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Affichage des articles dont le libellé est Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT OMS). Afficher tous les articles
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jeudi 10 avril 2014

Cameroun: la loi anti tabac toujours en souffrance

Le tabac fait des ravages et gagne de plus en plus les adolescents, y compris les jeunes filles, les autorités camerounaises, elles, traînent toujours dans l'établissement d'un cadre réglementaire devant régir la lutte contre ce fléau. Pour preuve, l’avant projet de loi antitabac n'est toujours pas adopté. L'autre revers de la médaille, c'est que la cigarette participe activement à la propagation du cancer et des autres maladies non transmissible dans ce pays.

Comme un Bâtonnet qu’on n’aurait pas allumé, la loi anti tabac au Cameroun ne s’est pas encore embrasée, car, elle est reléguée au second plan par les autorités en place. Pourtant, le pays a ratifié la convention-cadre de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour la lutte anti tabac (CCLAT) en 2006 et les textes de lois préparés en 2010 suite à cette ratification ne sont toujours pas présentés  au Parlement. Et pendant ce temps, le tabagisme continue de faire des ravages dans notre pays en prenant des proportions de plus en plus inquiétantes.
Pour les cancérologues camerounais, il ne fait aucun doute. Le tabac est « le principal facteur de risque du cancer ». En effet, selon l’Oms, la cigarette est citée dans presque 20 à 30 % des cancers, des maladies cardio-vasculaires et des maladies respiratoires. « C'est quelque chose qu'il faut combattre à tous les niveaux, surtout le cancer du poumon où les preuves ont été apportées que le tabac est la principale cause » apprend-on du Comité national de lutte contre le cancer.  A cette liste l’association Sochimio (Solidarité chimiothérapie) y greffe tous les cancers au niveau de la cavité buccale, de la gorge, de l'œsophage, mais également d'autres qui semblent éloignés du contact direct avec la fumée de cigarette comme le cancer du sein, celui du col de l'utérus où ce facteur de risque est également retrouvé. « Il y a des estimations qui fixent à 15% le nombre de malades du cancer dû au tabac et montrent que la prévalence est très élevée chez les jeunes et les femmes ».
Tabac et scolarisation 
Dans les établissements scolaires, le tabac semble avoir trouvé écho favorable auprès des élèves.  En effet, 44% des élèves camerounais ont déjà eu un contact avec la cigarette, dont 5 % avant l’âge de 7 ans. On se souvient encore que près de 37 élèves avaient été renvoyés des établissements scolaires pour consommation de drogue et tabac.
Suite des institutions confessionnelles comme le collège la Retraite on fait des causeries éducatives avec les élèves sur la question du tabac.  Au sortir de cet entretien, les élèves ont montré leur inquiétude face à cette épidémie. « Dans les bâtiments qui accueillent les élèves du premier cycle, il nous arrive parfois de surprendre des élèves en train de fumer dans les classes, même s'ils savent les risques encourus». confie Roger Onana, étudiant en Seconde C. A sa suite Martine Essama élève au Lycée de Ngoa-Ekelle ne cache pas son inquiétude face à ce qu'elle qualifie de « montée en puissance de la cigarette » dans son école.
