour asthme ayant eu lieu entre 2008 et 2013 en Europe et en Amérique du nord. « Notre étude fournit la preuve que les interdictions de fumer ont des bénéfices considérables sur la santé périnatale et sur la santé de l'enfant et apportent un soutien fort aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) visant à créer des espaces publics sans tabac au niveau national » explique le Dr Jasper Been, en charge de l'étude.
Encore aujourd'hui, peu d'études posent la question de l'impact des lois anti-tabac sur la santé des enfants. Pourtant, on estime aujourd'hui à 600 000 le nombre de décès imputés au tabagisme passif, dont plus de 150 000 sont des enfants.

mardi 25 mars 2014

Maladie de Buerger : quand le tabac bouche les vaisseaux

Lors d'une maladie de Buerger, les orteils se nécrosent. Tout commence par une petite plaie qui ne cicatrise pas, qui s’infecte et qui dégénère. 
En 1908, Léo Buerger est le premier à comprendre que derrière ces gangrènes, il se cache ce qu’on appelle une thromboangéite oblitérante. C'est-à-dire une artérite.  Certains vaisseaux sont tellement irrités, en l’occurrence par le tabac, qu’ils finissent par se boucher. Le pied n’est donc plus vascularisé, il est privé de sang. Et la cicatrisation ne peut pas se faire normalement.
Le cœur assure toute l’irrigation sanguine de notre corps. L’aorte sort du cœur avec du sang chargé en oxygène, qu’elle va envoyer vers tous nos membres. Au fur et à mesure de sa descente, vers les membres inférieurs, l’aorte se ramifie, alors au niveau de la cuisse on parle d’artère fémorale. Puis, viennent les poplitées, les tibiales antérieures et postérieures, et enfin les artères plantaires et dorsales. C’est ce qu’on appelle aussi les artères distales, c’est à dire les artères d’en bas.
Dans la maladie de Buerger, ce sont ces artères distales qui s’obstruent progressivement à cause du tabac.

L'amputation comme risque majeur
Certains patients ne parviennent pas à arrêter de fumer avant que les pieds se nécrose. Et il faut donc les amputer. Rongés par la gangrène, certains patients sont amputés de tous leurs orteils et de plusieurs doigts. Il faut donc arrêter de fumer, sinon ils risquent l'amputation des deux bras, et des deux jambes...
20 % des patients sont ainsi amputés 5 ans après le diagnostic. Ce qui prouve qu’une bonne partie d’entre eux ont du mal à arrêter de fumer. Les médecins s’interrogent sur l’existence d’une addiction à la cigarette particulièrement forte, qui est actuellement étudiée à l'Hôpital européen Georges-Pompidou, avec une équipe de psychiatres lillois.

Un seul traitement efficace : l'arrêt du tabac
Cette maladie quelque peu surprenante, n’entame pas le pronostic vital des patients. À partir du moment où ils arrêtent de fumer, leur état de santé s’améliore et la maladie cesse d’évoluer.

mercredi 19 mars 2014

Sénégal : Quand les fumeurs saluent la nouvelle loi anti-tabac


La nouvelle loi interdisant de fumer dans les lieux publics au Sénégal est aussi populaire que celle relative à la réduction du prix du loyer, voté en janvier dernier.
Dans les rues de Dakar, capitale sénégalaise, les fumeurs saluent au même titre que les non-fumeurs, la décision des députés d'interdire le tabac dans les espaces publics.  
L'Assemblée nationale sénégalaise a adopté vendredi dernier, à l'unanimité, le projet de loi interdisant de fumer dans les lieux publics. Beaucoup s'attendait alors à une réaction négative des fumeurs sénégalais après le vote de cette loi. Mais non. Interrogés par Xinhua,
ils apprécient positivement la décision des parlementaires.  
Abdoul Gaye, mécanicien qui à la trentaine, fume depuis maintenant six ans. Il juge salutaire l'interdiction de fumer dans les lieux publics.
« Les non-fumeurs désormais ne seront plus enfumés. Et cette loi nous (les fumeurs) permet de mesurer l'ampleur du danger du tabac. Personnellement, je veux saisir cette occasion pour arrêter de fumer », explique M. Gaye, un bâton de cigarette pincé entre les deux doigts.
Comme Abdoul, ils sont nombreux les fumeurs qui, en plus de saluer cette loi, veulent en profiter pour mettre une croix sur le tabac. C'est le cas d'Oumar Watt, enseignant à la retraire.
« Nous savons que la cigarette est nuisible mais, il n'y avait aucune mesure pour nous dissuader. Mais maintenant qu'il y a cette loi qui interdit de fumer n'importe comment et n'importe où, beaucoup comme moi préféreront abandonner purement et simplement », déclare Watt.
Quant à El Hadj Mbengue, un vieux chauffeur de taxi, il souhaite l'effectivité de la hausse du prix de la cigarette comme annoncé par les députés, en plus de l'interdiction de fumer en public.
« Je fume depuis plus de 20 ans. Mais la cigarette tue à petit feu. Et la meilleurs manière de protéger nos jeunes, c'est d’augmenter le prix de sorte que ça ne soit pas accessible à tous, surtout aux petits », insiste ce sexagénaire.
Comme mesures dissuasives, les députés ont demandé l' apposition d'images-chocs sur les méfaits du tabac,  au moins sur 50% de la surface du paquet de cigarettes. Et ce, pour permettre   aux analphabètes, aux mineurs et les lettrés ne prêtant plus attention aux écrits d'être conscient du danger du tabagisme.
Autres mesures prises par des parlementaires : le relèvement du prix du paquet de cigarette et de la taxe sur le tabac afin d'en diminuer la consommation ainsi que l'interdiction de la vente au détail de la cigarette dans les boutiques.
Les fonds qui seront recueillis grâce ces mesures seront affectés exclusivement au ministère de la Santé pour une meilleure prise en charge de la Couverture maladie universelle, proposent les députés.
La ministre sénégalaise de la Santé Awa Marie Coll Seck, qui défendait le projet de loi devant l'assemblée nationale,  a souligné que l'une des premières causes de décès évitables demeure le tabac, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
« La mortalité actuelle est d'environ 5 millions de décès par an et si des mesures hardies ne sont pas prises au niveau mondial, elle pourrait passer à 10 millions par an à partir de 2020. Et 70% des décès par le tabac seront enregistrés dans les pays en voie de développement », déclare la ministre.
Après l'entrée en vigueur de la loi, les coupables seront passibles d'une amende allant de 25.000 à 50.000 francs CFA (50 à 100 USD). Au Sénégal, le tabac est déjà frappé d'interdiction de publicité dans les médias et de sponsoring des activités associatives notamment sportives.

