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jeudi 24 septembre 2015

Industrie du tabac: publicité illégale pour recruter de nouveaux fumeurs

Entre emballages glamours, cigarette-girls, affiches publicitaires et gadgets de communication, l'industrie du tabac mène l'offensive pour recruter de nouveaux consommateurs.
Des cas de publicité illégale des produits de tabac au Cameroun
Décidément,  l'industrie du tabac ne rate pas une occasion pour faire du Cameroun un fumoir et un mouroir. En effet,de nouvelles campagnes publicitaires sont lancées et de nouvelles marques de cigarettes font leur entrée dans le marché. La dernière en date c'est la marque "ESSE" disponible sur les étals depuis quelques semaines. Produit par la Korea Tobacco & Ginseng Corporation (KT&G), cette marque fait l'objet d'une grande campagne de promotion dans la ville de Yaoundé. Le déploiement fait pour connaître la marque est plus important dans les villes universitaires. C'est cas de la ville de Soa où l'on observe la recrudescence d'affiches publicitaires et de gadgets (parasols…).
Selon la Société civile camerounaise, l'intensité de cette campagne à proximité des campus universitaires a pour objectif le recrutement de nouveaux consommateurs de tabac. En effet, "Pour remplacer les fumeurs qui décèdent, les cigarettiers recrutent  de nouveaux consommateurs  parmi les jeunes.

lundi 7 juillet 2014

Culture du tabac : Les parlementaires laisseront-ils mourir les camerounais ?

Alors que d’autres régions bénéficient de meilleurs projets, les populations de l’Est, déjà très pauvres et marginalisées au milieu de leurs richesses forestières et minières reçoivent un coup de gourdin fatal : la culture du tabac.
Les parlementaires, les Maires et les leaders d’opinion de la région de l’Est ont gardé un mutisme à l’annonce faite par le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) ESSIMI MENYE, du financement jusqu’à concurrence de plus de cent cinquante millions (150.000.000f Cfa) à la culture du tabac dans l’Est Cameroun.  Pourquoi n’avoir pas choisi le Centre, le Sud, l’Adamaoua ou le Nord, d’autant plus que cette plante pousse partout ? Il y a des régions qui ont bénéficié de plusieurs projets agricoles à la fois (maïs, cacao, manioc) telles les régions du Centre et Sud.

jeudi 12 juin 2014

Lutte contre le tabagisme : deux mesures choc

Selon Le Figaro, le projet de loi que la ministre de la Santé va présenter le 17 juin prévoit la mise en place de paquets de cigarettes neutres et l'interdiction de la cigarette électronique.
Pour faire baisser le tabagisme, il faut, selon lui, d'abord lutter contre le marché parallèle et interdire efficacement la vente de tabac par Internet. « On stigmatise les buralistes », déplore-t-il, en rappelant que 720 d'entre eux ont fermé leurs portes en 2013.

