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lundi 10 novembre 2014

Cameroun-lutte anti tabac : les limites de la sensibilisation

Malgré les campagnes de sensibilisations sur les méfaits du tabac initiés par la Société civile et le Gouvernement camerounais, les jeunes sont de plus en plus séduits par les produits de tabac.
Fumer tue ! C’est un secret de polichinelle diriez – vous. En effet depuis les années 2006, les populations camerounaises sont constamment exposées à des messages de sensibilisation sur les méfaits du tabac. 
Les différentes campagnes de sensibilisations jusqu’ici organisées sur la question mettent en œuvre des stratégies de marketing social pour doter les citoyennes et les citoyens de connaissances et d’information critique afin d’adopter des comportements sains face au tabagisme. Mais encore, « les campagnes anti tabac » mettent sur le devant de la scène la nécessité de l’adoption d’une  loi anti tabac au Cameroun. Ceci dans l’optique de protéger les citoyens camerounais du danger que représente le tabac.

vendredi 19 septembre 2014

Politique d'augmentation des taxes sur les cigarettes au Cameroun: Comment réaliser à la fois les objectifs de santé publique et de recettes fiscales

P.V. Nketcha Nana, Frank Kano Ndekouong, 

Jackson Ngwa Ediellé and Christophe Peguy Choub Faha

Résumé : L'augmentation des taxes sur les produits du tabac est largement promue comme politique efficace pour enrayer le tabagisme. Toutefois, les craintes que cette politique pourrait faire baisser les recettes fiscales contribuent à ralentir sa mise en œuvre dans la plupart des pays en développement. Cet article examine la situation au Cameroun particulièrement, en essayant de déterminer le niveau optimal des taxes sur les cigarettes. À l'aide des données d'enquête recueillies auprès des fumeurs, nous estimons l'élasticité-prix de la consommation des cigarettes, et nous simulons les effets que des hausses hypothétiques des taxes frappant les cigarettes pourraient avoir sur la consommation et les recettes fiscales. Les résultats permettent de souligner comment les pouvoirs publics pourraient, à travers une hausse substantielle des taxes sur les cigarettes, réaliser à la fois des objectifs de santé publique et de recettes fiscales.
Les résultats permettent aux pouvoirs publics de voir dans quelle mesure ils pourraient, à travers une hausse substantielle des taxes sur les cigarettes, réaliser à la fois les objectifs de santé publiques et recettes fiscales.

lundi 31 mars 2014

Moins de naissances prématurées grâce aux lois anti-tabac ?

D'après une étude publiée vendredi 28 mars dans la revue The Lancet, interdire la cigarette dans les lieux publics aurait permis de diminuer le nombre de naissances prématurées et d'hospitalisations d'enfants victimes d'asthme en Amérique du nord et en Europe.
Interdire la cigarette dans les lieux publics, est-ce vraiment utile ? D'après une étude publiée vendredi 28 mars dans la revue The Lancet, les lois anti-tabac auraient déjà fait leurs preuves. Les chercheurs expliquent en effet qu'en Europe et en Amérique du nord, on enregistre une diminution de 10% du nombre de naissances prématurées et d'hospitalisations d'enfants victimes d'asthme depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics, rapporte 20minutes.fr.
Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs de l'Université de Maastricht (Pays-Bas) ont étudié de près plus de 2,5 millions de naissances et 250 000 hospitalisations d'enfants pour asthme ayant eu lieu entre 2008 et 2013 en Europe et en Amérique du nord. « Notre étude fournit la preuve que les interdictions de fumer ont des bénéfices considérables sur la santé périnatale et sur la santé de l'enfant et apportent un soutien fort aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) visant à créer des espaces publics sans tabac au niveau national » explique le Dr Jasper Been, en charge de l'étude.
Encore aujourd'hui, peu d'études posent la question de l'impact des lois anti-tabac sur la santé des enfants. Pourtant, on estime aujourd'hui à 600 000 le nombre de décès imputés au tabagisme passif, dont plus de 150 000 sont des enfants.

mardi 25 mars 2014

Maladie de Buerger : quand le tabac bouche les vaisseaux

Lors d'une maladie de Buerger, les orteils se nécrosent. Tout commence par une petite plaie qui ne cicatrise pas, qui s’infecte et qui dégénère. 
En 1908, Léo Buerger est le premier à comprendre que derrière ces gangrènes, il se cache ce qu’on appelle une thromboangéite oblitérante. C'est-à-dire une artérite.  Certains vaisseaux sont tellement irrités, en l’occurrence par le tabac, qu’ils finissent par se boucher. Le pied n’est donc plus vascularisé, il est privé de sang. Et la cicatrisation ne peut pas se faire normalement.
Le cœur assure toute l’irrigation sanguine de notre corps. L’aorte sort du cœur avec du sang chargé en oxygène, qu’elle va envoyer vers tous nos membres. Au fur et à mesure de sa descente, vers les membres inférieurs, l’aorte se ramifie, alors au niveau de la cuisse on parle d’artère fémorale. Puis, viennent les poplitées, les tibiales antérieures et postérieures, et enfin les artères plantaires et dorsales. C’est ce qu’on appelle aussi les artères distales, c’est à dire les artères d’en bas.
Dans la maladie de Buerger, ce sont ces artères distales qui s’obstruent progressivement à cause du tabac.

L'amputation comme risque majeur
Certains patients ne parviennent pas à arrêter de fumer avant que les pieds se nécrose. Et il faut donc les amputer. Rongés par la gangrène, certains patients sont amputés de tous leurs orteils et de plusieurs doigts. Il faut donc arrêter de fumer, sinon ils risquent l'amputation des deux bras, et des deux jambes...
20 % des patients sont ainsi amputés 5 ans après le diagnostic. Ce qui prouve qu’une bonne partie d’entre eux ont du mal à arrêter de fumer. Les médecins s’interrogent sur l’existence d’une addiction à la cigarette particulièrement forte, qui est actuellement étudiée à l'Hôpital européen Georges-Pompidou, avec une équipe de psychiatres lillois.

Un seul traitement efficace : l'arrêt du tabac
Cette maladie quelque peu surprenante, n’entame pas le pronostic vital des patients. À partir du moment où ils arrêtent de fumer, leur état de santé s’améliore et la maladie cesse d’évoluer.