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lundi 7 juillet 2014

Lutte anti tabac : parlez du tabagisme à vos enfants

Élever un enfant s’accompagne de plus d’un défi. Une des questions les plus complexes pourrait être de parler du tabagisme à vos enfants. Leurs pairs, les vidéos de musique et les vedettes de cinéma ont tous une influence sur ce que les enfants pensent du tabagisme. Mais en tant que parent, vous aussi avez de l’influence sur vos enfants, surtout en plus bas âge. En débutant tôt la conversation et en faisant en sorte que vos enfants se sentent confortables de vous parler de tabagisme et d’autres activités dangereuses, vous pouvez guider leurs décisions vers les choix les plus sains. 
Heureusement, la majorité des enfants et des adolescents ne fument pas, même s’ils admettent avoir essayés. Selon l’enquête globale sur le tabagisme en milieu jeune « GYTS 2008 »,  15,2% des élèves ont déjà essayé de fumer une cigarette dont 21,8% des garçons et 9,2% des filles ; 31,2% des élèves ont expérimenté le tabac avant l’âge de 10 ans. 10,9% d’élèves non-fumeurs envisagent d’expérimenter le tabac. 45% des élèves sont exposés à la fumée du tabac sur les espaces publics; 75,7% des élèves pensent que la fumée du tabac nuit à la santé de toute la société et 87,7 % plaident en faveur d’une interdiction de fumer dans les espaces publics. L’enquête insiste sur le fait que Les jeunes de moins de 15 ans sont concernés à hauteur de 15% avec une prévalence beaucoup plus élevée en milieu scolaire. 44 % d’élèves ont essayé le tabac dont 5 % avant l’âge de 7 ans. En milieu universitaire 60 % des fumeurs ont environ 20 ans ; Les garçons commencent à fumer à 15 ans et les filles à l’âge de 18 ans.
Ces statistiques démontrent à suffisance que les jeunes sont la principale cible de l’industrie du tabac et que les pressions sociales exercées sur eux par les grandes vedettes pour les y inciter demeurent. Fort de cette situation, il est essentiel d’en parler. Cette semaine avec l’aide de nombre de chercheurs, de pédagogue et de parents, nous vous donnons des astuces et des conseils pour aborder le sujets avec vos enfants sans vous faire passer pour un parents toxiques, un mauvais parents, bref sans être vieux jeu.

vendredi 7 février 2014

Pilule et tabac, quels sont les vrais risques ?

On a beaucoup parlé des effets des pilules de 3e génération. Le rôle délétère du tabac est aussi souvent évoqué. Association de malfaiteurs ?

Quel est le problème avec la pilule ?

Elle est composée d’un œstrogène (toujours le même, l’éthinyl estradiol, plus ou moins dosé) et d’un progestatif, de 2e ou 3e génération (les plus récents, qui ne sont pas forcément les meilleurs au chapitre de la tolérance)., deux hormones féminines. Les contraceptifs hormonaux (pilule, anneau ou patch) sont donc des médicaments. À ce titre, ils ont un intérêt (ils permettent une sexualité sans grossesse) et des effets indésirables. Ce ne sont pas vraiment les cancers qui posent question (les contraceptifs hormonaux seraient plutôt protecteurs, vis-à-vis du cancer du colon ou des ovaires), mais le risque de thromboses, veineuses (celles qui ont fait l’actualité récemment), liées au progestatif (de 3e génération, y compris des patchs et des anneaux). Autre souci, le risque de thromboses artérielles, que l’on impute à l’œstrogène cette fois, lorsqu’il est trop dosé ou les femmes plus susceptibles de faire un accident (en surpoids ou hypertendues). Cela dit, la pilule élève un risque qui est à la base minime (d’autant plus minime que l’on est plus jeune) : un risque-tout petit alors multiplié par trois (pour les thromboses veineuses) reste très petit.

Quel est le problème avec le tabac ?

Il n’a lui aucun intérêt et que des inconvénients (cancers toutes localisations, accidents cardiaques et le reste), et notamment le fait que l’on ne puisse plus s’en passer… Il n’a pas de réel impact sur le risque de thrombose veineuse (phlébite, puis éventuellement embolie), mais certainement sur celui de thrombose artérielle (le tabac est la principale cause de mortalité cardiovasculaire prématurée), via la nicotine et les fumées inhalées.

Avec le mariage pilule et tabac ?

Les effets sur les artères qui nourrissent les différents organes (cœur et cerveau notamment) sont amplifiés, en sachant que l’on part toujours d’un risque de base très faible. Toutefois après 35 ans, quand s’ajoute le risque lié à l’âge et au vieillissement naturel des vaisseaux, il peut devenir préoccupant.

Comment éviter ces risques ?


En ne fumant pas bien sûr et, si décidément la marche de l’arrêt est trop haute, en préférant une pilule peu dosée en œstrogène (à 20 gamma), avec un progestatif de 2e génération en première intention (le lévonorgestrel), voire composée uniquement d’un progestatif (pilule ou implant) ou, plus facile, le stérilet. Un choix sur mesure, à discuter en fonction de son risque individuel de thrombose artérielle et/ou veineuse avec son médecin. Le bilan minimal comprend une prise de tension et de sang à la recherche d’un diabète et d’un « profil lipidique « perturbé.