La Seita Imperial Tobacco, dans un communiqué,  juge qu'« aucun recul de laconsommation n'a été observé » en Australie depuis la mise en place de ce type de paquet. « Le marché du tabac a même augmenté de 0,3 % en volume », note le cigarettier. Le fabricant estime par ailleurs que cette mesure va « faciliter le travail des contrefacteurs » et représente « une atteinte manifeste au droit de la propriété », ce qui pourrait valoir aux fabriquants de cigarettes des indemnités « de plusieurs centaines de millions d'euros pour le seul Etat français ».
Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme (CNCT), est quant à lui convaincu qu'il s'agit d'une « bonne mesure » car le paquet de cigarettes est utilisé comme un « instrument de marketing ».
« L'objet de séduction doit devenir un objet d'information. Poursurvivre, l'industrie du tabac doit recruter entre 200 000 et 300 000 nouveaux fumeurs chaque année. Et un paquet neutre, les jeunes trouvent que ce n'est pas attractif. »
« Le paquet neutre est une sorte de bombe atomique », juge Yves Bur, président de l'Alliance contre le tabac, une coalition d'une trentaine d'organisations. L'ancien député UMP rappelle qu'il avait lui-même déposé une proposition de loi en ce sens en 2010. 
« Cela aura un impact auprès des jeunes qui sont sensibles à l'imaginaire et à la symbolique des marques. La mesure, en soi, ne va pas être déterminante. Mais elle doit s'inscrire dans un catalogue. »
Pour le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, et président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT), il serait « incompréhensible » qu'une telle mesure ne soit pas prise. « C'est le dernier endroit où l'industrie du tabac fait encore de la publicité », dit-il.
Brice Lepoutre, président de l'Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique (Aiduce), considère qu'il s'agirait d'une « mesurette qui ne servirait à rien »« Tous mes collègues fumeurs ont un cache-paquet », dit-il.
Interdiction du vapotage dans les lieux publics
Pour Yves Martinet, du CNCT, cette interdiction serait « une bonne chose » . D'une part parce que cela participe de la « dénormalisation de la consommation de tabac », d'autre part parce qu'il existe, selon lui, du « vapotage passif »
« On a retrouvé de la cotinine [un dérivé de la nicotine] dans le sang de personnes qui ne vapotent pas et qui se trouvaient dans la même pièce que des personnes vapotant. »
Yves Bur, de l'Alliance contre le tabac, se prononce lui aussi pour une interdiction du vapotage « selon les mêmes règles que celles des produits du tabac ». « Il fautétablir une règle simple, dit-il : On ne vapote pas dans les lieux où on ne peut pasfumer. »
« Traiter l'utilisateur de cigarette électronique comme celui de cigarette n'est pas choquant », estime Bertrand Dautzenberg, de l'OFT, pour qui il s'agit d'une« règle de vivre-ensemble »
Brice Lepoutre, au nom des « vapoteurs », assure au contraire qu'une telle interdiction serait « une catastrophe sanitaire ».
« Quand la vapote est interdite dans les entreprises, beaucoup de personnes redeviennent fumeuses, car avec la cigarette électronique la nicotine a un effet de quinze à trente minutes, contre environ une heure avec la vraie cigarette. »
Le président de l'Aiduce avance un autre argument.« Plus de 200 études assurent que le vapotage passif n'existe pas. Les taux de cotinine retrouvés n'ont pas de signification clinique. Et le danger, c'est le tabac. Le fumeur ne meurt pas de la nicotine mais de toutes les cochonneries qu'il y a autour. »
Rendre possible un nouveau type d'action de groupe
Les actions de groupe (class action) dans le secteur de la santé pourraient êtreautorisées, ce qui permettrait aux plaignants de ne pas saisir seuls la justice dans le cadre des scandales sanitaires. Une mesure « extrêmement intéressante », pour Yves Bur, le président de l'Alliance contre le tabac. 
« J'espère simplement que les modalité pour attaquer les multinationales de la mort seront simples et que ce ne sera pas un parcours du combattant juridique. »
Un enthousiasme que partage Yves Martinet, du CNCT, pour qui « il faut que l'industrie du tabac soit face à ses responsabilités, c'est-à-dire la vente d'un produit qui tue. »

jeudi 10 avril 2014

Cameroun: la loi anti tabac toujours en souffrance

Le tabac fait des ravages et gagne de plus en plus les adolescents, y compris les jeunes filles, les autorités camerounaises, elles, traînent toujours dans l'établissement d'un cadre réglementaire devant régir la lutte contre ce fléau. Pour preuve, l’avant projet de loi antitabac n'est toujours pas adopté. L'autre revers de la médaille, c'est que la cigarette participe activement à la propagation du cancer et des autres maladies non transmissible dans ce pays.