jeudi 13 mars 2014

Cameroun : une loi contre la nicotine en gestation

La Coalition camerounaise contre le tabagisme (C3T) a animé un séminaire ce 12 mars 2014 sur les dangers de la consommation du tabac.

C’est au sein même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale que la responsable de la coalition, Flore Ndembiyembe est venue à la rencontre des députés avec des chiffres sensés montrer l’ampleur du problème. 17,5% de Camerounais consommeraient activement le tabac à travers la cigarette tandis que les chiffres de fumeurs passifs seraient encore plus élevés : 37 %. Dans une étude de l’OMS réalisée en 2008 a continué la secrétaire générale du ministère de la Santé, il ressort que 15% d’adolescents de 13 à 15 ans ont déjà fumé une cigarette ne serait-ce qu’une fois.

Ces chiffres correspondent à une augmentation de la consommation des produits à base de tabac a confié le Professeur Sinata Koulla Shiro. Une situation préoccupante du point de vue de la santé publique inique l’oratrice. Sur la foi des observations mondiale, elle a souligné que tabagisme actif et passif est la principale cause des maladies non transmissibles : cancer, diabète, maladies respiratoires chroniques, attaques cardiaques, etc. Maladies qui sont responsables de plus de 80% des décès dans les pays en développement.

Dans l’immédiat, la représentante du ministre de la Santé Publique Sinata Koulla Shiro assure que le ministère de la Santé est entrain de finaliser un projet de loi pour durcir la réglementation anti-tabac au Cameroun. Concrètement, il n’est pas exclu qu’un nombre plus important d’institutions soit concerné par l’interdiction encore timide de fumer dans certains lieux publics actuellement en vigueur. Mais la C3T veut aller plus loin. Il est question de mettre en œuvre une véritable loi qui permettrait de matérialiser la vision «Cameroun sans maladies et sans décès liés au tabac».
Par William Bayiha

mercredi 12 mars 2014

Loi anti-tabac: les députés sensibilisés

Les enjeux du projet en cours expliqués mercredi aux élus.
Au bout de la journée de mercredi, le doyen d’âge de l’Assemblée nationale espérait que ses collègues et lui-même seront des députés conseils ! Enow Tanjong parlait ainsi, touché par la cause à laquelle tous les leaders sociaux devraient être gagnés. C’était à la suite des autres orateurs lors de l’ouverture du séminaire de sensibilisation des parlementaires sur le contrôle du tabac. Ouvert dans l’hémicycle du palais de Verre, la rencontre a laissé transparaître l’idée qu’une loi anti-tabac s’impose.

Sinata Koulla Shiro, secrétaire général du ministère de la Santé publique, représentant le ministre a, en effet, rappelé que dans d’autres pays, une telle loi, inspirée de la législation internationale, a fait ses preuves dans la réduction du tabagisme et de ses méfaits. L’arsenal législatif camerounais est à compléter à cet égard, a annoncé Mme Koulla Shiro. Aussi, a-t-elle sollicité davantage l’attention des élus sur les enseignements et informations qui devaient être partagés durant la journée du séminaire, dès lors que ce sont eux qui votent les lois comme celle que les organisateurs appellent de leurs vœux. Et pour cause !

La moitié des fumeurs décède à cause de leur addiction à cette drogue. L’impact négatif du tabagisme sur le revenu des ménages se répercute sur le produit intérieur brut national. En se faisant du mal à eux-mêmes, les  17,5% de consommateurs locaux de tabac exposent 37% de la population générale au tabagisme passif et aux maladies qu’il engendre.
La présidente de la Coalition camerounaise contre le tabac (C3T), le Dr Flore Ndembiyembe, pouvait donc légitimement émettre le vœu que le séminaire soit l’heureux levier qui aidera à « empêcher le tabac de faire plus de ravage ». Elle qui avait relevé d’entrée de jeu que l’absence d’une loi nationale anti-tabac favorise autant sa consommation que l’essor industriel de la filière.


Par Jean Baptiste KETCHATENG

jeudi 13 février 2014

Impact sur l'environnement

L’impact négatif du tabac sur l’environnement est méconnu mais bien réel.

Les effets connus du tabagisme concernent essentiellement ses dégâts sur la santé et dans une moindre mesure son coût économique et social qui se traduit par un appauvrissement des personnes et l’existence de freins au développement de nombreux pays. 
L’impact du tabac ne se réduit cependant pas à ces seules dimensions, il intègre également une forte composante environnementale, largement méconnue en France, mais qu’il importe de prendre davantage en compte. 
On estime que le tabac porte atteinte à l’environnement dans son ensemble avec une contribution significative au phénomène de réchauffement climatique ainsi qu’une mise en péril directe des écosystèmes. 

Le tabac porte atteinte à l’environnement de multiples manières.
De la culture du plant de tabac, aux produits chimiques qui la composent, jusqu’à la gestion des déchets des mégots en passant par le packaging des cigarettes, l’ensemble du cycle de vie d’une cigarette ou d’un autre produit du tabac porte grandement atteinte à l’environnement. 
La culture et le séchage des feuilles de tabac contribuent au phénomène de réchauffement climatique considéré aujourd’hui par les experts comme l’une des menaces majeures pour notre planète. Le réchauffement climatique est causé par l’accroissement des niveaux de dioxyde de carbone et par les émanations de gaz polluants dans l’atmosphère. Ces gaz sont libérés par la combustion de carburants fossiles mais aussi par la réduction de la surface forestière. Or le tabac est séché en diffusant un air chaud sur les feuilles. Dans de nombreux pays, ceci nécessite de couper des arbres et de les brûler pour produire l’énergie permettant le processus de séchage, tandis que dans d’autres pays, la source d’énergie la plus fréquemment utilisée est le gaz.

