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vendredi 8 janvier 2016

Tabagime: les secrets pour ne pas rechuter



Quand on arrête de fumer, pas facile de garder le cap après les trois premiers mois. Il faut relever un nouveau défi : celui de tenir ses bonnes résolutions. Pour éviter les pièges de la rechute, voici les conseils des spécialistes.

Je continue à me faire aider
Vous n’arrivez pas à vous passer des substituts ? Pas de stress. « L’arrêt brutal et trop rapide des apports de nicotine peut provoquer des perturbations pénibles - irritabilité, manque de concentration - qui vont conduire plus ou moins rapidement à la reprise. Et les échecs diminuent la motivation : c’est un cercle vicieux » constate le Dr Anne-Laurence Le Faou, responsable du Centre de tabacologie de l'Hôpital européen Georges Pompidou à Paris. Le Dr Philippe Presle, tabacologue à Paris conseille de ne pas arrêter les substituts (gommes, patchs à la nicotine) trop tôt. Et d’y revenir même si l’on a arrêté quelques semaines plus tôt. Il ne faut pas craindre non plus les médicaments comme le Zyban® ou le Champix® qui sont prescrits sur ordonnance uniquement. L’essentiel est d’éviter de reprendre la cigarette ! 

mardi 27 janvier 2015

Smoking cessation: shortage of nicotine substitutes in Yaounde

Nicotine substitutes, the allies of cessation are now found in Yaounde. Consequently people undergoing the cessation lack clinical compensation means.
Patches, gum, chewing gum, inhalers ... nicotine substitutes are increasingly less accessible
According to some pharmacists, the shortage of nicotine substitutes is related to the supply chain of this type of medication.
Given this situation, it is important that the Cameroonian State solves the problem by registering nicotine replacement products in the list of essential drugs.

mercredi 14 janvier 2015

C3T : du sevrage tabagique de nouveau au menu

Le contrôle du tabac implique une réduction de la demande par la prise en charge des fumeurs. La C3T  propose le sevrage tabagique ouvert à tous.
Pour la C3T, la remise en place en place de ce système de consultation et de suivi, correspond tout à fait à sa démarche de prévention et sa notre mission de santé publique.
Qui est concerné par ces consultations ?
« Tous ceux qui ont un problème avec le tabagisme, que l'on soit majeur ou mineur. Les personnes qui ont simplement envie de réduire leur consommation peuvent venir aussi », explique Judith Chekumo, responsable de cette unité.
Quand et comment ?
Les consultations ont lieu sur rendez vous,  au siège de la C3T, sis à Titi-garage, immeuble la « Grace Divine », tél. (237) 242.015.572. 

mardi 13 janvier 2015

Yaoundé : pénurie de substituts nicotinique

Les substituts de nicotine sont actuellement difficilement accessible voire indisponible à Yaoundé.
Patchs, gommes, pastilles, chewing-gum, inhaleurs… les substituts nicotiniques sont de moins en moins accessible. En vente libre en pharmacie, ils constituent les premiers alliés de votre tentative d'arrêt.
Selon quelques pharmaciens, la pénurie des substituts de nicotine est liée à la chaîne d’approvisionnement de ce type de médicaments. Le problème est d’autant plus criant que les substituts  sont le moyen le plus efficace pour l’arrêt du tabac.
Face à cette situation, il est important pour l’Etat du Cameroun de palier le problème en inscrivant les substituts de nicotine dans liste des médicaments disposant d’une subvention. 

jeudi 23 octobre 2014

Sevrage tabagique: Comment tromper vos envies de fumer

Les substituts nicotiniques peuvent soulager la dépendance physique au tabac. Cependant, il est aussi important d’avoir quelques astuces pour contrer la dépendance psychologique.
L’envie de fumer se manifeste de deux façons. La première relève de la dépendance physique à la nicotine car votre corps subit les symptômes du manque lorsque vous arrêtez de fumer. 
Si vous avez déjà essayé d’arrêter de fumer auparavant, vous savez que la dépendance est également psychologique : la sensation de la cigarette dans votre bouche, le fait de tenir quelque chose dans votre main ou simplement l’acte social partagé avec d’autres fumeurs. Vous avez donc besoin de pouvoir vous distraire pour focaliser votre attention sur autre chose que cette envie psychologique de cigarette pendant une quinzaine de minutes afin d’éviter de céder à la tentation. Voici quelques idées.

mercredi 20 août 2014

Faire plus d'exercice pour se défaire du tabagisme plus rapidement

Selon une recherche de l'Université Concordia au Canada, l'abandon du tabac devient plus complexe lorsque des troubles de santé mentale entrent en jeu.
Les fumeurs ayant reçu un diagnostic de dépression éprouvent le besoin de prendre une pause cigarette deux fois plus souvent que ceux qui n'ont pas à composer avec un trouble de l'humeur. Qui plus est, les personnes qui ont le plus de difficulté à arrêter de fumer pourraient en réalité avoir plus de problèmes de santé mentale qu'elles ne le croient.
Tandis que près d'un adulte nord-américain sur cinq fume régulièrement, chiffre qui demeure en baisse constante, environ 40 pour cent des personnes dépressives ont souvent besoin de griller une cigarette. Ce constat a incité une équipe de chercheurs, logée en partie à l'Université Concordia, à mettre au jour ce que dissimulait ce pourcentage plus élevé.
L'ensemble de leurs observations a récemment fait l'objet d'un compte rendu dans la revue Nicotine & Tobacco Research.

