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mercredi 14 octobre 2015

Réduire le tabagisme, indispensable pour réussir les Objectifs du Développement


L'usage du tabac est la première cause mondiale de décès évitables, responsable de plus de 6 millions de morts chaque année. Outre le fardeau que le tabac fait ainsi peser sur la santé de la population de la planète, il a un impact non négligeable sur le développement. Pour prendre un seul exemple : les familles à faible revenu, qui dépensent de l'argent pour se procurer du tabac, ont moins de ressources disponibles pour leur nourriture, leurs dépenses de santé et d'éducation. C'est la raison pour laquelle la lutte contre le tabagisme représente un défi pour la mise en oeuvre des Objectifs du Développement (ODD) qui viennent d'être adoptés par l'Assemblée Générale des Nations-Unies à New York. Au nombre de 17, ces ODD entreront en vigueur début 2016 et seront appliqués jusqu'en 2030. Ils viennent approfondir les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui expirent à la fin de l'année, après avoir constitué le programme essentiel de la politique onusienne en matière de développement.

Le lien établi officiellement, dans le cadre de ces ODD, entre la consommation de tabac et la santé est un élément fondamental. Plus important encore, le contrôle du tabac s'avère indispensable à la réalisation de presque tous ces objectifs de l'ONU.

Voici quelques exemples :

Objectif 2: la fin de la faim : assurer la sécurité alimentaire et l'amélioration de la nutrition et promouvoir l'agriculture durable

L'argent dépensé pour le tabac l'est au détriment des besoins essentiels des ménages. En Thaïlande, par exemple, les familles à faible revenu ont dépensé 13,6 % de leur revenu annuel pour acquérir des produits du tabac, de l'argent qui pourrait et devrait être utilisé en priorité pour les besoins alimentaires, l'habillement et l'éducation (SEATCA 2008). En Chine, ce chiffre a été estimé à 11 % des dépenses totales des ménages (Hu TW, et al, 2005).

Objectif 3: Assurer une vie saine et promouvoir le bien-être pour tous à tous les âges

Le tabac tue prématurément 1 de ses fidèles consommateurs sur 2. Au Mexique, 10 % de tous les décès sont attribuables à l'usage du tabac (CONADIC 2003), tandis que quelques 100.000 patients exigent des services de soins de santé chaque année pour traiter des maladies liées au tabac (Arredondo A, C Carrillo, Zuniga A 2007). En France, le tabac tue 78 000 personnes chaque année, le nombre d'années de vies perdues est estimé à 686 418 (Kopp 2015).

vendredi 19 septembre 2014

Politique d'augmentation des taxes sur les cigarettes au Cameroun: Comment réaliser à la fois les objectifs de santé publique et de recettes fiscales

P.V. Nketcha Nana, Frank Kano Ndekouong, 

Jackson Ngwa Ediellé and Christophe Peguy Choub Faha

Résumé : L'augmentation des taxes sur les produits du tabac est largement promue comme politique efficace pour enrayer le tabagisme. Toutefois, les craintes que cette politique pourrait faire baisser les recettes fiscales contribuent à ralentir sa mise en œuvre dans la plupart des pays en développement. Cet article examine la situation au Cameroun particulièrement, en essayant de déterminer le niveau optimal des taxes sur les cigarettes. À l'aide des données d'enquête recueillies auprès des fumeurs, nous estimons l'élasticité-prix de la consommation des cigarettes, et nous simulons les effets que des hausses hypothétiques des taxes frappant les cigarettes pourraient avoir sur la consommation et les recettes fiscales. Les résultats permettent de souligner comment les pouvoirs publics pourraient, à travers une hausse substantielle des taxes sur les cigarettes, réaliser à la fois des objectifs de santé publique et de recettes fiscales.
Les résultats permettent aux pouvoirs publics de voir dans quelle mesure ils pourraient, à travers une hausse substantielle des taxes sur les cigarettes, réaliser à la fois les objectifs de santé publiques et recettes fiscales.