Comme un Bâtonnet qu’on n’aurait pas allumé, la loi anti tabac au Cameroun ne s’est pas encore embrasée, car, elle est reléguée au second plan par les autorités en place. Pourtant, le pays a ratifié la convention-cadre de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour la lutte anti tabac (CCLAT) en 2006 et les textes de lois préparés en 2010 suite à cette ratification ne sont toujours pas présentés  au Parlement. Et pendant ce temps, le tabagisme continue de faire des ravages dans notre pays en prenant des proportions de plus en plus inquiétantes.
Pour les cancérologues camerounais, il ne fait aucun doute. Le tabac est « le principal facteur de risque du cancer ». En effet, selon l’Oms, la cigarette est citée dans presque 20 à 30 % des cancers, des maladies cardio-vasculaires et des maladies respiratoires. « C'est quelque chose qu'il faut combattre à tous les niveaux, surtout le cancer du poumon où les preuves ont été apportées que le tabac est la principale cause » apprend-on du Comité national de lutte contre le cancer.  A cette liste l’association Sochimio (Solidarité chimiothérapie) y greffe tous les cancers au niveau de la cavité buccale, de la gorge, de l'œsophage, mais également d'autres qui semblent éloignés du contact direct avec la fumée de cigarette comme le cancer du sein, celui du col de l'utérus où ce facteur de risque est également retrouvé. « Il y a des estimations qui fixent à 15% le nombre de malades du cancer dû au tabac et montrent que la prévalence est très élevée chez les jeunes et les femmes ».
Tabac et scolarisation 
Dans les établissements scolaires, le tabac semble avoir trouvé écho favorable auprès des élèves.  En effet, 44% des élèves camerounais ont déjà eu un contact avec la cigarette, dont 5 % avant l’âge de 7 ans. On se souvient encore que près de 37 élèves avaient été renvoyés des établissements scolaires pour consommation de drogue et tabac.
Suite des institutions confessionnelles comme le collège la Retraite on fait des causeries éducatives avec les élèves sur la question du tabac.  Au sortir de cet entretien, les élèves ont montré leur inquiétude face à cette épidémie. « Dans les bâtiments qui accueillent les élèves du premier cycle, il nous arrive parfois de surprendre des élèves en train de fumer dans les classes, même s'ils savent les risques encourus». confie Roger Onana, étudiant en Seconde C. A sa suite Martine Essama élève au Lycée de Ngoa-Ekelle ne cache pas son inquiétude face à ce qu'elle qualifie de « montée en puissance de la cigarette » dans son école.
L’élève de terminale littéraire  confie que « Les élèves ne fument pas dans l'enceinte de l'école mais aux alentours, notamment dans le jardin public qui jouxte l’établissement. Ceci d’autant plus que l’école n’est totalement dans un enclot ». Avant de continuer d’un air pensif : « J'ai une copine âgée de 18 ans qui fume depuis quatre ans ». A l'en croire, « cette fille est entrée dans la cigarette par la faute de son père qui, à chaque fois qu'il terminait de fumer, lui remettait le reste du tabac pour qu'elle le jette à la poubelle. Une occasion qu'elle saisissait pour assouvir sa curiosité jusqu'à devenir prisonnière de la cigarette ».
Le refrain est le même chez quelques élèves du Lycée Bilingue d’Essos.  Un groupe de jeune garçon du dit établissement rencontré à l’arrêt taxi confirme la présence de la cigarette dans la frange jeune. Une situation qu'ils expliquent par un effet de mode, la curiosité, l'influence des amis et l’augmentation des restaurants qui offrent en apéritif de la Chicha.
Cependant les garçons ne manquent de jeter un regard accusateur sur les encadreurs qui, à leur avis, doivent être plus regardant envers les adolescents.
Payer moins et fumer plus
Au Cameroun, le commerce de la cigarette se fait sans aucun contrôle. La cigarette est vendue dans toutes les boutiques de quartiers, les étals des vendeurs de fruits, dans les call-box, dans les bars... Même un enfant qui se présente avec sa pièce de monnaie devant un vendeur de cigarette peut en disposer sans contrainte. A cela, il faut ajouter le fait que les prix du tabac au Cameroun défient toute concurrence, 15 Fcfa le bâton.  Ce qui fait que certains dans une situation que d’aucun qualifie de « payer moins pour plus de plaisir et un maximum de destruction ».
Une loi pour arrêter l’hécatombe
Au Cameroun, l'industrie du tabac semble être redoutée par le gouvernement. Ceci malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation et de plaidoyer fait auprès des autorités camerounaises la législation anti tabac semble avoir été relayé au second plan et l’Etat continue de soutenir la culture du tabac.
Malgré cet environnement très complexe, les acteurs ne baissent pas les bras. C’est le cas de la Coalition Camerounaise Contre le Tabac (C3T) du Dr Flore Ndembiyembé, une icône de la lutte anti tabac au Cameroun. Pour elle, il est important d’un coté d’informer les populations sur les méfaits du tabac et d’autre par des les protéger en adoptant une loi anti tabac forte. D'où le programme de la C3T qui ne vise qu'à l’adoption de cette loi qui contient tout ce qu'il faut faire pour lutter contre la cigarette»
Lenteurs administratives un frein 
« Les acteurs de la lutte contre le tabac font de l'activisme parce qu'ils savent très bien que l’avant projet de loi est à la Présidence ». C'est l'avis du ministère de la Santé publique. Des actions sont menées en ce moment par tous les acteurs de la lutte anti tabac pour que l’avant projet soit transmit au parlement pour son adoption.
Selon le C3T, le projet de loi passe en revue toutes les dispositions de la Convention cadre de l'OMS notamment son article 08 qui traite de la protection contre la fumée du tabac avec l'interdiction de fumer dans les lieux publics pour le bien des non-fumeurs. Dr Flore Ndembiyembe assure que l’avant projet de loi traite beaucoup d'aspects dont les informations à communiquer sur la composition du tabac, la règlementation de ces produits, de l'étiquetage des paquets de cigarette. Entre autres aspects, l’avant projet de loi milite pour l'interdiction de la publicité sur la cigarette, contrer le commerce illicite du produit du tabac notamment la gestion de la contrebande et de la contrefaçon, l'interdiction de la vente aux mineurs et par les mineurs.
Pour certains observateurs, il ne fait aucun doute que l’adoption d’une loi anti tabac au Cameroun est une affaire de volonté politique.