vendredi 2 mai 2014

Cinq conseils pour arrêter de fumer avec la cigarette électronique

Peut-on continuer à fumer des cigarettes en parallèle? Que faire en cas de manque? Quelle cigarette électronique choisir? L'arrêt du tabac grâce au vapotage doit suivre certaines règles. L'Express fait le point. 
Vapoter pour arrêter de fumer? Les médecins sont de plus en plus confrontés aux questions de leurs patients qui veulent se mettre à la cigarette électronique pour arrêter de fumer. Plus de la moitié des fumeurs l'ont déjà essayée, selon l'Office français des drogues et des toxicomanies. Mais concrètement, comment arrêter le tabac grâce à la cigarette électronique? Alors que dix experts réunis par l'Office français de prévention du tabagisme (OFT) ont rendu ce mercredi leurs conclusions sur la question, voilà plusieurs conseils pour vous guider.

mardi 25 mars 2014

Maladie de Buerger : quand le tabac bouche les vaisseaux

Lors d'une maladie de Buerger, les orteils se nécrosent. Tout commence par une petite plaie qui ne cicatrise pas, qui s’infecte et qui dégénère. 
En 1908, Léo Buerger est le premier à comprendre que derrière ces gangrènes, il se cache ce qu’on appelle une thromboangéite oblitérante. C'est-à-dire une artérite.  Certains vaisseaux sont tellement irrités, en l’occurrence par le tabac, qu’ils finissent par se boucher. Le pied n’est donc plus vascularisé, il est privé de sang. Et la cicatrisation ne peut pas se faire normalement.
Le cœur assure toute l’irrigation sanguine de notre corps. L’aorte sort du cœur avec du sang chargé en oxygène, qu’elle va envoyer vers tous nos membres. Au fur et à mesure de sa descente, vers les membres inférieurs, l’aorte se ramifie, alors au niveau de la cuisse on parle d’artère fémorale. Puis, viennent les poplitées, les tibiales antérieures et postérieures, et enfin les artères plantaires et dorsales. C’est ce qu’on appelle aussi les artères distales, c’est à dire les artères d’en bas.
Dans la maladie de Buerger, ce sont ces artères distales qui s’obstruent progressivement à cause du tabac.

L'amputation comme risque majeur
Certains patients ne parviennent pas à arrêter de fumer avant que les pieds se nécrose. Et il faut donc les amputer. Rongés par la gangrène, certains patients sont amputés de tous leurs orteils et de plusieurs doigts. Il faut donc arrêter de fumer, sinon ils risquent l'amputation des deux bras, et des deux jambes...
20 % des patients sont ainsi amputés 5 ans après le diagnostic. Ce qui prouve qu’une bonne partie d’entre eux ont du mal à arrêter de fumer. Les médecins s’interrogent sur l’existence d’une addiction à la cigarette particulièrement forte, qui est actuellement étudiée à l'Hôpital européen Georges-Pompidou, avec une équipe de psychiatres lillois.

Un seul traitement efficace : l'arrêt du tabac
Cette maladie quelque peu surprenante, n’entame pas le pronostic vital des patients. À partir du moment où ils arrêtent de fumer, leur état de santé s’améliore et la maladie cesse d’évoluer.

mercredi 5 février 2014

Tabac. Cinq raisons d’arrêter de fumer

Fumer, ça ruine la santé. Mais pas que. Voici des arguments qui font mouche. Il est encore temps de prendre une bonne résolution…
Pour retrouver une belle peau
Il suffit de regarder la mine marquée et voilée des fumeurs : la clope, ça ruine la peau ! La fumée brouille et jaunit le teint, mais aussi les cheveux et les ongles. Elle nuit aussi à la vascularisation et à l’oxygénation des tissus cutanés et sous-cutanés. Et ce n’est pas tout : « En influençant le fonctionnement hormonal, fumer entraîne aussi une hyperandrogénie qui se traduit par davantage d’acné microkystique et une pilosité abondante, surtout quand on est brun(e) », ajoute le Dr Béatrice Le Maître, tabacologue au CHU de Caen.
Pour stopper l’haleine de chacal
Embrasser quelqu’un qui fume ou juste vivre à son contact quand on est non-fumeur, c’est pas top ! « Quand on fume, on pue (haleine, cheveux, vêtements, habitat…), car on est imprégné de l’odeur de la fumée. » Le problème, c’est qu’on ne s’en rend plus compte, car le tabac fait progressivement perdre l’odorat et le goût en détruisant les papilles gustatives et en altérant les lobules olfactifs.
Pour retrouver sa liberté
Fumer, c’est être d’abord manipulé, puis aliéné. Au départ, on fume pour faire comme les autres, pour se donner un genre « cool » ou « fun ». Bref, on tombe dans le panneau des as du marketing de l’industrie du tabac. « Ils réussissent à pousser vers leurs produits en faisant croire que c’est notre choix. Par exemple, les nouvelles cigarettes dites convertibles paraissent ludiques, mais elles sont dangereuses : la bille de menthol incorporée au filtre est là pour faire inhaler plus profondément, donc accroître la dépendance. » Après, le piège se referme. Car la cigarette rend accro, chimiquement, avec la nicotine, mais aussi dans le comportement, avec une gestuelle dont il est dur de se débarrasser.
Pour être – vraiment – écolo
Fumer, ça pollue ! D’abord, la fumée est radioactive : « Cette activité, due aux isotopes du polonium et du plomb, descendants du radon, est de 10 pico-becquerels par paquet de cigarettes. » Ensuite, des centaines de tonnes de mégots sont déversées sur terre chaque année : « Composés d’acétate de cellulose, une forme de plastique, ils ne sont pas biodégradables. » Enfin, cela contribue à la déforestation : « Rien qu’en Afrique du Sud, environ 200 000 ha de forêt sont détruits par an pour alimenter les fours utilisés pour le séchage rapide des feuilles de tabac. »
Pour ne plus être un pigeon
Quand on achète des clopes, on nourrit grassement l’État et l’industrie du tabac. À plus de 6 € le paquet, si on en fume un par jour, on économiserait en arrêtant 90 € en 15 jours, soit deux jeux vidéo ou un soin en institut, 180 € en 1 mois, soit un sac à main de marque, et 2 160 € par an, soit un voyage au bout du monde…