L’élève de terminale littéraire  confie que « Les élèves ne fument pas dans l'enceinte de l'école mais aux alentours, notamment dans le jardin public qui jouxte l’établissement. Ceci d’autant plus que l’école n’est totalement dans un enclot ». Avant de continuer d’un air pensif : « J'ai une copine âgée de 18 ans qui fume depuis quatre ans ». A l'en croire, « cette fille est entrée dans la cigarette par la faute de son père qui, à chaque fois qu'il terminait de fumer, lui remettait le reste du tabac pour qu'elle le jette à la poubelle. Une occasion qu'elle saisissait pour assouvir sa curiosité jusqu'à devenir prisonnière de la cigarette ».
Le refrain est le même chez quelques élèves du Lycée Bilingue d’Essos.  Un groupe de jeune garçon du dit établissement rencontré à l’arrêt taxi confirme la présence de la cigarette dans la frange jeune. Une situation qu'ils expliquent par un effet de mode, la curiosité, l'influence des amis et l’augmentation des restaurants qui offrent en apéritif de la Chicha.
Cependant les garçons ne manquent de jeter un regard accusateur sur les encadreurs qui, à leur avis, doivent être plus regardant envers les adolescents.
Payer moins et fumer plus
Au Cameroun, le commerce de la cigarette se fait sans aucun contrôle. La cigarette est vendue dans toutes les boutiques de quartiers, les étals des vendeurs de fruits, dans les call-box, dans les bars... Même un enfant qui se présente avec sa pièce de monnaie devant un vendeur de cigarette peut en disposer sans contrainte. A cela, il faut ajouter le fait que les prix du tabac au Cameroun défient toute concurrence, 15 Fcfa le bâton.  Ce qui fait que certains dans une situation que d’aucun qualifie de « payer moins pour plus de plaisir et un maximum de destruction ».
Une loi pour arrêter l’hécatombe
Au Cameroun, l'industrie du tabac semble être redoutée par le gouvernement. Ceci malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation et de plaidoyer fait auprès des autorités camerounaises la législation anti tabac semble avoir été relayé au second plan et l’Etat continue de soutenir la culture du tabac.
Malgré cet environnement très complexe, les acteurs ne baissent pas les bras. C’est le cas de la Coalition Camerounaise Contre le Tabac (C3T) du Dr Flore Ndembiyembé, une icône de la lutte anti tabac au Cameroun. Pour elle, il est important d’un coté d’informer les populations sur les méfaits du tabac et d’autre par des les protéger en adoptant une loi anti tabac forte. D'où le programme de la C3T qui ne vise qu'à l’adoption de cette loi qui contient tout ce qu'il faut faire pour lutter contre la cigarette»
Lenteurs administratives un frein 
« Les acteurs de la lutte contre le tabac font de l'activisme parce qu'ils savent très bien que l’avant projet de loi est à la Présidence ». C'est l'avis du ministère de la Santé publique. Des actions sont menées en ce moment par tous les acteurs de la lutte anti tabac pour que l’avant projet soit transmit au parlement pour son adoption.
Selon le C3T, le projet de loi passe en revue toutes les dispositions de la Convention cadre de l'OMS notamment son article 08 qui traite de la protection contre la fumée du tabac avec l'interdiction de fumer dans les lieux publics pour le bien des non-fumeurs. Dr Flore Ndembiyembe assure que l’avant projet de loi traite beaucoup d'aspects dont les informations à communiquer sur la composition du tabac, la règlementation de ces produits, de l'étiquetage des paquets de cigarette. Entre autres aspects, l’avant projet de loi milite pour l'interdiction de la publicité sur la cigarette, contrer le commerce illicite du produit du tabac notamment la gestion de la contrebande et de la contrefaçon, l'interdiction de la vente aux mineurs et par les mineurs.
Pour certains observateurs, il ne fait aucun doute que l’adoption d’une loi anti tabac au Cameroun est une affaire de volonté politique.