L’impact majeur du tabac sur la déforestation
On estime que 200 000 hectares de forêts disparaissent chaque année en raison de la plantation de tabacs. Cette déforestation touche principalement les pays en développement. Elle explique directement 1,5% net de la déforestation globale [1].
Environ 12 mètres cubes de bois sont nécessaires pour la fabrication d’une tonne de tabac. Dans un pays comme le Malawi, près de 80% des arbres coupés sont utilisés pour le tabac, alors même que les planteurs de tabac ne représentent que 3% des agriculteurs de cette région.
Dans des zones semi-arides où se pratique la culture du tabac, la disparition des forêts peut mettre en péril l’équilibre écologique de la région et contribuer à un appauvrissement et au phénomène de désertification d’espaces devenus impropres à l’agriculture. Tel est par exemple le cas du district d’Aura au nord ouest de l’Ouganda où s’est pratiquée une culture intensive du tabac qui a conduit à une érosion dramatique des sols.
Les terres ne sont plus cultivables pendant plusieurs années et il faut trouver sans arrêt de nouveaux espaces. Confrontée à la nécessité de trouver des sources d’énergie, l’industrie du tabac a essayé d’inciter les tabaculteurs à planter des arbres en dehors de leurs cultures de tabac. Toutefois les plantations mises en place par British American Tobacco au Kenya par exemple portent sur des espèces étrangères à cet environnement comme par exemple des eucalyptus ou des cyprès qui ont la particularité de pousser rapidement mais de porter atteinte à la biodiversité et de ponctionner et réduire les ressources en eau. Par ailleurs, nombre de tabaculteurs refusent d’utiliser ces espèces pour sécher leurs plants de tabac, préférant vendre ce bois et continuer à utiliser la forêt pour leur bois de chauffage [2].
[1] Geist, HJ, Global assessment of deforestation related to tobacco farming. Tobacco Control 1999 ; 8 18 – 28
[2] Agroforestry in Africa, Panos, 1990

La culture du tabac est liée à une consommation élevée de pesticides
Le tabac est une plante fragile susceptible d’attraper de nombreuses maladies. Il s’ensuit que des quantités importantes de fertilisants, herbicides et pesticides sont utilisées pour cette culture.
Parmi les pesticides les plus fréquemment utilisés, on note l’aldicarb et le chlorpyrifos, qui sont deux insecticides hautement toxiques.
De même le bromure de méthyle, un composé chimique portant fortement atteinte à la couche d’ozone, est également très répandu pour fumiger les sols avant la plantation des semences de tabac. En 1997, plus de 2,5 millions de kilos de bromure de méthyle ont été déversés dans les champs de tabac dans le monde [1].
Les effets de l’usage de ces produits toxiques ne sont pas évalués et surveillés en tant que tels, mais l’on sait que ces produits traversent les sols et infiltrent les nappes phréatiques, les rivières et se retrouvent présents dans les chaînes alimentaires.
Ces substances peuvent également indirectement conduire à l’apparition d’une sélection génétique de moustiques et de mouches résistants aux pesticides contribuant par là même à aggraver la lutte contre certaines maladies telles le paludisme.
La maladie du tabac vert 

En plus des risques sanitaires posés par l’utilisation des pesticides, les tabaculteurs sont susceptibles de contracter la maladie du tabac vert.  Dans la culture du tabac, cette maladie est due à l’absorption par la peau de grandes quantités de nicotine lors de la manipulation de feuilles de tabac humides. Les enfants ouvriers dans les pays pauvres, en raison de leur plus faible corpulence, sont particulièrement sensibles à cette intoxication qui provoque étourdissements, malaises, vomissements, maux de crâne et faiblesse musculaire.
[1] Tobacco, farmers and pesticides. Pesticide action network, 1998.

La réduction de la production de nourritures vivrières et l’appauvrissement des pays producteurs
La culture du tabac induit une réduction des surfaces agraires dédiées aux produits agricoles d’alimentation. On évalue que l’affectation de terres, actuellement utilisées pour les cultures du tabac, à des cultures vivrières permettrait de nourrir de 10 à 20 millions de personnes [1]. Pour les pays producteurs de tabac, une analyse coût/bénéfice de la culture du tabac a montré que le gain à court terme en faveur du tabac disparaît avec les coûts induits sur le moyen et long terme (coûts sanitaires, environnementaux, économiques et sociaux).
[1] Barry M, The influence of the US Tobacco industry on the health economy and environment of developing countries. New England J Medicine, 1991, 324 : 917-9
Pollution et incendies

Pollution 

Les filtres des cigarettes sont fabriqués à partir d’une sorte de plastique qui nécessite jusqu’à 12 années pour pouvoir être décomposés. Les 4,5 milliards de mégots de cigarettes dispersés à travers le monde entier chaque année tuent des millions d’oiseaux, de poissons et d’autres animaux.
Selon le Conservatoire des Océans, organisme en charge de la surveillance de la pollution des mers, les cigarettes constituent la première source de déchets dans le monde sur les plages. Une enquête réalisée dans 68 pays sur les déchets collectés dans le cadre du nettoyage des plages montrait que parmi les 7,7 millions de débris recensés, la part des cigarettes et des mégots représentait : 1,9 million [1].