jeudi 18 septembre 2014

Cameroun : quand la recherche s’intéresse au tabagisme

Face aux nombreuses conséquences de ce fléau dans le quotidien des populations, les chercheurs camerounais s’interrogent de plus en plus sur l’épineux problème qu’est le  tabagisme.
En raison de sa la mortalité et de la morbidité, le tabagisme constitue un enjeu de santé publique au Cameroun comme dans le monde entier. Ce fléau est facteur de risque de plusieurs pathologies (bronchite, cancers, maladies cardio-vasculaires…). Erigé en fléau par le ministère de la Santé publique, le tabac fait deux fois plus de ravages que le VIH-SIDA, soit 66 000 décès chaque année au Cameroun.
Fort de ce constat, l’académie et secteur de la recherche scientifique s’intéressent de plus en plus aux questions liées au tabagisme. C’est ainsi que, dans la mise en place des données épidémiologiques, les étudiants en médecines font de plus en plus de travaux (mémoires) sur le tabagisme. Le dernier en date est celui de M. THEUBO KAMGANG Boris Judicaël, étudiant en septième année de médicine à l’Institut supérieur des technologies médicales (ISTM) sur le thème : « Prévalence et facteurs associées au tabagisme chez les adultes à Yaoundé ». 

lundi 4 août 2014

Tabagisme et allaitement

On sait que le tabagisme maternel est dangereux pendant la grossesse mais qu'en est-il de l'allaitement chez les fumeuses? Les femmes qui fument peuvent-elles allaiter? Y-a-t-il des risques pour le bébé? Le point sur les connaissances actuelles.
Les effets du tabagisme sur l'allaitement
Une méta-analyse a montré que les femmes fumeuses allaitent moins que les non-fumeuses et qu'elles allaitent moins longtemps lorsqu'elles nourrissent leurs enfants. La probabilité d'arrêt de l'allaitement avant 3 mois est environ 2 fois plus élevée chez les femmes fumeuses versus les femmes non-fumeuses.  Plusieurs explications peuvent expliquer ce sevrage précoce: tout d'abord, le tabagisme diminue la production de lait et modifie la composition de celui-ci. La nicotine semble en effet diminuer la sécrétion de prolactine, et donc induire une sécrétion lactée moins abondante, avec un taux de lipides plus bas. Ensuite, les fumeuses sont plus susceptibles de croire que leur production de lait est insuffisante et sont ainsi moins motivées à allaiter.

Tabagisme et allaitement

On sait que le tabagisme maternel est dangereux pendant la grossesse mais qu'en est-il de l'allaitement chez les fumeuses? Les femmes qui fument peuvent-elles allaiter? Y-a-t-il des risques pour le bébé? Le point sur les connaissances actuelles.
Les effets du tabagisme sur l'allaitement
Une méta-analyse a montré que les femmes fumeuses allaitent moins que les non-fumeuses et qu'elles allaitent moins longtemps lorsqu'elles nourrissent leurs enfants. La probabilité d'arrêt de l'allaitement avant 3 mois est environ 2 fois plus élevée chez les femmes fumeuses versus les femmes non-fumeuses.  Plusieurs explications peuvent expliquer ce sevrage précoce: tout d'abord, le tabagisme diminue la production de lait et modifie la composition de celui-ci. La nicotine semble en effet diminuer la sécrétion de prolactine, et donc induire une sécrétion lactée moins abondante, avec un taux de lipides plus bas. Ensuite, les fumeuses sont plus susceptibles de croire que leur production de lait est insuffisante et sont ainsi moins motivées à allaiter.

vendredi 25 juillet 2014

Dr Flore Ndembiyembe : « La loi doit interdire de fumer dans des lieux publics »

En plaidoyer depuis quelques années  pour l’adoption d’une loi anti tabac au Cameroun,  la présidente de la Coalition Camerounaise Contre le Tabac  présente l’apport de la loi anti tabac dans le quotidien des population Camerounaise.

