Au Sénégal, l'Assemblée nationale a adopté, vendredi 14 mars, une loi anti-tabac. Ce texte interdit toute publicité autour des produits du tabac, interdit la vente de tabac à proximité des établissements scolaires et interdit aussi de fumer dans les lieux publics. En banlieue de Dakar, cette mesure fait l'unanimité.
A l’angle d’un carrefour très fréquenté des Parcelles assainies, une commune de la capitale, Amadou vend des cigarettes sur une petite table en bois. Le paquet coûte entre 450 et 700 francs CFA selon les marques.
Malgré son goût prononcé pour les affaires, ce jeune s’inquiète tout de même pour la santé de ses clients : « On est en train d’en vendre, mais les cigarettes, ce n’est pas bon. Les gens fument, mais ça ce n’est pas bon pour la santé. »
« Ils devraient augmenter la cigarette »
Non loin un fumeur, justement. Café à la main, Tidiane fume jusqu’à douze cigarettes par jour. Et pourtant ce père de famille soutient pleinement cette loi, notamment parce qu’elle prévoit une hausse du prix du paquet de cigarettes. C’est l’élément qui peut le décourager de fumer. « Ils devraient augmenter la cigarette, assure-t-il. Parce que ce n’est pas tout le monde qui a les capacités de payer un paquet de cigarettes. Si tu n’as pas 700 francs, tu ne vas pas fumer. »
Amendes et fumoirs
Cette loi adoptée vendredi à l’unanimité par l’Assemblée nationale interdit toute publicité autour des produits du tabac et prévoit des amendes aux personnes qui fument dans les lieux publics.
Certains établissements pourront aménager un fumoir dans des conditions assez précises, comme l’explique Awa Marie Coll Seck, la ministre de la Santé : « Nous allons permettre à certains établissements d’avoir un endroit où les personnes qui veulent fumer pourraient se retirer. C’est une salle à part, avec beaucoup de "critères d’éligibilité" : une bonne ventilation, une possibilité d’avoir un aspirateur de fumée... »
Une fois la loi promulguée par le président, les industriels devront notifier clairement sur les paquets de cigarettes que le tabac est nocif pour la santé.
dimanche 16 mars 2014
vendredi 14 mars 2014
Sénégal: les députés adoptent la loi anti-tabac
L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté à l’unanimité, vendredi à Dakar, « le projet de loi relatif à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac », prônant son interdiction dans les lieux publics.
«C’est une loi qui place le Sénégal à l’avant-garde des pays qui luttent contre le tabac. Nous avons légiféré par rapport à de nombreux dossiers et domaines comme celui de la publicité qui est interdite sous toutes ses formes, le parrainage», a dit le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Eva Marie Coll Seck, venue défendre le projet de loi.
Sous la houlette de la Ligue sénégalaise contre le tabac (LISTAB), beaucoup d’organisations luttent contre le tabagisme et son usage dans les lieux publics.
«Nous avons légiféré sur le fait qu’il ne faut plus vendre du tabac à moins de 200 mètres des établissements scolaires, car nous savons que le tabac est un grand fléau au niveau des jeunes», a ajouté Mme Seck.
« Nous allons travailler à émettre des décrets d’application. Nous pensons qu’ensemble, nous devons tout faire pour que cette loi soit appliquée », a promis le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Dans les débats, les députés ont prôné l’interdiction totale de l’usage du tabac dans les lieux publics et suggéré la création d’espaces fumeurs.
«C’est une loi qui place le Sénégal à l’avant-garde des pays qui luttent contre le tabac. Nous avons légiféré par rapport à de nombreux dossiers et domaines comme celui de la publicité qui est interdite sous toutes ses formes, le parrainage», a dit le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Eva Marie Coll Seck, venue défendre le projet de loi.
Sous la houlette de la Ligue sénégalaise contre le tabac (LISTAB), beaucoup d’organisations luttent contre le tabagisme et son usage dans les lieux publics.
«Nous avons légiféré sur le fait qu’il ne faut plus vendre du tabac à moins de 200 mètres des établissements scolaires, car nous savons que le tabac est un grand fléau au niveau des jeunes», a ajouté Mme Seck.
« Nous allons travailler à émettre des décrets d’application. Nous pensons qu’ensemble, nous devons tout faire pour que cette loi soit appliquée », a promis le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Dans les débats, les députés ont prôné l’interdiction totale de l’usage du tabac dans les lieux publics et suggéré la création d’espaces fumeurs.
jeudi 13 mars 2014
Cameroun : une loi contre la nicotine en gestation
La Coalition camerounaise contre le tabagisme (C3T) a animé un séminaire ce 12 mars 2014 sur les dangers de la consommation du tabac.
C’est au sein même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale que la responsable de la coalition, Flore Ndembiyembe est venue à la rencontre des députés avec des chiffres sensés montrer l’ampleur du problème. 17,5% de Camerounais consommeraient activement le tabac à travers la cigarette tandis que les chiffres de fumeurs passifs seraient encore plus élevés : 37 %. Dans une étude de l’OMS réalisée en 2008 a continué la secrétaire générale du ministère de la Santé, il ressort que 15% d’adolescents de 13 à 15 ans ont déjà fumé une cigarette ne serait-ce qu’une fois.