vendredi 21 mars 2014

US : les lois anti-tabac ont sauvé des vies

Les mesures anti-tabac prises aux Etats-Unis, comme l'augmentation des impôts sur les cigarettes et la mise en place de campagnes d'information, ont permis d'éviter près de 800.000 morts dues au cancer du poumon de 1975 à 2000, selon une étude publiée hier.
Si tous les Américains avaient cessé de fumer après le premier avertissement contre les dangers du tabac émis en 1964 par les autorités sanitaires américaines, 2,5 millions de personnes au total ne seraient pas mortes prématurément dans la période de 36 ans qui a suivi, selon les auteurs de cette analyse. L'étude, qui a été financée par l'Institut américain du Cancer (NCI), paraît dans la revue publiée par cet organisme fédéral.
Ces chercheurs ont pu reconstituer dans leur modèle la consommation détaillée de cigarettes par des personnes nées entre 1890 et 1970. Ils ont ensuite appliqué un modèle informatique sur la fréquence des cancers pulmonaires dans ce groupe.
« Ces résultats fournissent une bonne illustration des effets dévastateurs du tabac dans notre pays et de l'énorme intérêt de réduire le taux de tabagisme", souligne le Dr Robert Croyle, directeur de la division de contrôle du cancer au NCI. "Bien que d'importants progrès aient été accomplis contre le tabagisme, on ne peut pas relâcher nos efforts", insiste-t-il dans un communiqué, ajoutant que la poursuite de la lutte contre l'usage du tabac continue à être une des grandes priorités médicales, scientifiques et de santé publique ».
« Cette étude représente la première tentative de quantifier l'impact des changements concernant le tabagisme sur la mortalité par cancer pulmonaire... », précise le Dr Suresh Moolgavkar du Fred Hutchinson Cancer Research Center à Seattle (Etat de Washington, nord-ouest), le principal auteur.