lundi 7 avril 2014

Lutte anti tabac : la science camerounaise s'investit dans la lutte anti tabac

Un rapport sur la prévention d'une épidémie de tabagisme en Afrique a été présenté à Yaoundé le 3 Avril.
La consommation de tabac est la première cause de décès qui peuvent être évités dans le monde. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que le tabac est la cause de 5,4 millions de décès en 2014 et de 100 millions au cours du 20e siècle. Le tabac provoque des maladies cardio-vasculaires et plusieurs formes de cancer, entre autres. Selon les statistiques de l’OMS, six millions de ces décès évitables sont dus à la consommation de tabac passif. Enfin, la consommation de tabac est réduit dans les pays développés mais augmente dans les pays sous-développés.
C'est pour ces raisons que le Réseau des académies des sciences africaines a produit un rapport sur le tabac et ses effets négatifs sur le thème « Prévenir une épidémie de tabagisme en Afrique : Un appel à l'action efficace pour favoriser la santé, le développement social et économique». Le rapport a été présenté hier, le 3 Avril, 2014 Yaoundé par l'Académie des Sciences du Cameroun.
S'exprimant à cette occasion, le président de l'Académie des Sciences du Cameroun, le professeur Samuel Domngang , a déclaré la présentation permettra aux décideurs et aux leaders invités à être inspiré par les conclusions et recommandations du rapport pour le bien de gouvernements et les peuples africains . Le rapport présente des recommandations fondées sur des preuves de la commission pour le contrôle du tabac en Afrique. Il décrit les stratégies qui devraient placer les politiques de lutte antitabac sur l'ordre du jour de leadership africain et invite d'autres groupes tels que les organisations de la société civile à participer à la responsabilité de protéger les populations vulnérables de la messagerie trompeuse et mensongère par l'industrie du tabac aussi .
La Coalition Camerounaise contre le tabac (C3T), invité pour la circonstance s’est entretenue avec l’assistance sur la question de la situation générale du tabagisme au Cameroun. Une présentation qui suscité nombre d'interrogation auprès de l'assistance.  Interrogation d'ailleurs levés par la Coalition.