Ces chiffres correspondent à une augmentation de la consommation des produits à base de tabac a confié le Professeur Sinata Koulla Shiro. Une situation préoccupante du point de vue de la santé publique inique l’oratrice. Sur la foi des observations mondiale, elle a souligné que tabagisme actif et passif est la principale cause des maladies non transmissibles : cancer, diabète, maladies respiratoires chroniques, attaques cardiaques, etc. Maladies qui sont responsables de plus de 80% des décès dans les pays en développement.
Dans l’immédiat, la représentante du ministre de la Santé Publique Sinata Koulla Shiro assure que le ministère de la Santé est entrain de finaliser un projet de loi pour durcir la réglementation anti-tabac au Cameroun. Concrètement, il n’est pas exclu qu’un nombre plus important d’institutions soit concerné par l’interdiction encore timide de fumer dans certains lieux publics actuellement en vigueur. Mais la C3T veut aller plus loin. Il est question de mettre en œuvre une véritable loi qui permettrait de matérialiser la vision «Cameroun sans maladies et sans décès liés au tabac».
Par William Bayiha
C’est au sein même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale que la responsable de la coalition, Flore Ndembiyembe est venue à la rencontre des députés avec des chiffres sensés montrer l’ampleur du problème. 17,5% de Camerounais consommeraient activement le tabac à travers la cigarette tandis que les chiffres de fumeurs passifs seraient encore plus élevés : 37 %. Dans une étude de l’OMS réalisée en 2008 a continué la secrétaire générale du ministère de la Santé, il ressort que 15% d’adolescents de 13 à 15 ans ont déjà fumé une cigarette ne serait-ce qu’une fois.
Ces chiffres correspondent à une augmentation de la consommation des produits à base de tabac a confié le Professeur Sinata Koulla Shiro. Une situation préoccupante du point de vue de la santé publique inique l’oratrice. Sur la foi des observations mondiale, elle a souligné que tabagisme actif et passif est la principale cause des maladies non transmissibles : cancer, diabète, maladies respiratoires chroniques, attaques cardiaques, etc. Maladies qui sont responsables de plus de 80% des décès dans les pays en développement.
Dans l’immédiat, la représentante du ministre de la Santé Publique Sinata Koulla Shiro assure que le ministère de la Santé est entrain de finaliser un projet de loi pour durcir la réglementation anti-tabac au Cameroun. Concrètement, il n’est pas exclu qu’un nombre plus important d’institutions soit concerné par l’interdiction encore timide de fumer dans certains lieux publics actuellement en vigueur. Mais la C3T veut aller plus loin. Il est question de mettre en œuvre une véritable loi qui permettrait de matérialiser la vision «Cameroun sans maladies et sans décès liés au tabac».
Par William Bayiha
mercredi 12 mars 2014
Loi anti-tabac: les députés sensibilisés
Les enjeux du projet en cours expliqués mercredi aux élus.
Au bout de la journée de mercredi, le doyen d’âge de l’Assemblée nationale espérait que ses collègues et lui-même seront des députés conseils ! Enow Tanjong parlait ainsi, touché par la cause à laquelle tous les leaders sociaux devraient être gagnés. C’était à la suite des autres orateurs lors de l’ouverture du séminaire de sensibilisation des parlementaires sur le contrôle du tabac. Ouvert dans l’hémicycle du palais de Verre, la rencontre a laissé transparaître l’idée qu’une loi anti-tabac s’impose.
Sinata Koulla Shiro, secrétaire général du ministère de la Santé publique, représentant le ministre a, en effet, rappelé que dans d’autres pays, une telle loi, inspirée de la législation internationale, a fait ses preuves dans la réduction du tabagisme et de ses méfaits. L’arsenal législatif camerounais est à compléter à cet égard, a annoncé Mme Koulla Shiro. Aussi, a-t-elle sollicité davantage l’attention des élus sur les enseignements et informations qui devaient être partagés durant la journée du séminaire, dès lors que ce sont eux qui votent les lois comme celle que les organisateurs appellent de leurs vœux. Et pour cause !
La moitié des fumeurs décède à cause de leur addiction à cette drogue. L’impact négatif du tabagisme sur le revenu des ménages se répercute sur le produit intérieur brut national. En se faisant du mal à eux-mêmes, les 17,5% de consommateurs locaux de tabac exposent 37% de la population générale au tabagisme passif et aux maladies qu’il engendre.
La présidente de la Coalition camerounaise contre le tabac (C3T), le Dr Flore Ndembiyembe, pouvait donc légitimement émettre le vœu que le séminaire soit l’heureux levier qui aidera à « empêcher le tabac de faire plus de ravage ». Elle qui avait relevé d’entrée de jeu que l’absence d’une loi nationale anti-tabac favorise autant sa consommation que l’essor industriel de la filière.