mercredi 19 mars 2014

Sénégal : Quand les fumeurs saluent la nouvelle loi anti-tabac


La nouvelle loi interdisant de fumer dans les lieux publics au Sénégal est aussi populaire que celle relative à la réduction du prix du loyer, voté en janvier dernier.
Dans les rues de Dakar, capitale sénégalaise, les fumeurs saluent au même titre que les non-fumeurs, la décision des députés d'interdire le tabac dans les espaces publics.  
L'Assemblée nationale sénégalaise a adopté vendredi dernier, à l'unanimité, le projet de loi interdisant de fumer dans les lieux publics. Beaucoup s'attendait alors à une réaction négative des fumeurs sénégalais après le vote de cette loi. Mais non. Interrogés par Xinhua,
ils apprécient positivement la décision des parlementaires.  
Abdoul Gaye, mécanicien qui à la trentaine, fume depuis maintenant six ans. Il juge salutaire l'interdiction de fumer dans les lieux publics.
« Les non-fumeurs désormais ne seront plus enfumés. Et cette loi nous (les fumeurs) permet de mesurer l'ampleur du danger du tabac. Personnellement, je veux saisir cette occasion pour arrêter de fumer », explique M. Gaye, un bâton de cigarette pincé entre les deux doigts.
Comme Abdoul, ils sont nombreux les fumeurs qui, en plus de saluer cette loi, veulent en profiter pour mettre une croix sur le tabac. C'est le cas d'Oumar Watt, enseignant à la retraire.
« Nous savons que la cigarette est nuisible mais, il n'y avait aucune mesure pour nous dissuader. Mais maintenant qu'il y a cette loi qui interdit de fumer n'importe comment et n'importe où, beaucoup comme moi préféreront abandonner purement et simplement », déclare Watt.
Quant à El Hadj Mbengue, un vieux chauffeur de taxi, il souhaite l'effectivité de la hausse du prix de la cigarette comme annoncé par les députés, en plus de l'interdiction de fumer en public.
« Je fume depuis plus de 20 ans. Mais la cigarette tue à petit feu. Et la meilleurs manière de protéger nos jeunes, c'est d’augmenter le prix de sorte que ça ne soit pas accessible à tous, surtout aux petits », insiste ce sexagénaire.
Comme mesures dissuasives, les députés ont demandé l' apposition d'images-chocs sur les méfaits du tabac,  au moins sur 50% de la surface du paquet de cigarettes. Et ce, pour permettre   aux analphabètes, aux mineurs et les lettrés ne prêtant plus attention aux écrits d'être conscient du danger du tabagisme.
Autres mesures prises par des parlementaires : le relèvement du prix du paquet de cigarette et de la taxe sur le tabac afin d'en diminuer la consommation ainsi que l'interdiction de la vente au détail de la cigarette dans les boutiques.
Les fonds qui seront recueillis grâce ces mesures seront affectés exclusivement au ministère de la Santé pour une meilleure prise en charge de la Couverture maladie universelle, proposent les députés.
La ministre sénégalaise de la Santé Awa Marie Coll Seck, qui défendait le projet de loi devant l'assemblée nationale,  a souligné que l'une des premières causes de décès évitables demeure le tabac, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
« La mortalité actuelle est d'environ 5 millions de décès par an et si des mesures hardies ne sont pas prises au niveau mondial, elle pourrait passer à 10 millions par an à partir de 2020. Et 70% des décès par le tabac seront enregistrés dans les pays en voie de développement », déclare la ministre.
Après l'entrée en vigueur de la loi, les coupables seront passibles d'une amende allant de 25.000 à 50.000 francs CFA (50 à 100 USD). Au Sénégal, le tabac est déjà frappé d'interdiction de publicité dans les médias et de sponsoring des activités associatives notamment sportives.

jeudi 13 mars 2014

Cameroun : une loi contre la nicotine en gestation

La Coalition camerounaise contre le tabagisme (C3T) a animé un séminaire ce 12 mars 2014 sur les dangers de la consommation du tabac.

C’est au sein même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale que la responsable de la coalition, Flore Ndembiyembe est venue à la rencontre des députés avec des chiffres sensés montrer l’ampleur du problème. 17,5% de Camerounais consommeraient activement le tabac à travers la cigarette tandis que les chiffres de fumeurs passifs seraient encore plus élevés : 37 %. Dans une étude de l’OMS réalisée en 2008 a continué la secrétaire générale du ministère de la Santé, il ressort que 15% d’adolescents de 13 à 15 ans ont déjà fumé une cigarette ne serait-ce qu’une fois.

Ces chiffres correspondent à une augmentation de la consommation des produits à base de tabac a confié le Professeur Sinata Koulla Shiro. Une situation préoccupante du point de vue de la santé publique inique l’oratrice. Sur la foi des observations mondiale, elle a souligné que tabagisme actif et passif est la principale cause des maladies non transmissibles : cancer, diabète, maladies respiratoires chroniques, attaques cardiaques, etc. Maladies qui sont responsables de plus de 80% des décès dans les pays en développement.

Dans l’immédiat, la représentante du ministre de la Santé Publique Sinata Koulla Shiro assure que le ministère de la Santé est entrain de finaliser un projet de loi pour durcir la réglementation anti-tabac au Cameroun. Concrètement, il n’est pas exclu qu’un nombre plus important d’institutions soit concerné par l’interdiction encore timide de fumer dans certains lieux publics actuellement en vigueur. Mais la C3T veut aller plus loin. Il est question de mettre en œuvre une véritable loi qui permettrait de matérialiser la vision «Cameroun sans maladies et sans décès liés au tabac».
Par William Bayiha

mercredi 12 mars 2014

Loi anti-tabac: les députés sensibilisés

Les enjeux du projet en cours expliqués mercredi aux élus.
Au bout de la journée de mercredi, le doyen d’âge de l’Assemblée nationale espérait que ses collègues et lui-même seront des députés conseils ! Enow Tanjong parlait ainsi, touché par la cause à laquelle tous les leaders sociaux devraient être gagnés. C’était à la suite des autres orateurs lors de l’ouverture du séminaire de sensibilisation des parlementaires sur le contrôle du tabac. Ouvert dans l’hémicycle du palais de Verre, la rencontre a laissé transparaître l’idée qu’une loi anti-tabac s’impose.