En France, il y a actuellement plus de 14 millions de fumeurs en France, ce sont autant de mégots que nous trouvons. A notre connaissance, aucune statistique en France n’estime le poids de ce déchet. Au Royaume Uni, les cigarettes représentent la principale source de déchets dans les rues, représentant entre 70 et 90 % de tous les déchets urbains. Environ 200 millions de mégots sont jetés tous les jours, représentant environ 122 tonnes d’ordures [2].
Incendies
Les cigarettes et allumettes sont une cause fréquente d’incendies. En effet, des cigarettes mal éteintes peuvent provoquer des dégâts considérables : incendies de forêts, de maisons causant des victimes : blessés et morts ainsi que des dégâts matériels importants.
[1] Cigarette litter remains a beach bane. CBS News 7 June 2007.http://www.cbsnews.com/stories/2007/06/07/national/main2896929.shtml
[2] Encams Facts and Figures

L’industrie du tabac prétend agir en faveur de l’environnement mais ses pratiques vont à l’encontre de ce discours
Aujourd’hui, les grandes compagnies de tabac annoncent aujourd’hui avoir mis en place des programmes de réduction de leurs émissions de CO et elles reconnaissent officiellement la portée défavorable que le changement climatique pourrait avoir sur leurs chiffres d’affaires et sur l’environnement [1]. Pour autant, en 2006, les émissions de la seule compagnie de tabac BAT (British American Tobacco) représentait avec une production de 690 milliards de cigarettes, l’équivalent de d’une demie-tonne de CO[2].
Par ailleurs, les fabricants de tabac se livrent fréquemment à des activités de blanchiment moral, à travers des opérations dites « écologiques ». Récemment, British American Tobacco (BAT) a prétendu avec force vouloir faire prendre conscience aux fumeurs de l'impact écologique de leur consommation tabagique et limiter le rejet des mégots dans la nature. La démarche réelle de ce cigarettier consistait en réalité en un contournement de la loi lui interdisant de faire de la publicité et la promotion de ses produits.
Le traité de la CCLAT se caractérise par la nécessité pour les pays de trouver des solutions de remplacement économiquement viables à la culture du tabac.
En effet, de nombreux pays comme le Brésil ou le Kenya ont démontré l’existence de plusieurs alternatives rentables et durables à la culture du tabac[3], rendant l’agriculture plus compétitive et plus productive tout en promouvant parallèlement l’utilisation durable des ressources naturelles.
[1] Réponses de BAT, Imperial Tobacco, Japan Tobacco International, à la consultation britannique sur le projet de réduction des gaz à effet de serre, 2004, https://www.cdproject.net/en-US/Pages/HomePage.aspx
[2] Rapport annuel de BAT 2006

[3] Les Politiques de Développement et le Tabac,http://www.smokefreepartnership.eu/IMG/pdf/french_draft_4.pdf

mercredi 5 février 2014

Tabac. Cinq raisons d’arrêter de fumer

Fumer, ça ruine la santé. Mais pas que. Voici des arguments qui font mouche. Il est encore temps de prendre une bonne résolution…
Pour retrouver une belle peau
Il suffit de regarder la mine marquée et voilée des fumeurs : la clope, ça ruine la peau ! La fumée brouille et jaunit le teint, mais aussi les cheveux et les ongles. Elle nuit aussi à la vascularisation et à l’oxygénation des tissus cutanés et sous-cutanés. Et ce n’est pas tout : « En influençant le fonctionnement hormonal, fumer entraîne aussi une hyperandrogénie qui se traduit par davantage d’acné microkystique et une pilosité abondante, surtout quand on est brun(e) », ajoute le Dr Béatrice Le Maître, tabacologue au CHU de Caen.
Pour stopper l’haleine de chacal
Embrasser quelqu’un qui fume ou juste vivre à son contact quand on est non-fumeur, c’est pas top ! « Quand on fume, on pue (haleine, cheveux, vêtements, habitat…), car on est imprégné de l’odeur de la fumée. » Le problème, c’est qu’on ne s’en rend plus compte, car le tabac fait progressivement perdre l’odorat et le goût en détruisant les papilles gustatives et en altérant les lobules olfactifs.
Pour retrouver sa liberté
Fumer, c’est être d’abord manipulé, puis aliéné. Au départ, on fume pour faire comme les autres, pour se donner un genre « cool » ou « fun ». Bref, on tombe dans le panneau des as du marketing de l’industrie du tabac. « Ils réussissent à pousser vers leurs produits en faisant croire que c’est notre choix. Par exemple, les nouvelles cigarettes dites convertibles paraissent ludiques, mais elles sont dangereuses : la bille de menthol incorporée au filtre est là pour faire inhaler plus profondément, donc accroître la dépendance. » Après, le piège se referme. Car la cigarette rend accro, chimiquement, avec la nicotine, mais aussi dans le comportement, avec une gestuelle dont il est dur de se débarrasser.
Pour être – vraiment – écolo
Fumer, ça pollue ! D’abord, la fumée est radioactive : « Cette activité, due aux isotopes du polonium et du plomb, descendants du radon, est de 10 pico-becquerels par paquet de cigarettes. » Ensuite, des centaines de tonnes de mégots sont déversées sur terre chaque année : « Composés d’acétate de cellulose, une forme de plastique, ils ne sont pas biodégradables. » Enfin, cela contribue à la déforestation : « Rien qu’en Afrique du Sud, environ 200 000 ha de forêt sont détruits par an pour alimenter les fours utilisés pour le séchage rapide des feuilles de tabac. »
Pour ne plus être un pigeon
Quand on achète des clopes, on nourrit grassement l’État et l’industrie du tabac. À plus de 6 € le paquet, si on en fume un par jour, on économiserait en arrêtant 90 € en 15 jours, soit deux jeux vidéo ou un soin en institut, 180 € en 1 mois, soit un sac à main de marque, et 2 160 € par an, soit un voyage au bout du monde…

