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vendredi 15 mai 2015

Cameroun/Tabagisme: Quand la pédagogie s'associe à la lutte


A l'occasion de la Journée mondiale sans tabac, qui a lieu le 31 mai, la Coalition camerounaise contre le tabac (C3T) a lancé un concours d'affiche et de poème à destination des adolescents sur ce fléau qui cause 66000 décès par an au Cameroun.
«Je ne suis pas la marionnette d'une cigarette». Tel est le slogan choisi par la Coalition camerounaise contre le tabac (C3T) pour le lancement de la première édition du concours d'affiche et de poème. D’après Flore Ndembiyembe, présidente de la C3T, le but est de «créer un environnement défavorable au tabac et impliquer les adolescents dans la prévention auprès des plus jeunes ». Les «ados» devront exprimer leurs arguments pour ne pas être un jour la marionnette d'une cigarette, renchérit la présidente de la C3T.
Pour cette première édition, les établissements scolaires retenus sont le collège Jean Tabi (premier dans le palmarès 2014 des lycées et collèges de l'Office du baccalauréat du Cameroun) et le collège François-Xavier Vogt (deuxième dans le même classement).
Selon la première enquête sur le tabagisme en milieu jeune au Cameroun intitulée Global Youth Tobacco Survey - Cameroun 2008, la prévalence du
tabagisme chez les jeunes de moins de 15 ans est de 15 %. L’étude précise que ce pourcentage est beaucoup plus élevé en milieu scolaire où 44 % d'élèves ont déjà eu un contact avec le tabac. De plus, l’enquête note que 6,4 % d'élèves ont reçu des cigarettes gratuites des représentants de compagnies de tabac.

mardi 8 juillet 2014

Tabagisme: Les jeunes s'emparent de la chicha

C’est la nouvelle trouvaille des jeunes qui se  distraient en fumant des effluves de fruits exotiques mélangés au tabac.   
Ils se regroupent désormais à deux ou à trois voire plus autour d’une tablette sur laquelle est posée un étrange objet au bout duquel pend un tuyau avec un embout arrondi. Les jeunes se le passent les uns après les autres après avoir aspiré le contenu du vase puis rejettent la bouffée de fumée dans un geste de satisfaction. C’est la Chicha ou encore Narguilé une nouvelle forme de distraction que les jeunes garçons et filles semblent découvrir aujourd’hui pour se distraire. L’objet l ressemble à une calebasse tout droit sortie des fours des souffleurs de verre.  
Car à la base on a un vase en cette matière surmontée d’autres pièces métalliques arrondies ou creuses. Il est rempli d’eau ou d’un liquide parfumé au goût de la mangue, du citron, de l’ananas, de la papaye, de la banane, des pommes, etc. Au dessus on a un petit plateau métallique sur lequel se déverse la cendre du charbon ardent chimique préalablement allumé qui brûle au dessus du papier aluminium qui recouvre l’autre vase plus petit dans lequel on a mis des feuilles d’arbres fruitiers.

lundi 7 juillet 2014

Lutte anti tabac : parlez du tabagisme à vos enfants

Élever un enfant s’accompagne de plus d’un défi. Une des questions les plus complexes pourrait être de parler du tabagisme à vos enfants. Leurs pairs, les vidéos de musique et les vedettes de cinéma ont tous une influence sur ce que les enfants pensent du tabagisme. Mais en tant que parent, vous aussi avez de l’influence sur vos enfants, surtout en plus bas âge. En débutant tôt la conversation et en faisant en sorte que vos enfants se sentent confortables de vous parler de tabagisme et d’autres activités dangereuses, vous pouvez guider leurs décisions vers les choix les plus sains. 
Heureusement, la majorité des enfants et des adolescents ne fument pas, même s’ils admettent avoir essayés. Selon l’enquête globale sur le tabagisme en milieu jeune « GYTS 2008 »,  15,2% des élèves ont déjà essayé de fumer une cigarette dont 21,8% des garçons et 9,2% des filles ; 31,2% des élèves ont expérimenté le tabac avant l’âge de 10 ans. 10,9% d’élèves non-fumeurs envisagent d’expérimenter le tabac. 45% des élèves sont exposés à la fumée du tabac sur les espaces publics; 75,7% des élèves pensent que la fumée du tabac nuit à la santé de toute la société et 87,7 % plaident en faveur d’une interdiction de fumer dans les espaces publics. L’enquête insiste sur le fait que Les jeunes de moins de 15 ans sont concernés à hauteur de 15% avec une prévalence beaucoup plus élevée en milieu scolaire. 44 % d’élèves ont essayé le tabac dont 5 % avant l’âge de 7 ans. En milieu universitaire 60 % des fumeurs ont environ 20 ans ; Les garçons commencent à fumer à 15 ans et les filles à l’âge de 18 ans.
Ces statistiques démontrent à suffisance que les jeunes sont la principale cible de l’industrie du tabac et que les pressions sociales exercées sur eux par les grandes vedettes pour les y inciter demeurent. Fort de cette situation, il est essentiel d’en parler. Cette semaine avec l’aide de nombre de chercheurs, de pédagogue et de parents, nous vous donnons des astuces et des conseils pour aborder le sujets avec vos enfants sans vous faire passer pour un parents toxiques, un mauvais parents, bref sans être vieux jeu.