Sinata Koulla Shiro, secrétaire général du ministère de la Santé publique, représentant le ministre a, en effet, rappelé que dans d’autres pays, une telle loi, inspirée de la législation internationale, a fait ses preuves dans la réduction du tabagisme et de ses méfaits. L’arsenal législatif camerounais est à compléter à cet égard, a annoncé Mme Koulla Shiro. Aussi, a-t-elle sollicité davantage l’attention des élus sur les enseignements et informations qui devaient être partagés durant la journée du séminaire, dès lors que ce sont eux qui votent les lois comme celle que les organisateurs appellent de leurs vœux. Et pour cause !

La moitié des fumeurs décède à cause de leur addiction à cette drogue. L’impact négatif du tabagisme sur le revenu des ménages se répercute sur le produit intérieur brut national. En se faisant du mal à eux-mêmes, les  17,5% de consommateurs locaux de tabac exposent 37% de la population générale au tabagisme passif et aux maladies qu’il engendre.
La présidente de la Coalition camerounaise contre le tabac (C3T), le Dr Flore Ndembiyembe, pouvait donc légitimement émettre le vœu que le séminaire soit l’heureux levier qui aidera à « empêcher le tabac de faire plus de ravage ». Elle qui avait relevé d’entrée de jeu que l’absence d’une loi nationale anti-tabac favorise autant sa consommation que l’essor industriel de la filière.


Par Jean Baptiste KETCHATENG

mercredi 15 janvier 2014

E-cigarette : des risques cancérigènes détectés

Une étude pré-clinique américaine, rapportée par l’Agence presse médicale révèlent que la vapeur de cigarette électronique pourrait favoriser la croissance de cellules cancéreuses, « notamment un cancer du poumon chez les personnes à haut risque. »
C’est un nouveau rebondissement dans le débat portant sur la nocivité de la cigarette électronique. Même s'il s'agit d'une étude in vitro, une recherche américaine vient de montrer que la vapeur de cigarette électronique favorise la croissance de cellules cancéreuses. Conclusion de ces chercheurs, « les cigarettes électroniques pourraient favoriser un cancer du poumon chez les personnes à haut risque. » Ces données d'une étude pré-clinique américaine rapportées par l'Agence presse médicale ont été présentées récemment à San Diego, au congrès de l'International Association for the Study of Lung Cancer (IASLC) sur les origines moléculaires du cancer bronchique.
La vapeur de la e-cigarette entraînerait une croissance des cellules cancéreuses
Pour arriver à cette conclusion, Stacy Park de l'université de Californie et ses collègues ont utilisé des cellules porteuses de mutations dans les gènes (P53 et KRAS), fréquemment retrouvées chez les fumeurs et anciens fumeurs atteints d'un cancer bronchique. Ils les ont placées dans un liquide préalablement exposé à de la vapeur d'e-cigarette, « avec un niveau de nicotine considéré comme étant similaire à celui auquel les cellules du tractus respiratoire sont exposées lors du vapotage » ou de la fumée de cigarette classique.
Et les résultats ont été sans appel. Dans les deux cas, les cellules se sont comportées comme des cellules cancéreuses, avec notamment une capacité de croissance invasive, un processus fondamental au stade des métastases, rapporte l'American Association for Cancer Research (AACR).
Par ailleurs, autre constat, mais tout aussi troublant, les chercheurs ont également observé des changements dans l'expression génétique des cellules exposées à la vapeur d'e-cigarette très proches de ceux induits par la fumée de tabac.
Enfin, dans une autre expérience avec des cellules non mutées, le liquide exposé à de la vapeur d'e-cigarette s'est avéré toxique lorsque la concentration en nicotine était élevé.
Une évaluation du risque cancéreux indispensable
Face à ces conclusions, qui alertent pour la première fois sur les risques supposés du vapotage, l'équipe de chercheurs rappelle tout de même que, « ces résultats sont préliminaires. » Ils soulignent néanmoins l'importance d'établir le potentiel cancérogène des cigarettes électroniques d'autant plus que de nombreux fumeurs sont porteurs de mutations conférant un risque accru de cancer bronchique. Ces derniers concluent qu'il est maintenant « important d'évaluer le risque cancéreux potentiel de ce nouveau produit chez des personnes prédisposées. »

Il faut rappeler que la plupart des experts considèrent que la cigarette électronique est moins nocive que la cigarette classique. Mais, cette étude préliminaire montre que le tabac quelque soit sa forme et sa qualité reste un produit nocif pour ses consommateurs.