jeudi 26 décembre 2013

Le Cameroun souffre de tabagisme


Yaoundé, dans un Café de la ville le 24 décembre 2013. Les disciples de Bacchus entre deux gorgées d’hydromel célèbrent la naissance de Jésus Christ. Ici les voutes de fumées de leur cigarettes aux odeurs peu délicates enfument  le bistrot en s’élevant allègrement vers une affiche « interdit de fumer ». Ceci, dans l’indifférence des clients du bar. Seul le gérant de l’institution et quelques de ses serveuses demandent aux fumeurs de sortir de salle du Bistrot pour la terrasse. Là-bas, ils peuvent griller une cigarette sans problème.
Au Cameroun, elles ne sont pas nombreuses les institutions et personnes qui portent des actions aussi louables en matière de lutte contre le tabagisme. La plupart des bons élèves se recrutent au sein des formations sanitaires et des institutions dont les patrons souffrent de problèmes respiratoires. 
 Une législation faible
Pour lutter contre le tabac et ses méfaits, le Cameroun a pris nombre de mesure dont les plus importantes sont  sans doute : la ratification de la Convention Cadre de l’OMS pour la lutte anti Tabac ;  la loi N°2006/018 du 29 décembre 2006 régissant la publicité au Cameroun, l’arrêté N°967 MINSANTE/MINCOMMERCE du 25 Juin 2007 portant marquage sanitaire des emballages des produits à base de tabac.  Aujourd’hui, force est de constater que malgré l’application de ces mesures juridiques, les risques liés au tabagisme dans notre pays sont de plus en plus grand.  Résultat, 17,5 % de la population est fumeur. 37% de la population camerounaise est exposé à la fumée dans les lieux publics et par conséquent  aux même risques sanitaires que les fumeurs.
Plus de 15, 5%  des jeunes consomme du tabac, sous diverses formes, notamment la chicha et les joints de cannabis. Le narguilé, depuis longtemps populaire en en Afrique subsaharienne  est de plus en plus prisé dans les métropoles Camerounaise, où ce mode de consommation séduit les jeunes et en particulier les filles. « C’est un produit associé à la convivialité. Or une chicha, c’est l’équivalent de 40 cigarettes », explique le professeur Hichem Aouina, pneumologue, membre de la Commission nationale tunisienne de la lutte contre le tabagisme.
Autre signe inquiétant l’âge de la première cigarette. « Avant  7 ans, la prévalence tourne autour de 5 % »
Publicité sournoise
Au Cameroun la publicité en faveur du tabac est interdite.  Mais au quotidien, l’on remarque que cette loi reste l’apanage des médias.  Les cigarettiers qui font des efforts dans les grandes villes profitent de la faiblesse de cette loi  et de celle du système pour améliorer leur stratégie marqueting.  En effet Ils continuent à faire de la publicité mais de façon sournoise. Et s’ils font quelques efforts dans les villes, rien n’a changé dans les zones rurales.
 Si l’OMS et la Coalition Camerounaise contre le Tabac ont récolté le plus de données possible, il est encore difficile d’évaluer l’impact des politiques de sensibilisation. « Les choses changent malgré tout », estime le docteur Flore Ndembiyembé, Présidente du  conseil d’administration de l’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique et présidente de la Coalition Camerounaise Contre le Tabac.
 « Les populations sont de plus en plus informés des dangers liés à cette addiction. Il faut cependant regretter qu’aucun accompagnement au sevrage ne soit soutenu par les pouvoirs publics. »
Au Cameroun Comme dans la plupart des pays africains, les patchs et autres formes de substituts nicotiniques ne sont disponibles que dans quelques points de vente et, de toute façon, hors de portée de la plupart des porte-monnaie. Pas étonnant dans ces conditions que les fumeurs les plus réguliers se trouvent parmi les populations les plus pauvres.
Au Cameroun, La consommation, sous toutes ses formes, est aisée même les mineurs s’y lancent sans problème. Ici,  À toute heure, dans quasiment tous les quartiers des grandes villes, mais aussi dans les villages les plus reculés, on  trouve toujours un vendeur de rue ou une boutique est ouverte.  Le paquet de cigarette le plus couteux est de 1500 et le moins couteux 300 Fcfa, alors que la boîte de 36 gommes à mâcher à la nicotine coûte 4000 F CFA. Aucune compagnie d’assurance-maladie ne prend en charge les frais de sevrage. Une situation qui fait en sorte que le tabac soit le produit le plus vulgaire du pays.  Plus facile à trouver qu’un comprimé de Nivaquine. 
Lueur d’espoir
Le problème est un peu le même partout. Le Cameroun comme d’autres  États africains a adhéré à la Convention Cadre de l’OMS pour la Lutte Anti Tabac, mais sa mise en œuvre et son application  traînent. En effet, il n’existe pas de véritable politique nationale anti tabac, les efforts de lutte conduite par la Société civile sont financés par des bailleurs de fonds.
Toutes fois il convient de dire que de gestes quotidiens posés par les populations camerounaises  montrent  que le message de lutte anti tabac passe. Dans les écoles les enfants reçoivent des enseignements sur les méfaits du Tabac. Dans les rues et les associations de plus de conversation sont alimentés par le tabac et ses effets néfastes. Dans certaines résidences, il est interdit de fumer. Les médias quant à eux, en ont fait un sujet phare.
Au regard de l’état actuel de l »épidémie de tabagisme au Cameroun, l’adoption d’une loi anti tabac conforme aux dispositions de la Convention Cadre de l’OMS pour la lutte anti tabac est la solution idoine pour le lutter contre se mal dans notre pays et protéger la santé de nos populations et notre environnement des effets dévastateurs du tabac.
Afrique : Cancers en hausse
« Lorsque j’étais pneumologue à N’Djamena, j’avais, en 1989, un cas de cancer du poumon tous les deux mois; en 1999, nous en étions déjà à quatre à cinq cas par mois », se souvient le docteur Jean-Pierre Baptiste, aujourd’hui en charge du programme régional de lutte contre le tabagisme à l’OMS. Même tendance en Tunisie, où, selon Wilded Ben Ayoub, le cancer du poumon arrive en tête des cancers chez les hommes. « Et d’ici à 2024, il y en aura quasiment quatre fois plus qu’aujourd’hui », prévoit cette tabacologue qui tient une consultation gratuite à l’institut Salah Azaïz de Tunis. De moins bonne qualité, les cigarettes vendues en Afrique ont souvent une plus forte teneur en nicotine et en goudron. Elles sont donc plus additives et plus dangereuses, selon l’OMS. Pas de quoi être optimiste. « Il faut agir maintenant pour ne pas atteindre les niveaux de consommation des pays du Nord, avertit Jean-Pierre Baptiste. L’Afrique n’est qu’au début de l’épidémie. »

jeudi 12 décembre 2013

Tabagisme : la situation est préoccupante au Cameroun.