Repères. Si l'envie d'arrêter de fumer vous titille, faites un tour du côté du site de la Coalition Camerounaise contre le tabac: il donne plein de pistes et offre l'occasion de parler de vive voix de vos doutes à un professionnel au (237) 22 01 55 72

lundi 3 février 2014

IIs ont arrêté de fumer et ça a tout changé

Retrouvés le souffle et la liberté ! Envolés le plaisir et le geste qui réconfortent ! Quand il n’y a plus d’écran de fumée entre soi et la réalité, la personnalité se transforme.
Fumeurs : quatre bonnes raisons d’arrêter de fumer. Géraldine Ondoua, 35 ans ne  fume plus depuis un an. « J’ai vraiment aimé fumer. La cigarette me manque tout le temps. Je m’interdis de replonger, car arrêter a été vraiment dur. Je pense que la cigarette me manquera toute ma vie. Je reste une fumeuse qui s’empêche et qui s’empêchera jusqu’à la mort »
Selon les tabacologues, un « gros fumeur dépendant qui a arrêté reste un fumeur, peut récidiver six mois ou quinze ans plus tard. La plupart d’entre eux conservent le souvenir du soulagement que procurait la cigarette, du plaisir. L’ancien fumeur vit le plus souvent dans la nostalgie du tabac. »
Une guerre, un combat, une lutte sans merci… Tous les anciens fumeurs le disent : ils ont déployé un énorme effort de volonté pour arrêter la cigarette. Mais, une fois la victoire acquise, le sevrage accompli et le corps à nouveau éduqué à vivre sans tabac, la plupart constatent que leur personnalité s’est aussi réorganisée… autour du manque.

Résister à la tentation

Les ex-fumeurs reconnaissent tous leur fragilité face au tabac. Nostalgiques de leur ancien plaisir, tous ne s’imposent pas un arrêt absolu. Certains, pour résister à la tentation, manifestent une intolérance absolue. Ils dressent un mur entre eux et les volutes bleues. Après vingt ans passés à fumer deux paquets par jour, Gérard ne supporte plus la fumée : « Elle m’empêche de respirer, m’étouffe. » Au Boulot, il a interdit aux fumeurs de se livrer à leur vice à proximité de lui. Il reconnaît être très dur, « alors qu’autrefois, je fumais partout, tout le temps et je gênais les autres », sourit-il. C’est sans doute pour lui la seule attitude possible. « Ceux qui deviennent des ayatollahs de la vie sans tabac ne rechutent jamais », affirme Gilbert Lagrue. « C’est un système de protection très efficace. »
Pour d’autres encore, le tabac est tellement associé aux autres plaisirs que l’arrêt de la cigarette se double du renoncement à tout ce qui accompagnait cette addiction, de peur que les sensations ne s’appellent les unes les autres. « En arrêtant de fumer, explique Patricia, j’ai tout arrêté : l’alcool, les fêtes, et la bouffe, de peur de compenser et de grossir. En fait, j’ai arrêté de respirer. » Une attitude qui signe un verrouillage complet, une mise sous contrôle absolu de sa vie. Tout bloquer pour ne pas se laisser aller. Car, finalement, tous partagent la même hantise : replonger. Et tous, ou presque, ont vécu l’échec à répétition et la reconnaissance implicite que le tabac était plus fort qu’eux. Il est en effet rarissime qu’un gros fumeur abandonne le tabac du premier coup. En général, c’est au bout de trois ou quatre tentatives avortées qu’il arrache son indépendance.