Repères. Si l'envie d'arrêter de fumer vous titille, faites un tour du côté du site de la Coalition Camerounaise contre le tabac: il donne plein de pistes et offre l'occasion de parler de vive voix de vos doutes à un professionnel au (237) 22 01 55 72

lundi 3 février 2014

IIs ont arrêté de fumer et ça a tout changé

Retrouvés le souffle et la liberté ! Envolés le plaisir et le geste qui réconfortent ! Quand il n’y a plus d’écran de fumée entre soi et la réalité, la personnalité se transforme.
Fumeurs : quatre bonnes raisons d’arrêter de fumer. Géraldine Ondoua, 35 ans ne  fume plus depuis un an. « J’ai vraiment aimé fumer. La cigarette me manque tout le temps. Je m’interdis de replonger, car arrêter a été vraiment dur. Je pense que la cigarette me manquera toute ma vie. Je reste une fumeuse qui s’empêche et qui s’empêchera jusqu’à la mort »
Selon les tabacologues, un « gros fumeur dépendant qui a arrêté reste un fumeur, peut récidiver six mois ou quinze ans plus tard. La plupart d’entre eux conservent le souvenir du soulagement que procurait la cigarette, du plaisir. L’ancien fumeur vit le plus souvent dans la nostalgie du tabac. »
Une guerre, un combat, une lutte sans merci… Tous les anciens fumeurs le disent : ils ont déployé un énorme effort de volonté pour arrêter la cigarette. Mais, une fois la victoire acquise, le sevrage accompli et le corps à nouveau éduqué à vivre sans tabac, la plupart constatent que leur personnalité s’est aussi réorganisée… autour du manque.

Résister à la tentation

Les ex-fumeurs reconnaissent tous leur fragilité face au tabac. Nostalgiques de leur ancien plaisir, tous ne s’imposent pas un arrêt absolu. Certains, pour résister à la tentation, manifestent une intolérance absolue. Ils dressent un mur entre eux et les volutes bleues. Après vingt ans passés à fumer deux paquets par jour, Gérard ne supporte plus la fumée : « Elle m’empêche de respirer, m’étouffe. » Au Boulot, il a interdit aux fumeurs de se livrer à leur vice à proximité de lui. Il reconnaît être très dur, « alors qu’autrefois, je fumais partout, tout le temps et je gênais les autres », sourit-il. C’est sans doute pour lui la seule attitude possible. « Ceux qui deviennent des ayatollahs de la vie sans tabac ne rechutent jamais », affirme Gilbert Lagrue. « C’est un système de protection très efficace. »
Pour d’autres encore, le tabac est tellement associé aux autres plaisirs que l’arrêt de la cigarette se double du renoncement à tout ce qui accompagnait cette addiction, de peur que les sensations ne s’appellent les unes les autres. « En arrêtant de fumer, explique Patricia, j’ai tout arrêté : l’alcool, les fêtes, et la bouffe, de peur de compenser et de grossir. En fait, j’ai arrêté de respirer. » Une attitude qui signe un verrouillage complet, une mise sous contrôle absolu de sa vie. Tout bloquer pour ne pas se laisser aller. Car, finalement, tous partagent la même hantise : replonger. Et tous, ou presque, ont vécu l’échec à répétition et la reconnaissance implicite que le tabac était plus fort qu’eux. Il est en effet rarissime qu’un gros fumeur abandonne le tabac du premier coup. En général, c’est au bout de trois ou quatre tentatives avortées qu’il arrache son indépendance.

Apprendre à recomposer son temps

Envie d'arrêter de fumer ? De trouver des conseils ou de partager votre expérience en la matière ? Venez en discuter sur notre forum Arrêter de fumer ! Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter ? L’addiction est physiologique, donc notre organisme réclame sa dose. Mais cette explication ne suffit pas. Les experts sont formels : "Pour certains gros fumeurs, l’addiction au tabac relève d’une fragilité psychologique, explique Gilbert Lagrue. On prend sa dose de nicotine comme on a recours à une automédication, pour aller mieux."
Selon les avis de nombre de médecins, la cigarette parait comme un « équilibrateur », un calmant. Supprimer le tabac ne revient pas à supprimer le problème. « Quand on arrête de fumer, on se retrouve souvent face à un état dépressif que le tabac masquait. » C’est la raison pour laquelle la plupart des consultations antitabac proposent un soutien psychologique aux candidats au sevrage. Certaines associent la méthode du patch, par exemple, à la prise d’antidépresseurs. Les premiers mois sont souvent les plus douloureux. Le vide peut paraître abyssal. Plus d’écran de fumée entre soi et la réalité. Sans tabac, reste à affronter la vie telle qu’elle est, avec ses vides et ses pleins, sans plus de ressources que celles que l’on possède soi-même. La fin du tabac sonne un peu comme la fin des illusions. « J’ai arrêté parce que j’avais peur de mourir, confie Géraldine. Mais j’ai perdu une béquille. Je me suis retrouvée confrontée à mes peurs en général. J’avais l’impression de tout devoir gérer sans aucun secours, de tout prendre de plein fouet. L’arrêt a précipité mon travail sur moi-même et j’ai entamé une analyse à ce moment-là. J’avais 30 ans. Pour moi, c’était l’heure du bilan, celle de m’interroger sur ma place. Arrêter le tabac participait à un processus de changement général dans ma vie. C’était le moyen le plus symbolique de signifier une rupture."
Un soutien, une béquille, une aide… La cigarette, c’est un geste qui réconforte, une activité ( prendre son paquet, la sortir, l’allumer ) dans l’activité. La cigarette donne comme un rythme à la vie. Sans tabac, il faut recomposer son temps. « Aujourd’hui, je rêvasse moins », insiste Antoine. « Privé des pauses cigarettes (bien connues de tous les fumeurs), je m’occupe davantage, mon temps est plus linéaire. Et je fuis un peu la vacuité qui me renvoie à l’envie de fumer. »
« La cigarette m’aidait à penser, à travailler », continue Antoine… « Sans elle, je suis devenu plus laborieux . Je travaille plus sérieusement, plus rigoureusement, je me documente davantage, je creuse… et je n’attends plus l’illumination. »

