Pour réduire les effets du tabagisme, les
lieux publics camerounais développent le concept de sans fumée. Concept qui
séduit les populations qui fréquentent davantage ces lieux.
Il est midi, c'est l'heure de la pause à
Yaoundé. A Socropole, un bistrot situé au quartier Ngousso, le service
s'annonce chargé et les serveurs s'activent pour satisfaire tous les clients
qui souhaitent profiter de la pause pour se requinquer. Fait particulier,
l'établissement est non fumeur. Une signalétique portant interdiction de fumer le
fait d'ailleurs savoir à tous les clients.
L'établissement à fait choix original au
moment où la lutte anti tabac bat son plein. "Nous avons décidé
d'interdire les cigarettes pour le confort de nos clients", explique sous
anonymat un gérant de l'établissement. Comme lui, de nombreux lieux publics
(des restaurants, des bistrots et bars des établissements scolaires, des
véhicules de transport en commun…) de la ville aux sept collines tentent ce
pari pour raisons économiques ou personnelles.
En région, le problème du tabagisme
inquiète également les promoteurs d'espaces récréatifs et de loisirs. Dans la
ville de Dschang par exemple, l'on remarque la création d'hôtels (Mbouho Star
Palace, Météo Palace) sans fumée et de night club sans fumée. Selon la
Coalition Camerounaise Contre le Tabac (C3T), "Il faut encourager ces
initiatives spontanées. Car Il existe aujourd'hui une clientèle insatisfaite,
qui désire pouvoir manger et boire sans être importunée par la fumée de
cigarette», souligne Dr Flore NDEMBIYEMBE,
présidente de la C3T.