Apprendre à recomposer son temps

Envie d'arrêter de fumer ? De trouver des conseils ou de partager votre expérience en la matière ? Venez en discuter sur notre forum Arrêter de fumer ! Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter ? L’addiction est physiologique, donc notre organisme réclame sa dose. Mais cette explication ne suffit pas. Les experts sont formels : "Pour certains gros fumeurs, l’addiction au tabac relève d’une fragilité psychologique, explique Gilbert Lagrue. On prend sa dose de nicotine comme on a recours à une automédication, pour aller mieux."
Selon les avis de nombre de médecins, la cigarette parait comme un « équilibrateur », un calmant. Supprimer le tabac ne revient pas à supprimer le problème. « Quand on arrête de fumer, on se retrouve souvent face à un état dépressif que le tabac masquait. » C’est la raison pour laquelle la plupart des consultations antitabac proposent un soutien psychologique aux candidats au sevrage. Certaines associent la méthode du patch, par exemple, à la prise d’antidépresseurs. Les premiers mois sont souvent les plus douloureux. Le vide peut paraître abyssal. Plus d’écran de fumée entre soi et la réalité. Sans tabac, reste à affronter la vie telle qu’elle est, avec ses vides et ses pleins, sans plus de ressources que celles que l’on possède soi-même. La fin du tabac sonne un peu comme la fin des illusions. « J’ai arrêté parce que j’avais peur de mourir, confie Géraldine. Mais j’ai perdu une béquille. Je me suis retrouvée confrontée à mes peurs en général. J’avais l’impression de tout devoir gérer sans aucun secours, de tout prendre de plein fouet. L’arrêt a précipité mon travail sur moi-même et j’ai entamé une analyse à ce moment-là. J’avais 30 ans. Pour moi, c’était l’heure du bilan, celle de m’interroger sur ma place. Arrêter le tabac participait à un processus de changement général dans ma vie. C’était le moyen le plus symbolique de signifier une rupture."
Un soutien, une béquille, une aide… La cigarette, c’est un geste qui réconforte, une activité ( prendre son paquet, la sortir, l’allumer ) dans l’activité. La cigarette donne comme un rythme à la vie. Sans tabac, il faut recomposer son temps. « Aujourd’hui, je rêvasse moins », insiste Antoine. « Privé des pauses cigarettes (bien connues de tous les fumeurs), je m’occupe davantage, mon temps est plus linéaire. Et je fuis un peu la vacuité qui me renvoie à l’envie de fumer. »
« La cigarette m’aidait à penser, à travailler », continue Antoine… « Sans elle, je suis devenu plus laborieux . Je travaille plus sérieusement, plus rigoureusement, je me documente davantage, je creuse… et je n’attends plus l’illumination. »

Découvrir d’autres bouffées de plaisirs

Irène et Gérard ont arrêté ensemble. Lui fumait deux paquets par jour, elle était une fumeuse tardive, qui grillait son paquet quotidien. Gérard était saturé de cigarettes, c’est ce qui a forgé sa détermination. Irène a tenu bon pour que Gérard ne recommence pas. Et puis, une petite pointe d’orgueil les poussait, chacun de leur côté, à ne pas craquer devant l’autre. Alors ils ont trouvé des substituts. « Pendant plusieurs années, nous avons couru, nagé, racontent-ils. On avait besoin de se défouler. » Gérard, surtout, a remplacé la cigarette par des activités physiques : marche, jardinage, etc. Irène, elle, a compensé par la nourriture.
Un syndrome classique : la plupart des anciens fumeurs déclarent manger et boire plus, comme s’il fallait avoir recours à d’autres formes de plaisir, de douceur, ou simplement trouver d’autres moyens de se rassurer ou de se calmer. « Avant, quand je sentais que j’allais sortir de mes gonds, j’allumais une cigarette, confie Géraldine. Aujourd’hui, quand l’exaspération me gagne, je respire profondément. C’est en quittant la pièce physiquement, comme quand je partais chercher mon paquet de cigarettes, que j’arrive à reprendre mes esprits. Je reproduis un mouvement, mais il est sans but. C’est beaucoup moins efficace. Du coup, j’ai découvert que j’étais colérique. »
Souvent, les ex-fumeurs constatent que certains traits de leur caractère se sont modifiés. 
« La vie sans tabac m’a rendue plus sérieuse, moins ludique, moins gaie, affirme Patricia. J’ai perdu un peu de mon insouciance. Mais j’ai gagné en assurance. Je n’ai plus besoin d’une cigarette pour aller vers les gens, calmer mes nerfs, affronter les difficultés. »De son côté, Catherine reconnaît que l’abstinence l’a menée sur un versant plus affirmé de sa personnalité : « La cigarette me permettait d’encaisser l’agressivité des autres, les mauvais coups du sort. Je m’opposais peu tout en me sentant continuellement fébrile. Aujourd’hui, je me sens bien plus calme, plus détendue, mais aussi plus déterminée. Pas de faux-fuyants. » Et elle ajoute : « Curieusement, j’ai découvert que certains plaisirs que je croyais liés à la cigarette, comme écouter de la musique ou partager un repas entre amis, ne l’étaient pas du tout. Au contraire. Ma vie sensitive a pris davantage de relief et de saveur, peut-être parce que je m’y sens plus libre. »
Une certitude, le souvenir du tabac s’estompe avec le temps. La vie se réorganise et on savoure sa victoire. Aucun ancien fumeur ne songe délibérément à reprendre la cigarette et à subir à nouveau cette dépendance. « Arrêter de fumer, m’a rapprochée des autres, souligne Géraldine. Avant, je m’éloignais tous les quarts d’heure de mes enfants pour aller fumer ma cigarette. Même chose pour les discussions de fin de dîner qui se prolongent. Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de les écourter parce que l’envie de tabac me tenaille. » Le tabac sépare les fumeurs des non-fumeurs. Et ces derniers sont de plus en plus nombreux…

Fumeurs : quatre bonnes raisons d’arrêter de fumer

La vie à pleins poumons

Tous les anciens fumeurs sont d’accord : l’arrêt du tabac, c’est dur, mais on y gagne vraiment.
·         Débarrassés de la cigarette, la plupart sont horrifiés par l’odeur de tabac froid qui se dégage des fumeurs, de leur haleine, de leurs vêtements, de leurs cendriers…
·         En revanche, tous s’extasient sur leur goût et leur odorat retrouvés.
·         L’arrêt du tabac éclaircit le teint et rend les cheveux plus brillants, plus toniques.
·         Oublié l’essoufflement après avoir monté les escaliers ! Au bout de quelques semaines, les anciens fumeurs retrouvent un véritable tonus physique. Du coup, ils reprennent souvent une activité sportive.