mercredi 25 juin 2014

Cigarettes au menthol: un facteur d’augmentation du tabagisme chez les ados

Les adolescents qui fument mentholé, fument plus, selon cette étude canadienne de l'Université de Waterloo (UW), qui, pour la première fois associe les cigarettes mentholées à une dépendance à la nicotine accrue, chez les jeunes.
Une image moins nocive que les cigarettes classiques, un goût de menthe qui masque celui du tabac, pourtant les effets sont là, plus néfastes que ceux de n'importe quelle cigarette classique.
Sunday Azagba, chercheur au Propel Centre for Population Health Impact de l’UW et auteur principal de l'étude a analysé les données de 4.736 jeunes fumeurs participant à la Health Canada’s 2010-2011 Youth Smoking Survey. L’analyse montre que: 
· 32% des jeunes fument des menthols,
· les adeptes du menthol fument en moyenne 43 cigarettes par semaine, soit près de 2 fois plus que les jeunes fumeurs de cigarettes classiques.
· Par ailleurs, ces fumeurs de mentholées sont près de 3 fois plus susceptibles de déclarer qu'ils ont l'intention de continuer à fumer dans l’année qui vient.
· Enfin, la recherche montre que la majorité des fumeurs adultes réguliers commencent à fumer au cours de leur adolescence.

mardi 13 mai 2014

Tabac et Journée mondiale: Seul un jeune sur 4 prend de bonnes résolutions

Si l’on en croit les résultats de cette enquête Santé menée par la Smerep auprès des étudiants français, moins d’un étudiant sur 4 se déclare décidé à arrêter de fumer, et 2 étudiants sur 3, fumeurs ou non, ont une bonne image de la e-cigarette. 
C’est l’occasion de rappeler avec la Journée mondiale sans tabac du 31 mai, les cibles vulnérables et privilégiées que sont les jeunes et les femmes pour l’industrie du tabac. Et si l’un des objectifs de la Journée, au niveau mondial, est bien de contribuer à protéger les générations futures des conséquences du tabac, en particulier en augmentant les taxes sur les produits du tabac, cette enquête suggère que la hausse en France du prix du paquet de cigarettes ne suffit plus à motiver l’arrêt du tabac chez les jeunes.

mardi 15 octobre 2013

Campagne anti-tabac: l’Inpes sensibilise les jeunes à la notion de liberté

l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) lance une nouvelle campagne de sensibilisation afin de faire prendre conscience aux jeunes que, contrairement à ce qu'ils croient généralement, on n’arrête pas la cigarette facilement du jour au lendemain.

L’entrée dans l’adolescence s’accompagne le plus souvent de nouvelles expériences, de prise de risques et d’aspiration à davantage d’indépendance. C’est aussi la période des premières cigarettes. Afin de lutter contre l’installation des jeunes dans un tabagisme régulier, l’Inpes lance le 14 octobre une nouvelle campagne à destination des 14-18 ans, centrée sur la notion de liberté. Sa signature : « Quand on est libre, pourquoi choisir d’être dépendant ? »
Une campagne de sensibilisation également diffusé sur le net pour parler à la jeunesse mondiale.  Au Cameroun,  selon les conclusions de l’enquête globale sur le tabagisme en milieu jeune menée par le Ministère de la Santé Publique et l’Organisation Mondiale de la Santé menée en milieu jeune en 2008 , 15% des moins de 15ans sont fumeurs. 44 % des jeunes scolarisés ont déjà eu leur premier bâton de cigarette et 6,4 % ont reçus des cigarettes gratuites des responsables des compagnies de tabac.
Cette situation incite à agir car la précocité est un facteur de risque important pour l’installation durable des jeunes dans la consommation et la dépendance.

L’attrait du tabac

Les adolescents sont conscients des désagréments de la cigarette : essoufflement, mauvaise haleine, doigts jaunis, etc. Celle-ci reste néanmoins tentante et séduisante, car elle est également porteuse de valeurs positives comme l’indépendance, la liberté, le plaisir ou encore l’intégration. Voir notre rubrique « L’image sociale du tabac ».

Une fausse autonomie

Face à ces représentations, les bénéfices de l’arrêt du tabac ne font pas toujours le poids, d’autant plus que les jeunes sont peu sensibles à l’argument du risque pour la santé. Ils se sentent, pour ainsi dire, "invulnérables", et en aucun cas concernés par le risque de cancer qui peut survenir trente ans plus tard. De plus, forts d’un sentiment d'omnipotence et d’autonomie vis-à-vis du tabac, ils pensent pouvoir abandonner la cigarette du jour au lendemain et ne comprennent pas que fumer va les priver de leur libre-arbitre.

Susciter la réflexion

Autant de postulats qui exigent une stratégie de communication spécifique. Destinée aux jeunes fumeurs et aux non-fumeurs âgés de 14 à 18 ans, et plus particulièrement aux 15-16 ans – son cœur de cible –, la nouvelle campagne de l’Inpes n’a pas pour objectif de les stigmatiser ou de leur faire peur, mais plutôt de les inciter à s’interroger sur le tabagisme, ce qu'il représente pour eux et ce qu’il implique. Loin d’être moralisateur ou dans le jugement, le discours est neutre. Il s’agit simplement de leur donner des pistes pour nourrir leur propre réflexion.

Libre jusqu’où ?


La campagne s’appuie sur les codes publicitaires actuels, comme ceux du secteur de la téléphonie qui recourt souvent à la notion de « non-engagement » des consommateurs. Elle comprend un film de 40 secondes qui illustre l’idée de liberté, à partir de multiples scènes du quotidien auxquelles peuvent s’identifier la plupart des ados : « Quand on est jeunes, ce qui est bien, c'est qu'on est libre… libre d'aimer Émilie, mais de sortir avec Sophie ou Leila ou Clara, libre d'écouter du punk et le lendemain du R'n'B, libre de passer de s'il te plaît papounet à t'es lourd papa »… jusqu’à « libre de commencer à fumer... et de continuer à fumer... et de continuer à fumer ». Le film s’achève sur cette dernière déclinaison et sur la vision répétitive d’une jeune fille allumant une cigarette, avec en conclusion le message : « Quand on est libre, pourquoi choisir d’être dépendant ? »