Découvrir d’autres bouffées de plaisirs

Irène et Gérard ont arrêté ensemble. Lui fumait deux paquets par jour, elle était une fumeuse tardive, qui grillait son paquet quotidien. Gérard était saturé de cigarettes, c’est ce qui a forgé sa détermination. Irène a tenu bon pour que Gérard ne recommence pas. Et puis, une petite pointe d’orgueil les poussait, chacun de leur côté, à ne pas craquer devant l’autre. Alors ils ont trouvé des substituts. « Pendant plusieurs années, nous avons couru, nagé, racontent-ils. On avait besoin de se défouler. » Gérard, surtout, a remplacé la cigarette par des activités physiques : marche, jardinage, etc. Irène, elle, a compensé par la nourriture.
Un syndrome classique : la plupart des anciens fumeurs déclarent manger et boire plus, comme s’il fallait avoir recours à d’autres formes de plaisir, de douceur, ou simplement trouver d’autres moyens de se rassurer ou de se calmer. « Avant, quand je sentais que j’allais sortir de mes gonds, j’allumais une cigarette, confie Géraldine. Aujourd’hui, quand l’exaspération me gagne, je respire profondément. C’est en quittant la pièce physiquement, comme quand je partais chercher mon paquet de cigarettes, que j’arrive à reprendre mes esprits. Je reproduis un mouvement, mais il est sans but. C’est beaucoup moins efficace. Du coup, j’ai découvert que j’étais colérique. »
Souvent, les ex-fumeurs constatent que certains traits de leur caractère se sont modifiés. 
« La vie sans tabac m’a rendue plus sérieuse, moins ludique, moins gaie, affirme Patricia. J’ai perdu un peu de mon insouciance. Mais j’ai gagné en assurance. Je n’ai plus besoin d’une cigarette pour aller vers les gens, calmer mes nerfs, affronter les difficultés. »De son côté, Catherine reconnaît que l’abstinence l’a menée sur un versant plus affirmé de sa personnalité : « La cigarette me permettait d’encaisser l’agressivité des autres, les mauvais coups du sort. Je m’opposais peu tout en me sentant continuellement fébrile. Aujourd’hui, je me sens bien plus calme, plus détendue, mais aussi plus déterminée. Pas de faux-fuyants. » Et elle ajoute : « Curieusement, j’ai découvert que certains plaisirs que je croyais liés à la cigarette, comme écouter de la musique ou partager un repas entre amis, ne l’étaient pas du tout. Au contraire. Ma vie sensitive a pris davantage de relief et de saveur, peut-être parce que je m’y sens plus libre. »
Une certitude, le souvenir du tabac s’estompe avec le temps. La vie se réorganise et on savoure sa victoire. Aucun ancien fumeur ne songe délibérément à reprendre la cigarette et à subir à nouveau cette dépendance. « Arrêter de fumer, m’a rapprochée des autres, souligne Géraldine. Avant, je m’éloignais tous les quarts d’heure de mes enfants pour aller fumer ma cigarette. Même chose pour les discussions de fin de dîner qui se prolongent. Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de les écourter parce que l’envie de tabac me tenaille. » Le tabac sépare les fumeurs des non-fumeurs. Et ces derniers sont de plus en plus nombreux…

Fumeurs : quatre bonnes raisons d’arrêter de fumer

La vie à pleins poumons

Tous les anciens fumeurs sont d’accord : l’arrêt du tabac, c’est dur, mais on y gagne vraiment.
·         Débarrassés de la cigarette, la plupart sont horrifiés par l’odeur de tabac froid qui se dégage des fumeurs, de leur haleine, de leurs vêtements, de leurs cendriers…
·         En revanche, tous s’extasient sur leur goût et leur odorat retrouvés.
·         L’arrêt du tabac éclaircit le teint et rend les cheveux plus brillants, plus toniques.
·         Oublié l’essoufflement après avoir monté les escaliers ! Au bout de quelques semaines, les anciens fumeurs retrouvent un véritable tonus physique. Du coup, ils reprennent souvent une activité sportive.

Des astuces et exercices anti tabac

Arrêter de fumer s'avère quasiment pour tous les fumeurs très difficile. Même si la volonté et les rasions sont bien présentes, il n'est pas toujours facile de s'arrêter. Des astuces et exercices anti peuvent permettre aux fumeurs de se libérer peu à peu et plus facilement de cette habitude.

S’arrêter de fumer entraine automatiquement une frustration bien logique, rendant ce passage périlleux. Pourtant les raisons de s'arrêter ne manquent pas, la santé bien sûr, le cout du tabac qui augmente sans cesse, l'ambiance irrespirable, les odeurs qui en découlent autant de désagréments que ne connaissent pas les non-fumeurs.
Des astuces et des exercices anti tabac peuvent contribuer à aider dans cette démarche. Un fumeur a des habitudes, certaines situations peuvent conditionner un geste automatique, un besoin, une envie de fumer. Pour sortir de la spirale, il faut donc éviter ces situations. Pratiquer un sport quotidien est une aide certaine. Les traitements de substitution, homéopathique ou pharmaceutique peuvent contribuer à éviter le grignotage.
Les envies irrésistibles de fumer sont généralement aussi forte que passagères, il faut résister, c'est difficile mais pas impossible heureusement. Au départ essayer de diminuer est un pas vers la désintoxication, dès que l'envie se fait sentir retarder le moment de prendre une cigarette est efficace. Il faut alors se donner un laps de temps 15 minutes par exemple et s'occuper en attendant. Cet exercice peut permettre d’oublier son désir de fumer. Après une cigarette, l'envie est forte d'en reprendre une autre. Il faut donc éviter les facteurs déclencheurs.
Le sport reste le moyen le plus efficace pour oublier les envies grâce à un mélange d’hormones qui sont alors secrétées.De plus, l'attention portée à l'activité physique évite que l'esprit se concentre sur ce besoin. A la maison, il suffit de courir sur place, de faire des exercices aérobiques, des abdos ou autres.
Un exercice de relaxation peut aussi être efficace pour aider à lutter contre le stress qui peut entrainer ce besoin. Des techniques existent comme la respiration profonde, le yoga, les massages ou la relaxation musculaire. S'entourer de membres de sa famille ou d'amis peut permettre de parler de ses difficultés et contribuer à rendre ce passage moins douloureux.
Se changer les idées, aller se promener même un quart d'heure, boire un verre d'eau, se faire un petit plaisir, ces petits gestes sont des béquilles qui constituent une aide. Pour certaines personnes, fumer est un geste en relation avec la petite enfance et le stade oral, il faut alors occuper sa bouche en mâchant un chewing-gum par exemple ou en suçant un bonbon sans sucre. A chaque fois que l'on évite une cigarette, c'est un pas vers la libération. Mettre l'argent dépensé auparavant en cigarette de côté peut permettre d'évaluer ses progrès mais aussi de se faire plaisir, juste récompense des efforts entrepris.