Des astuces et exercices anti tabac

Arrêter de fumer s'avère quasiment pour tous les fumeurs très difficile. Même si la volonté et les rasions sont bien présentes, il n'est pas toujours facile de s'arrêter. Des astuces et exercices anti peuvent permettre aux fumeurs de se libérer peu à peu et plus facilement de cette habitude.

S’arrêter de fumer entraine automatiquement une frustration bien logique, rendant ce passage périlleux. Pourtant les raisons de s'arrêter ne manquent pas, la santé bien sûr, le cout du tabac qui augmente sans cesse, l'ambiance irrespirable, les odeurs qui en découlent autant de désagréments que ne connaissent pas les non-fumeurs.
Des astuces et des exercices anti tabac peuvent contribuer à aider dans cette démarche. Un fumeur a des habitudes, certaines situations peuvent conditionner un geste automatique, un besoin, une envie de fumer. Pour sortir de la spirale, il faut donc éviter ces situations. Pratiquer un sport quotidien est une aide certaine. Les traitements de substitution, homéopathique ou pharmaceutique peuvent contribuer à éviter le grignotage.
Les envies irrésistibles de fumer sont généralement aussi forte que passagères, il faut résister, c'est difficile mais pas impossible heureusement. Au départ essayer de diminuer est un pas vers la désintoxication, dès que l'envie se fait sentir retarder le moment de prendre une cigarette est efficace. Il faut alors se donner un laps de temps 15 minutes par exemple et s'occuper en attendant. Cet exercice peut permettre d’oublier son désir de fumer. Après une cigarette, l'envie est forte d'en reprendre une autre. Il faut donc éviter les facteurs déclencheurs.
Le sport reste le moyen le plus efficace pour oublier les envies grâce à un mélange d’hormones qui sont alors secrétées.De plus, l'attention portée à l'activité physique évite que l'esprit se concentre sur ce besoin. A la maison, il suffit de courir sur place, de faire des exercices aérobiques, des abdos ou autres.
Un exercice de relaxation peut aussi être efficace pour aider à lutter contre le stress qui peut entrainer ce besoin. Des techniques existent comme la respiration profonde, le yoga, les massages ou la relaxation musculaire. S'entourer de membres de sa famille ou d'amis peut permettre de parler de ses difficultés et contribuer à rendre ce passage moins douloureux.
Se changer les idées, aller se promener même un quart d'heure, boire un verre d'eau, se faire un petit plaisir, ces petits gestes sont des béquilles qui constituent une aide. Pour certaines personnes, fumer est un geste en relation avec la petite enfance et le stade oral, il faut alors occuper sa bouche en mâchant un chewing-gum par exemple ou en suçant un bonbon sans sucre. A chaque fois que l'on évite une cigarette, c'est un pas vers la libération. Mettre l'argent dépensé auparavant en cigarette de côté peut permettre d'évaluer ses progrès mais aussi de se faire plaisir, juste récompense des efforts entrepris.

Un gros effort pour une meilleure santé

Il ne faut pas oublier que plus on s'arrête tôt après avoir commencé, plus c'est facile et plus les poumons retrouvent leur bonne santé. Il ne faut donc pas attendre. La respiration et l'état des voies respiratoires ne sont pas les seuls critères, il faut aussi dire que l'odorat et le goût changent beaucoup après l'arrêt du tabac. Les aliments retrouvent leur goût originel et c'est aussi un des plaisirs. Le souffle est moins court aussi. Ces astuces et exercices anti tabac sont parfois suffisants pour apporter un peu d'équilibre durant cette interruption.