Toutes les études menées sur le tabac et ses produits ont prouvés qu’il est une substance dangereuse pour la santé. Malgré ces résultats, le tabac fait aujourd’hui l’objet d’une grande consommation. Face a cette situation le Cameroun conscient du danger que représente le tabac a ratifié la Convention Cadre pour la Lutte Anti Tabac (CCLAT) en 2006.
Cette convention, en son article 6 alinéas 3 exige des Etats parties l’élaboration des rapports périodiques. Une exigence à laquelle le Cameroun a toujours souscrit. C’est d’ailleurs dans ce cadre que la Société Civile, sous la bannière de la Coalition Camerounaise à organisé le 12 novembre 2013 à Yaoundé une rencontre de dissémination de son « Shadow Repport » sur la mise en œuvre des articles 5.3 et 13 de la CCLAT, ainsi qu’un point de presse portant présentation dudit Rapport Alternatif. Un rapport élaboré avec l’appui de Framework Convention Alliance(FCA).
Cette rencontre avec pour objectif  la présentation aux journalistes du Rapport alternatif de la Société Civile sur la mise en œuvre articles 5.3 et 13 de la CCLAT, portant respectivement sur l’ingérence de l’industrie du tabac dans le processus de mise en œuvre des politiques de Sante publique (article 5.3) et publicité en faveur du tabac,  promotion et  parrainage (Article 13).
Dans son propos introductif,  M. Pascal AWONO, le Coordonateur du projet « Shadow Repport » a d’abord la souhaité la bienvenue aux médias. Après avoir données les motivations qui soutiennent l’élaboration  de ce Rapport Alternatif,  il  a fait une présentation détaillé du dit rapport  aux participants présents dans la salle. Articulation durant laquelle le Shadow Report et le dossier de presse ont été distribués aux journalistes
LE RAPPORT EN BREF                                                                
Composé de trente-sept pages, ce rapport  présente l’état des lieux du tabagisme dans notre pays, les mesures et actions déjà entreprises et les perspectives auxquelles notre pays reste engagé.  Aussi, le rapport traite en conformité avec les dispositions de la CCLAT et des orientations issues de la formation à l’élaboration des « Shadow Report Pays », le rapport traite deux axes importants notamment :   la mise en œuvre des articles 5.3 et  13 de la CCLAT.
Le rapport révèle que l’usage et la consommation des produits à base de tabac est une pratique courante au Cameroun. L’OMS estime à 17,5%, la population camerounaise concernée dont 28,8% des hommes et 8,1 % des femmes. Des chiffres proches de ceux de l’enquête globale sur le personnel enseignant (GSPS) qui relève que 27% des enseignants sont des usagers actuels de tabac, dont 19% des fumeurs de cigarettes.
Globalement 37 % des Camerounais sont exposés au tabagisme, avec une prévalence plus élevée en milieu jeune, pour lequel 44 % d'élèves ont déjà goutté au tabac dont 5 % avant l'âge de 7 ans.
Le GYTS relève que 15% des jeunes scolarisés âgés de 13 à 15 ans ont déjà fumé une cigarette dont 9,2% des filles. 31% des jeunes de cette tranche d’âge ont expérimenté le tabac avant l’âge de 10 ans, et 10% de ceux qui n’avaient jamais essayé de fumer envisageaient de le faire dans les 12 mois qui ont précédé l’enquête.
L’étude montre que l’exposition à la fumée du tabac est une réalité; 25% et 50% des jeunes sont exposés à la fumée du tabac respectivement à domicile et dans les lieux publics. Environ 5% d’enseignants fument dans l’enceinte des établissements scolaires. En milieu universitaire 60 % des fumeurs sont âgés d'environ 20 ans.

Mise en œuvre de l’article 5.3 de la CCLAT
S’agissant de la mise en œuvre de l’article 5.3 de la CCLAT,  le rapport mentionne au sujet de  « l’ingérence de l’industrie du tabac  dans la mise  œuvre des politiques de santé publique en matière de lutte anti tabac », qu’il n’existe pas officiellement de cadres de concertation dans lesquelles l’industrie du tabac serait amené à formuler ses opinions sur les politique de lutte anti tabac. Toutefois, le rapport révèle qu’en plus de la subvention allouée par l’Etat pour la culture du tabac, des hauts cadres avec rang de directeur général et des membres de l’Assemblée nationale travailleraient pour l’industrie du tabac (IDT).
L’absence de transparence observée à certains niveaux de décision est entretenue par la conjonction de deux éléments : la méconnaissance des dispositions de la CCLAT relatives à la protection des politiques publiques contre les intérêts commerciaux et autres de l’industrie du tabac et l’inexistence d’un organe institutionnel chargé de définir et de mettre en œuvre une politique globale de contrôle du tabac.
Mise en œuvre de l’article 13 au Cameroun
Sur le plan de la mise en œuvre de l’article 13 de la CCLAT, portant interdiction globale de la publicité, de la promotion et du parrainage,  le rapport révèle que  la loi n° 2006/018 du 29 décembre 2006 régissant  la publicité au Cameroun interdit en son article 39 les publicités en faveur des cigarettes et autres produits du tabac sont interdites dans la presse écrite, par voie de radiodiffusion sonore, de radiodiffusion télévisuelle, d'affichage publicitaire et de cinéma ou de toute autre structure assimilable. Selon les révélations de ce rapport cette disposition semble la plus respectée par l’industrie du tabac.  L’enquête fait cependant savoir que l’IDT pour palier a cette interdiction a développé des stratégies alternative tels que : le marketing direct, la publicité a travers les gadgets de communication.   