Un gros effort pour une meilleure santé

Il ne faut pas oublier que plus on s'arrête tôt après avoir commencé, plus c'est facile et plus les poumons retrouvent leur bonne santé. Il ne faut donc pas attendre. La respiration et l'état des voies respiratoires ne sont pas les seuls critères, il faut aussi dire que l'odorat et le goût changent beaucoup après l'arrêt du tabac. Les aliments retrouvent leur goût originel et c'est aussi un des plaisirs. Le souffle est moins court aussi. Ces astuces et exercices anti tabac sont parfois suffisants pour apporter un peu d'équilibre durant cette interruption.

Avant – Après : 6 mois d’arrêt

J’ai toujours été fascinée par les « avant-après ». Quand j’ai décidé d’arrêter de fumer, j’avoue que l’argument « fumer, c’est mauvais pour la santé » n’a eu aucun impact sur moi.
Non pas que je ne me préoccupe pas  de ma santé, mais j’avais la réplique qui mettait un terme à tout débat éventuel : « mourir de ça ou de d’autre chose… ».
En ce qui me concerne, les raisons qui m’ont fait arrêter de fumer sont superficielles, parfois idiotes, je l’admets, mais elles ont été efficaces. Aujourd’hui, j’ai décidé d’observer où j’en suis avec ma vie. 6 mois sans tabac, j’ai bien envie de « jouer à Avant-Après » pour mesurer ce truc incroyable : en arrêtant de fumer, j’ai bel et bien changé ma vie !
Tout d’abord, je suis coquette de nature. Une vraie fille, qui aime se mettre des crèmes, des masques, du maquillage… Et je suis certaine de ne pas être la seule à avoir remarqué que quand on fume, on ne se maquille pas. Non, on fait de la peinture. Parce que le tabac rend le teint terne, les lèvres gercées, les yeux éteints et cernés. Je passe sur les doigts et les dents jaunes, l’haleine fétide.
Arrêter de fumer a été pour moi une révélation. Quand on enlève le masque de nicotine, j’ai retrouvé la vraie fonction du fond de teint. J’ai retrouvé la joie de voir mon rouge à lèvres tenir plus de 10 minutes.
Les dents :
Drame ultime de mon sourire, j’ai pété mes deux dents de devant. En riant trop fort. Dans un escalier en marbre. Ou en béton, je sais plus. Bref j’ai glissé, ça arrive…
Les cigarettes roulées ne jaunissant pas que les doigts, j’ai passé 10 ans de ma vie en empathie totale avec cette horrible pub Denivit : « Vous n’osez pas sourire ?… ». Oui, exactement ! Celle de la nana qui dégaine une pochette cartonnée pour cacher ses dents lorsque le beau brun lui sourit. Il fallait réagir !
La semaine où j’ai arrêté de fumer, j’ai couru chez le dentiste pour tout lui raconter, et lui commander le détartrage du siècle, celui qui tiendra plus de deux semaine, celui qui engage, celui qui me rend sympa avec la boulangère, le voisin, le buraliste. Non, plus le buraliste.
Et voilà sous vos yeux ébahis, un sourire à peine forcé :


On check le poids : peut-on arrêter de fumer sans grossir ?
Je vous épargne les photos, et pourtant, pas de quoi s’affoler ! J’ai du prendre deux kilos. Pour être honnête, je ne les attribue pas à mon arrêt du tabac mais à ma période de chômage et à mon mode de vie trop sédentaire.
Donc rien à signaler dans cette rubrique Avant-Après : la catastrophe annoncée n’a pas eu lieu ! En plus, je suis sure que si j’avais fait du sport, j’aurais pu crâner en décrivant la fermeté de mon postérieur. Mai je l’avoue, ma plastique est plutôt cool.
Mais il n’y a pas que le physique. Fumer amène à des attitudes totalement ridicules. Mais obnubilée par le manque, je ne m’en rendais pas compte.
Sortir quand il pleut pour m’en griller une, grelottante, ne profitant même pas de la cigarette car il faisait trop froid. Je l’ai fait. Et au moment de rentrer, frigorifiée pour me précipiter vers le radiateur le plus proche, je devais affronter la sempiternelle remarque du collègue/ami/parent/mari non fumeur : « si t’as froid, t’avais qu’à pas sortir ». A présent, fièrement, je peux me venger en guettant le fumeur désespéré et lui sortir la même phrase avec le même regard d’ahuri.
On continue par la vie perso
Avant :
1 Jules, des amis, des projets, pas de boulot
Après :
·         1 Jules : que j’aime encore plus car il a su me supporter dans ma période de sevrage, (et qu’il vote tous les jours pour le concours Cosmo),
·         des amis : que j’aime aussi encore plus parce qu’ils ont tous été délicats avec moi : en ne fumant pas sous mon nez, et parfois en m’annonçant qu’eux aussi…. Ah les amis, vous m’avez vraiment aidé à devenir plus combative dans cette période, merci et vive le blog !
·         des projets : j’ai longtemps cru que le tabac me stimulait, mais ce n’était qu’une vaste fumisterie : j’achète toujours des noms de domaine dès le réveil.
·         toujours pas de boulot : oui sinon ça ne serait pas crédible mon histoire !
Et puis un détour par l’estime de soi :
La confiance en soi, cela a toujours été mon point faible. Avant, je ne le cache pas : je fumais pour me donner une contenance, pour gérer mon stress, entrer en contact plus facilement avec les autres, ou pour masquer ma timidité et mes incertitudes.
Aujourd’hui, je n’ai pas changé du tout au tout, mais je suis fière de moi. Je considère cet arrêt comme une victoire, et manifestation tangible de mes capacités à me maîtriser. J’ai toujours prôné des valeurs d’indépendance et d’autonomie : aujourd’hui je me sens en cohérence.
On finit par les finances :
Je vous avais parlé du concept de 
ma boite à gros craquage ? Je continue toujours mon pari. Chaque semaine, je dépose l’argent que je ne dépense plus pour le tabac, en y ajoutant mes fonds de poche (qui valent pour la multitude de briquets que je rachetais à force de me les faire piquer par des amis fumeurs).