Avant – Après : 6 mois d’arrêt

J’ai toujours été fascinée par les « avant-après ». Quand j’ai décidé d’arrêter de fumer, j’avoue que l’argument « fumer, c’est mauvais pour la santé » n’a eu aucun impact sur moi.
Non pas que je ne me préoccupe pas  de ma santé, mais j’avais la réplique qui mettait un terme à tout débat éventuel : « mourir de ça ou de d’autre chose… ».
En ce qui me concerne, les raisons qui m’ont fait arrêter de fumer sont superficielles, parfois idiotes, je l’admets, mais elles ont été efficaces. Aujourd’hui, j’ai décidé d’observer où j’en suis avec ma vie. 6 mois sans tabac, j’ai bien envie de « jouer à Avant-Après » pour mesurer ce truc incroyable : en arrêtant de fumer, j’ai bel et bien changé ma vie !
Tout d’abord, je suis coquette de nature. Une vraie fille, qui aime se mettre des crèmes, des masques, du maquillage… Et je suis certaine de ne pas être la seule à avoir remarqué que quand on fume, on ne se maquille pas. Non, on fait de la peinture. Parce que le tabac rend le teint terne, les lèvres gercées, les yeux éteints et cernés. Je passe sur les doigts et les dents jaunes, l’haleine fétide.
Arrêter de fumer a été pour moi une révélation. Quand on enlève le masque de nicotine, j’ai retrouvé la vraie fonction du fond de teint. J’ai retrouvé la joie de voir mon rouge à lèvres tenir plus de 10 minutes.
Les dents :
Drame ultime de mon sourire, j’ai pété mes deux dents de devant. En riant trop fort. Dans un escalier en marbre. Ou en béton, je sais plus. Bref j’ai glissé, ça arrive…
Les cigarettes roulées ne jaunissant pas que les doigts, j’ai passé 10 ans de ma vie en empathie totale avec cette horrible pub Denivit : « Vous n’osez pas sourire ?… ». Oui, exactement ! Celle de la nana qui dégaine une pochette cartonnée pour cacher ses dents lorsque le beau brun lui sourit. Il fallait réagir !
La semaine où j’ai arrêté de fumer, j’ai couru chez le dentiste pour tout lui raconter, et lui commander le détartrage du siècle, celui qui tiendra plus de deux semaine, celui qui engage, celui qui me rend sympa avec la boulangère, le voisin, le buraliste. Non, plus le buraliste.
Et voilà sous vos yeux ébahis, un sourire à peine forcé :


On check le poids : peut-on arrêter de fumer sans grossir ?
Je vous épargne les photos, et pourtant, pas de quoi s’affoler ! J’ai du prendre deux kilos. Pour être honnête, je ne les attribue pas à mon arrêt du tabac mais à ma période de chômage et à mon mode de vie trop sédentaire.
Donc rien à signaler dans cette rubrique Avant-Après : la catastrophe annoncée n’a pas eu lieu ! En plus, je suis sure que si j’avais fait du sport, j’aurais pu crâner en décrivant la fermeté de mon postérieur. Mai je l’avoue, ma plastique est plutôt cool.
Mais il n’y a pas que le physique. Fumer amène à des attitudes totalement ridicules. Mais obnubilée par le manque, je ne m’en rendais pas compte.
Sortir quand il pleut pour m’en griller une, grelottante, ne profitant même pas de la cigarette car il faisait trop froid. Je l’ai fait. Et au moment de rentrer, frigorifiée pour me précipiter vers le radiateur le plus proche, je devais affronter la sempiternelle remarque du collègue/ami/parent/mari non fumeur : « si t’as froid, t’avais qu’à pas sortir ». A présent, fièrement, je peux me venger en guettant le fumeur désespéré et lui sortir la même phrase avec le même regard d’ahuri.
On continue par la vie perso
Avant :
1 Jules, des amis, des projets, pas de boulot
Après :
·         1 Jules : que j’aime encore plus car il a su me supporter dans ma période de sevrage, (et qu’il vote tous les jours pour le concours Cosmo),
·         des amis : que j’aime aussi encore plus parce qu’ils ont tous été délicats avec moi : en ne fumant pas sous mon nez, et parfois en m’annonçant qu’eux aussi…. Ah les amis, vous m’avez vraiment aidé à devenir plus combative dans cette période, merci et vive le blog !
·         des projets : j’ai longtemps cru que le tabac me stimulait, mais ce n’était qu’une vaste fumisterie : j’achète toujours des noms de domaine dès le réveil.
·         toujours pas de boulot : oui sinon ça ne serait pas crédible mon histoire !
Et puis un détour par l’estime de soi :
La confiance en soi, cela a toujours été mon point faible. Avant, je ne le cache pas : je fumais pour me donner une contenance, pour gérer mon stress, entrer en contact plus facilement avec les autres, ou pour masquer ma timidité et mes incertitudes.
Aujourd’hui, je n’ai pas changé du tout au tout, mais je suis fière de moi. Je considère cet arrêt comme une victoire, et manifestation tangible de mes capacités à me maîtriser. J’ai toujours prôné des valeurs d’indépendance et d’autonomie : aujourd’hui je me sens en cohérence.
On finit par les finances :
Je vous avais parlé du concept de 
ma boite à gros craquage ? Je continue toujours mon pari. Chaque semaine, je dépose l’argent que je ne dépense plus pour le tabac, en y ajoutant mes fonds de poche (qui valent pour la multitude de briquets que je rachetais à force de me les faire piquer par des amis fumeurs).


La photo est certes évocatrice, mais les chiffres sont encore plus édifiants : il y a 589,70 euros dans ce bocal. Je n’ai pas encore trouvé le nom de ma future folie, mais je caresse l’espoir d’attendre un an avant de casser le cochon. Pour voir !
Voilà mon bilan au bout de 6 mois d’arrêt, aujourd’hui même. Et vous, qu’auriez-vous à rajouter en avant-après ?
En conclusion, l’arrêt de la cigarette malgré ces hauts et ces bas, n’a fait qu’améliorer ma condition physique (motivation pour faire du sport) mon apparence (ah cette jolie peau et ces cheveux brillants, où étiez vous partis ???) et mon rapport au stress (keep calm and don’t smoke.)
Maintenant je vous le demande, à qui le tour ? #TeamExFumeurs

Pourquoi j’ai arrêté de fumer ?