La lecture des donnés de ce rapports fait comprendre aux un et aux autres l’importance et l’urgence de l’adoption d’une loi anti tabac.

jeudi 31 octobre 2013

Gabon/ lutte anti tabac : la société civile veut la ratification de Convention la Cadre de l’OMS pour la Lutte Anti Tabac (CCLAT)

Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Paul Toungui, vient de soumettre au Sénat un projet de loi autorisant le chef de l’Etat à ratifier de Convention Cadre de l’OMS pour la Lutte Anti Tabac (CCLAT), signée par le Gabon en 2003.

Ce document stratégique identifie les axes législatifs, fiscaux et communicationnels de la lutte contre le tabagisme pour orienter et coordonner les politiques publiques en la matière. La ratification de cette convention permettrait au département gabonais de la Santé publique d’élaborer des lois et campagnes de sensibilisation pour endiguer ce phénomène aux fortes répercussions sanitaires et économiques.
La lutte contre le tabagisme s’invite enfin en Afrique subsaharienne, devenu un marché privilégié du secteur depuis que l’occident a durcit ses positions face au « bâtonnet de la mort ».
Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Paul Toungui, a récemment soumis à l’examen des sénateurs un projet de loi autorisant le chef de l’Etat à ratifier la convention cadre de lutte anti-tabac de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), élaborée le 23 mai 2003 à Genève et signée par le Gabon le 22 août de la même année.
La ratification de ce document permettrait aux autorités gabonaises d’élaborer et de coordonner des mesures et des politiques nationales de lutte contre les tabagismes, actifs et passifs, sur l’étendue du territoire national.
« L’idée de l’adoption de cette convention était de doter la communauté internationale d’un instrument de coopération chargé de fixer des règles relatives à la réduction de la demande et de l’offre de tabac », a expliqué le chef de la diplomatie gabonaise.
Ce document cadre « met au point une stratégie globale visant à réglementer des substances engendrant la dépendance », a souligné Paul Toungui, avant de préciser que ce texte a pour but de « protéger les générations actuelles et futures des effets sanitaires, sociaux, environnementaux et économiques dévastateurs dus à la consommation du tabac et à l’exposition à la fumée de tabac ».
Pour coordonner la mise en œuvre au niveau national, régional et international des politiques de lutte contre le tabagisme, la convention cadre de l’OMS définit un ensemble d’obligations générales des parties membres.

Les pays ayant ratifié la convention s’engagent à mettre en œuvre des stratégies et des programmes nationaux multisectoriels de lutte antitabac et  coopèrent en vue de formuler des mesures et des axes pour la mise en œuvre de la convention et l’obtention de financements.