La photo est certes évocatrice, mais les chiffres sont encore plus édifiants : il y a 589,70 euros dans ce bocal. Je n’ai pas encore trouvé le nom de ma future folie, mais je caresse l’espoir d’attendre un an avant de casser le cochon. Pour voir !
Voilà mon bilan au bout de 6 mois d’arrêt, aujourd’hui même. Et vous, qu’auriez-vous à rajouter en avant-après ?
En conclusion, l’arrêt de la cigarette malgré ces hauts et ces bas, n’a fait qu’améliorer ma condition physique (motivation pour faire du sport) mon apparence (ah cette jolie peau et ces cheveux brillants, où étiez vous partis ???) et mon rapport au stress (keep calm and don’t smoke.)
Maintenant je vous le demande, à qui le tour ? #TeamExFumeurs

Pourquoi j’ai arrêté de fumer ?

Quand j’ai décidé d’arrêter de fumer, j’avoue que l’argument « fumer, c’est mauvais pour la santé » n’a eu aucun impact sur moi.Non pas que je ne me préoccupe pas  de ma santé, mais j’avais la réplique qui mettait un terme à tout débat éventuel : « mourir de ça ou de d’autre chose… ».
En ce qui me concerne, les raisons qui m’ont fait arrêter de fumer sont superficielles, parfois idiotes, je l’admets, mais elles ont été efficaces.
Tout d’abord, je suis coquette de nature. Une vraie fille, qui aime se mettre des crèmes, des masques, du maquillage… Et je suis certaine de ne pas être la seule à avoir remarqué que quand on fume, on ne se maquille pas. Non, on fait de la peinture. Parce que le tabac rend le teint terne, les lèvres gercées, les yeux éteints et cernés. Je passe sur les doigts et les dents jaunes, l’haleine fétide. 
Arrêter de fumer a été pour moi une révélation. Quand on enlève le masque de nicotine, j’ai retrouvé la vraie fonction du fond de teint. J’ai retrouvé la joie de voir mon rouge à lèvres tenir plus de 10 minutes.
Mais il n’y a pas que le physique. Fumer amène à des attitudes totalement ridicules. Mais obnubilée par le manque, je ne m’en rendais pas compte.
Sortir quand il pleut pour m’en griller une, grelottante, ne profitant même pas de la cigarette car il faisait trop froid. Je l’ai fait. Et au moment de rentrer, frigorifiée pour me précipiter vers le radiateur le plus proche, je devais affronter la sempiternelle remarque du collègue/ami/parent/mari non fumeur : « si t’as froid, t’avais qu’à pas sortir ». A présent, fièrement, je peux me venger en guettant le fumeur désespéré et lui sortir la même phrase avec le même regard d’ahuri.
Fumer en voiture, c’est la classe. Tout du moins, je le croyais.
Car non, ce n’est pas classe du tout. Tout d’abord, allumer une cigarette est dangereux.  Que celle qui n’a jamais quitté la route des yeux pour chercher son briquet caché au fond du sac ou tenter de récupérer la cigarette tombée entre les jambes, juste sous l’accélérateur, me jette la première pierre. 
Je recrachais nonchalamment ma fumée sur le pare-brise dégoutant de ma voiture, tout aussi dégoutante avec les paquets vides lancés un peu partout au grès des différents périples et la poussière que j’attribuais à tout, mais pas à la cigarette bien sûr.
Je me souviens d’une situation particulièrement humiliante qu’il m’est arrivée en voiture. Je suis en ville, au volant, le printemps est beau, je crâne, fière et forte. Je m’arrête à un feu rouge, tourne la tête et remarque à une terrasse une table avec des jeunes hommes plutôt mignons.  Ils me sourient, je leur souris, tête haute. Le feu passe au vert, au même moment, une petite voix dans ma tête me signale que la cigarette est terminée et qu’il serait bien de la jeter par la fenêtre. Devant cette table de futurs maris potentiels. Mais j’avais oublié que l’addition vent + vitesse + clope par la fenêtre = retour de mégot dans la tête. J’ai ravalé ma fierté et fais une croix sur mon futur mariage, tout en nettoyant la trace de cendre sur mes lunettes.  
En étant fumeuse, j’ai déjà fait tomber ma cendre sur une table, ai tenté de la ramasser,  me suis brûlée les doigts (oui parce que la cendre, c’est chaud), ne me suis pas rendu compte que mes doigts étaient noirs et me suis gratté le nez…
J’ai déjà fait cramer une fringue, ou alors un rideau… En fait, je crois que c’était les deux.  
J’ai déjà eu, dans des moments importants, la voix qui s’est mise à faire des sons étranges, à la limite du paranormal, me faisant douter pendant un court instant de mon genre.

Enfin, le souvenir de la lèvre brûlée par la cigarette restée trop longtemps dans ma bouche en attendant de trouver un briquet me rappelle simplement que ces petites choses, au final, ajoutées à la perspective de préserver ma santé et mon compte en banque, me rendent vraiment heureuse d’avoir aujourd’hui arrêté la cigarette.