Quand j’ai décidé d’arrêter de fumer, j’avoue que l’argument « fumer, c’est mauvais pour la santé » n’a eu aucun impact sur moi.Non pas que je ne me préoccupe pas  de ma santé, mais j’avais la réplique qui mettait un terme à tout débat éventuel : « mourir de ça ou de d’autre chose… ».
En ce qui me concerne, les raisons qui m’ont fait arrêter de fumer sont superficielles, parfois idiotes, je l’admets, mais elles ont été efficaces.
Tout d’abord, je suis coquette de nature. Une vraie fille, qui aime se mettre des crèmes, des masques, du maquillage… Et je suis certaine de ne pas être la seule à avoir remarqué que quand on fume, on ne se maquille pas. Non, on fait de la peinture. Parce que le tabac rend le teint terne, les lèvres gercées, les yeux éteints et cernés. Je passe sur les doigts et les dents jaunes, l’haleine fétide. 
Arrêter de fumer a été pour moi une révélation. Quand on enlève le masque de nicotine, j’ai retrouvé la vraie fonction du fond de teint. J’ai retrouvé la joie de voir mon rouge à lèvres tenir plus de 10 minutes.
Mais il n’y a pas que le physique. Fumer amène à des attitudes totalement ridicules. Mais obnubilée par le manque, je ne m’en rendais pas compte.
Sortir quand il pleut pour m’en griller une, grelottante, ne profitant même pas de la cigarette car il faisait trop froid. Je l’ai fait. Et au moment de rentrer, frigorifiée pour me précipiter vers le radiateur le plus proche, je devais affronter la sempiternelle remarque du collègue/ami/parent/mari non fumeur : « si t’as froid, t’avais qu’à pas sortir ». A présent, fièrement, je peux me venger en guettant le fumeur désespéré et lui sortir la même phrase avec le même regard d’ahuri.
Fumer en voiture, c’est la classe. Tout du moins, je le croyais.
Car non, ce n’est pas classe du tout. Tout d’abord, allumer une cigarette est dangereux.  Que celle qui n’a jamais quitté la route des yeux pour chercher son briquet caché au fond du sac ou tenter de récupérer la cigarette tombée entre les jambes, juste sous l’accélérateur, me jette la première pierre. 
Je recrachais nonchalamment ma fumée sur le pare-brise dégoutant de ma voiture, tout aussi dégoutante avec les paquets vides lancés un peu partout au grès des différents périples et la poussière que j’attribuais à tout, mais pas à la cigarette bien sûr.
Je me souviens d’une situation particulièrement humiliante qu’il m’est arrivée en voiture. Je suis en ville, au volant, le printemps est beau, je crâne, fière et forte. Je m’arrête à un feu rouge, tourne la tête et remarque à une terrasse une table avec des jeunes hommes plutôt mignons.  Ils me sourient, je leur souris, tête haute. Le feu passe au vert, au même moment, une petite voix dans ma tête me signale que la cigarette est terminée et qu’il serait bien de la jeter par la fenêtre. Devant cette table de futurs maris potentiels. Mais j’avais oublié que l’addition vent + vitesse + clope par la fenêtre = retour de mégot dans la tête. J’ai ravalé ma fierté et fais une croix sur mon futur mariage, tout en nettoyant la trace de cendre sur mes lunettes.  
En étant fumeuse, j’ai déjà fait tomber ma cendre sur une table, ai tenté de la ramasser,  me suis brûlée les doigts (oui parce que la cendre, c’est chaud), ne me suis pas rendu compte que mes doigts étaient noirs et me suis gratté le nez…
J’ai déjà fait cramer une fringue, ou alors un rideau… En fait, je crois que c’était les deux.  
J’ai déjà eu, dans des moments importants, la voix qui s’est mise à faire des sons étranges, à la limite du paranormal, me faisant douter pendant un court instant de mon genre.

Enfin, le souvenir de la lèvre brûlée par la cigarette restée trop longtemps dans ma bouche en attendant de trouver un briquet me rappelle simplement que ces petites choses, au final, ajoutées à la perspective de préserver ma santé et mon compte en banque, me rendent vraiment heureuse d’avoir aujourd’hui arrêté la cigarette.

vendredi 4 octobre 2013

Arrêter de fumer. Les dangers de la cigarette sont-ils exagérés?