mardi 23 juillet 2013

Convention-Cadre de l'Oms pour la lutte antitabac

 La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac est le premier traité négocié sous les auspices de l'Organisation mondiale de la Santé. Il s’agit d’un traité fondé sur des données factuelles, qui réaffirme le droit de tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. La Convention représente une évolution fondamentale en ce sens qu'elle met au point une stratégie visant à réglementer des substances engendrant la dépendance ; à la différence des précédents traités de lutte contre la drogue, la Convention-cadre affirme l'importance des stratégies de réduction de la demande au même titre que de réduction de l'offre.
La Convention-cadre de l’OMS a été élaborée à la suite de la mondialisation de l’épidémie de tabagisme. La propagation de cette épidémie est facilitée par un ensemble de facteurs complexes ayant des effets transfrontaliers, notamment la libéralisation des échanges commerciaux et les investissements étrangers directs. D’autres facteurs comme la commercialisation mondiale, les activités transnationales de publicité, de promotion et de parrainage et le mouvement international des cigarettes de contrebande ou contrefaites ont également contribué à l’explosion du tabagisme.
Les dispositions fondamentales concernant la réduction de la demande font l’objet des articles 6 à 14:
• Mesures financières et fiscales visant à réduire la demande de tabac, et
• Mesures autres que financières visant à réduire la demande de tabac, à savoir:
  • Protection contre l’exposition à la fumée du tabac ;
  • Réglementation de la composition des produits du tabac ;
  • Réglementation des informations sur les produits du tabac à communiquer
  • Conditionnement et étiquetage des produits du tabac ;
  • Éducation, communication, formation et sensibilisation du public ;
  • Publicité en faveur du tabac, promotion et parrainage ; et
  • Mesures visant à réduire la demande en rapport avec la dépendance à l’égard du tabac et le sevrage tabagique.
Les dispositions fondamentales visant à réduire l’offre font l’objet des articles 15 à 17:
  • Commerce illicite des produits du tabac ;
  • Vente aux mineurs et par les mineurs ; et
  • Fourniture d’un appui à des activités de remplacement économiquement viables.
La Convention-cadre a été ouverte à la signature du 16 au 22 juin 2003 à Genève, puis du 30 juin 2003 au 29 juin 2004 à New York, au siège de l'ONU, dont le Secrétaire général est le dépositaire du traité. Ce traité, qui est maintenant fermé à la signature, compte 168 signataires, dont la Communauté européenne, soit un nombre sans précédent dans toute l’histoire de l’ONU. Les États signataires ont exprimé leur volonté de s’efforcer de bonne foi de la ratifier, de l’accepter ou de l’approuver et de s’abstenir d’agir de façon contraire aux objectifs qui y sont contenus. Les autres pays peuvent encore devenir parties à la Convention par adhésion, en un processus d’une seule étape équivalant à la ratification.

La Convention est entrée en vigueur le 27 février 2005, 90 jours après adhésion, ratification, acceptation ou approbation par 40 états.

jeudi 18 juillet 2013

Lutte contre le tabagisme : l'Oms présente son rapport mondiale sur l'épidémie du tabagisme 2013

Quatrième d'une série de rapports périodiques sur l'étendue et la nature de l'épidémie de tabagisme et des mesures pour y mettre fin,  le rapport mondiale sur l'épidémie du tabagisme 2013 présente les dernières données mondiales et nationales sur la prévalence de l'usage du tabac et sur ​​l'impact des mesures de réduction de la demande connus par leur MPOWER acronyme. Le rapport aura un accent particulier sur l'application de l'interdiction de la publicité pour le tabac, la promotion et le parrainage.


Le succès continu dans la lutte mondiale contre le tabac est détaillé dans cette année Rapport de l'OMS sur l'épidémie mondiale de tabagisme, 2013. Le quatrième de la série, le rapport de cette année présente l'état ​​d'avancement des mesures MPOWER (programme de lutte antitabac établi en 2008), avec des données spécifiques au pays mises à jour et regroupées jusqu'en 2012. En outre, le rapport fournit un accent particulier sur la législation visant à interdire la publicité du tabac, la promotion et le parrainage (TAPS) dans les États membres de l'OMS et une analyse en profondeur de TAPS interdictions ont été réalisées, permettant une compréhension plus détaillée des progrès accomplis et les défis à venir dans ce domaine.

Les progrès en atteignant le plus haut niveau de réussite dans la lutte antitabac est un signe du succès grandissant de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT OMS) et fournit des preuves solides qu'il ya une volonté politique de lutte contre le tabagisme aux niveaux national et mondial. Environ 2,3 milliard de personnes sont désormais couverts par au moins une mesure de contrôle du tabac au plus haut niveau de réalisation. Cela est dû aux mesures prises par de nombreux États Membres de l'OMS pour lutter contre l'épidémie de tabagisme. Ces pays ne peuvent être tenus comme des modèles d'action pour les nombreux pays qui ont besoin d'en faire plus pour protéger leur population contre les méfaits du tabagisme.

Pour accéder à l'intégralité de ce rapport, cliquer sur: http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/85380/1/9789241505871_eng.pdf