Par Jean Baptiste KETCHATENG
Sinata Koulla Shiro, secrétaire général du ministère de la Santé publique, représentant le ministre a, en effet, rappelé que dans d’autres pays, une telle loi, inspirée de la législation internationale, a fait ses preuves dans la réduction du tabagisme et de ses méfaits. L’arsenal législatif camerounais est à compléter à cet égard, a annoncé Mme Koulla Shiro. Aussi, a-t-elle sollicité davantage l’attention des élus sur les enseignements et informations qui devaient être partagés durant la journée du séminaire, dès lors que ce sont eux qui votent les lois comme celle que les organisateurs appellent de leurs vœux. Et pour cause !
La moitié des fumeurs décède à cause de leur addiction à cette drogue. L’impact négatif du tabagisme sur le revenu des ménages se répercute sur le produit intérieur brut national. En se faisant du mal à eux-mêmes, les 17,5% de consommateurs locaux de tabac exposent 37% de la population générale au tabagisme passif et aux maladies qu’il engendre.
La présidente de la Coalition camerounaise contre le tabac (C3T), le Dr Flore Ndembiyembe, pouvait donc légitimement émettre le vœu que le séminaire soit l’heureux levier qui aidera à « empêcher le tabac de faire plus de ravage ». Elle qui avait relevé d’entrée de jeu que l’absence d’une loi nationale anti-tabac favorise autant sa consommation que l’essor industriel de la filière.
Par Jean Baptiste KETCHATENG
vendredi 7 mars 2014
Plus de risques cardiovasculaires pour les enfants de fumeurs
Fumer à proximité d'un enfant augmente
ses risques d'attaques et d'AVC à l'âge adulte.
Mort subite du
nourrisson,
crises d'asthme, rhino-pharyngites et otites à
répétition: ces effets directs du tabagisme passif
sur la santé des enfants sont désormais
connus. Des scientifiques viennent d'en révéler un nouveau, moins visible et
néanmoins préoccupant: l'épaississement durable de la paroi des artères, qui
augmente le risque de maladies cardio-vasculaires à l'âge adulte.
Les
chercheurs de l'université de Tasmanie ont analysé les données sur 25 ans de
deux populations, l'une finlandaise (2401 individus), l'autre australienne
(1375). Selon leurs calculs, publiés cette semaine dans la revue de la société
européenne de cardiologie, les enfants exposés au tabagisme passif, en général
par leurs parents, présentent des artères plus vieilles de 3,3 années par
rapport à leur âge réel. Cela équivaut à un épaississement moyen de 0,015 mm de
la paroi vasculaire par rapport aux enfants dont les parents ne fument pas. Cet
épaississement est «modeste», reconnaît l'auteure principale, Seana Gall, mais
il suffit à induire un sur risque irréversible de pathologies cardiovasculaires
ou d'accident vasculaire-cérébral à l'âge adulte.
«On
sait déjà que l'exposition à la fumée de tabac agit sur les artères en
réduisant leur capacité à se dilater. Mais cette étude montre que lorsque
l'exposition est régulière et prolongée chez l'enfant, elle entraine une
modification structurelle des artères qui s'épaississent précocement», explique
au Figaro le Pr Daniel Thomas, cardiologue l'hôpital de la
Pitié-Salpêtrière à Paris. Cette déformation favorise à terme le dépôt de
plaques de lipides sur la paroi artérielle qui peut s'altérer ou se boucher.
«Cela ne signifie pas que l'individu va faire un infarctus à
30 ans, néanmoins, c'est un petit handicap supplémentaire pour l'avenir de
l'enfant exposé, qui pourrait facilement être évité si les parents arrêtaient
de fumer», poursuit-il.
Le
Dr Gall rappelle par ailleurs que les enfants de fumeurs cumulent d'autres
indices sanitaires défavorables: ils sont par exemple plus fréquemment
eux-mêmes fumeurs à l'âge adulte, et présentent davantage de problèmes de
surpoids.
Parmi
les 4000 composants
chimiques identifiés
dans la fumée de cigarette, 250 sont nocifs et une cinquantaine est
cancérigène.
Les mesures pour réduire le tabagisme passif à la maison ou en voiture, lieux
où les enfants sont les plus exposés, sont rares mais en progression. À ce
jour, une petite dizaine de pays interdisent de fumer
au volant en compagnie d'un enfant, parmi lesquels l'Afrique du Sud,
Chypre, plusieurs provinces canadiennes et une poignée d'États américains. Le
Royaume-Uni s'apprêterait à les rejoindre. Par ailleurs, des études ont montré
que les lois interdisant de fumer dans les lieux publics conduisent les
particuliers à modifier leurs habitudes à la maison aussi, en choisissant par
exemple de fumer à l'extérieur. Toutefois, note Seana Gall, la réduction du
tabagisme passif chez les enfants est surtout observée dans les couches socioprofessionnelles
les plus élevées. Environ 40% des enfants dans le monde sont exposés au
tabagisme passif.
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