Pensez-y : pourquoi on ferait cela? Faire peur? Pfff! Pas besoin. Les conséquences de fumer sont suffisamment connues, pas besoin d'en rajouter.
On vous donne ici les connaissances d'aujourd'hui. Celles qui sont les plus importantes. Celles que les compagnies de tabac voudraient que l'on ignore. L'ignorance leur fait faire beaucoup de $$$$... La fumée de tabac
La fumée que dégage une cigarette contient plus de 4 000 composés chimiques dont plus de 50 sont cancérigènes.
Même si vous fumez des cigarettes où l'on prétend sur le paquet qu'elles sont 100 % naturelles ou légères, ça ne change RIEN :
Quand vous brûlez une plante, que ce soit du tabac, du pot (eh oui...) ou le géranium de votre mère, la fumée qui s'en dégage contient NATURELLEMENT toutes sortes de composés chimiques comme du goudron, du monoxyde de carbone, du cadmium, etc. Quand vous respirez la fumée d'un végétal qui brûle, vous absorbez tous ces produits chimiques dans vos poumons. Une portion de ces substances chimiques proviennent NATURELLEMENT du sol et ont servi à la croissance de la plante. Une deuxième portion provient des modifications chimiques qui surviennent NATURELLEMENT quand une plante brûle. Une troisième portion de ces substances (faible par rapport aux deux autres) provient de produits ajoutés par les compagnies afin d’améliorer le goût et la texture de leurs cigarettes ainsi que la vitesse à laquelle elles se consument. Il est même suspecté que certaines marques de cigarettes profiteraient d’additifs ou de tabac modifié génétiquement qui augmenteraient la « biodisponibilité » de la nicotine : = capacité de rendre les gens (c’est-à-dire les jeunes) plus rapidement dépendants. Ces produits chimiques (d’origine naturelle et industrielle) sont tous, à différents degrés, des poisons pour vos poumons et votre corps en général. La différence d’impact sur la santé, entre fumer des cigarettes dites « naturelles » et celles provenant des grandes compagnies, équivaut à la différence entre sauter du 30ième étage d’un édifice au lieu du 35ième… Cependant, ce n'est pas vraiment dangereux d'inhaler de la fumée quand vous le faites très occasionnellement, comme c’est le cas pour la fumée dégagée par les feux de foyer, l'encens et les feuilles mortes (qu'on aime " sentir " à cause de leurs arômes). Pourquoi? Parce que les moyens de défense de votre système respiratoire réussissent à rejeter hors de votre organisme presque tous les déchets dégagés par cette fumée. Pourquoi? Parce qu'il n'y en a pas beaucoup à la fois (peu concentrée) et que ça n'arrive pas souvent.

Le piège avec la cigarette

Mais c'est ici qu'arrive le problème avec le tabac : quand on commence à respirer la fumée de cette plante, on finit par en respirer de plus en plus souvent, ce qui amène une exposition de plus en plus grande du système respiratoire aux milliers de composés chimiques présents dans cette fumée.
Pourquoi alors s'envoyer régulièrement toute cette fumée de tabac dans les poumons et pas celle du géranium de votre mère ou du sapin de votre voisin?
Exactement. À cause de la nicotine. Seul le tabac contient NATURELLEMENT cette substance.
Et vous savez quoi? La nicotine est une des plus puissantes substances créant la dépendance. C'est une drogue.
La dépendance à la nicotine est aussi puissante que celle causée par la cocaïne et l'héroïne. Des études récentes démontrent que des symptômes de dépendance surviennent chez un grand nombre d’adolescents dans les jours qui suivent l’inhalation de leur première cigarette. Plus vous avez commencé à fumer jeune, plus cela risque de devenir difficile d'arrêter. 
Les conséquences de la cigarette sur la santé
Alors vous comprenez que devenir dépendant d'un produit qui vous fait absorber à chaque bouffée plus de 4 000 produits chimiques, dont une cinquantaine sont cancérigènes, ce n'est pas quelque chose qui va vous aider à profiter pleinement et longtemps de votre vie.
Voici quelques tristes statistiques là-dessus...
La fumée de tabac tue plus de 37 000 personnes chaque année au Canada (environ 10 400 au Québec) : c'est quatre fois plus que les décès causés par les meurtres, l'alcool, les accidents de la route et les suicides réunis. Le tabagisme est la cause directe de 33 % de tous les cancers. 85 à 90% des cancers du poumon sont causés par le tabac. Les fumeurs développent aussi plus de cancers et de maladies du cœur, de la gorge, de la bouche, des gencives, de la langue, des dents (caries, perte des dents), du pancréas, de l'utérus, de la vessie, des reins, etc. Plus longtemps une personne fume, plus elle s'expose aux effets nocifs des 4 000 produits chimiques. Les fumeurs ont une fréquence et une gravité plus élevées de problèmes respiratoires (souffle court, toux, asthme, grippes, bronchites, emphysème, etc.). Les fumeurs ont une probabilité plus élevée de développer ou d'aggraver des problèmes de santé psychologique comme l'anxiété, la dépression, la nervosité, etc. Le tabagisme réduit la vitalité des poumons et peut les empêcher de fonctionner à pleine capacité. Le tabagisme fait vieillir la peau prématurément : rides plus nombreuses et plus profondes, teint qui devient plus grisâtre, etc. Les fumeurs peuvent présenter des signes avant-coureurs de problèmes de santé reliés aux maladies cardio-vasculaires. Parmi les fumeurs qui ont commencé à fumer à l'adolescence et qui continuent, la moitié d'entre eux mourront d'une maladie causée par le tabac : 50% d'entre eux mourront entre 35 et 69 ans (22 ans en moins d'espérance de vie). 50% d'entre eux décèderont après l'âge de 70 ans (8 ans en moins d'espérance de vie). Etc.

Les bonnes nouvelles

Si vous décidez d'arrêter de fumer, la majeure partie des torts causés à votre organisme par la fumée de tabac sera atténuée ou disparue! Intéressant, n'est-ce pas?
Des milliers de fumeurs décident et réussissent à arrêter de fumer chaque année. Alors c'est possible!

De plus, en arrêtant de fumer, vous ne risquez plus de mettre en danger la santé et même la vie des gens qui ne fument pas.
Eh oui, c'est une triste réalité!
Alors, que répondez-vous aux questions suivantes :
Pourquoi continuer à fumer? À quoi cela sert-il? Les prétendus avantages que vous apporte la cigarette, ne pourraient-ils pas être obtenus autrement?

Pensez à cela si ça vous tente, et revenez nous en parler.