Qu'est-ce qu'une loi anti-tabac changerait concrètement si elle est appliquée ?
La loi anti-tabac est une loi qui doit protéger les Camerounais par rapport aux dangers liés à la consommation du tabac. Le tabagisme c'est le fléau de ce siècle, une véritable épidémie qui cause six millions de morts par an et parmi ces décès, 80% sont des décès qui surviennent dans des pays en voie de développement comme le nôtre. Donc il faut protéger les populations, et la loi crée le cadre favorable à l'organisation du contrôle du tabac. La création des espaces non-fumeurs est un volet important de cette loi. Normalement, la loi doit interdire de fumer dans des lieux publics, parce que le tabac est nocif non seulement quand vous êtes fumeur mais aussi quand vous êtes non-fumeur. C'est ce qu'on appelle le tabagisme passif qui entraîne des maladies dangereuses aussi. C'est pourquoi dans cette loi, il y a une part importante consacrée à l'interdiction de fumer dans les lieux publics.

Lutte anti tabac : l’apport de la loi au Cameroun

Elle porte sur des mesures visant la réduction du nombre de fumeurs. Les explications la Coalition camerounaise contre le Tabac.
17,5% de la population sont fumeurs de tabac au Cameroun. Une forte partie de la population se trouve dépendante de cette drogue douce, et les plus jeunes ne sont pas épargnés. D'après les chiffres communiqués par la Coalition camerounaise contre le tabac (C3T), « 6,4% d'élèves ont reçu des cigarettes gratuites des représentants de compagnies de tabac. En milieu scolaire, 44% d'élèves ont déjà eu un premier contact avec le tabac. » Une exposition des plus jeunes à l'emprise de la cigarette, qui n’est pas sans incidence sur leur avenir raison pour laquelle la C3T milite pour l’adoption d’une loi anti tabac au Cameroun.
En effet, cette loi, en plus de protéger les jeunes et les enfants, veut préserver la santé des fumeurs passifs, ces personnes qui cohabitent ou sont souvent en contact avec des fumeurs. Toujours selon le rapport de la C3T, « deux tiers des maladies cardiovasculaires sont liées au tabagisme passif.

lundi 21 juillet 2014

Tabagisme Passif: Fumée tertiaire, risque de cancer

Ces chercheurs de l’Université de York reviennent sur les risques pour la santé liés à la fumée tertiaire du tabac en mettant ici en évidence un risque accru de cancer chez les non-fumeurs et en particulier les jeunes enfants lié aux particules de la fumée déposées sur des surfaces du domicile.L’étude, présentée dans la revue Environment International vient contribuer aux données peu nombreuses sur les effets sur la santé de cette exposition tertiaire, non pris en compte dans les politiques publiques.
L’étude évalue pour la première fois, le risque potentiel de cancer selon le groupe d'âge par ingestion non alimentaire et l'exposition cutanée à la fumée de troisième main. Les scientifiques ont prélevé des échantillons de poussières de maisons occupées par des fumeurs et des non-fumeurs. À partir de l’analyse de la poussière, et des concentrations de nitrosamines spécifiques du tabac (NAST), des substances classées comme cancérigènes, les chercheurs ont pu, pour la première fois, estimer le risque de cancer.

jeudi 17 juillet 2014

Cameroun : comment les marques utilisent la psychologie et le contexte social pour faire plus de victimes ?

Face aux actions de lutte anti tabac au Cameroun, les compagnies de tabac ont adopté de nouvelles stratégies pour commercialiser en masse leurs produits.
Le 29 décembre 2006 a été promulguée au Cameroun la  Loi n° 2006/018 régissant la publicité. Selon cette loi, les marques de tabac sont interdites de toutes formes de publicité y compris le parrainage, car cela serait considéré comme de la publicité au profit d’une marque. Les activités de promotions de leurs produits sont également interdites. Consolidée par les campagnes de sensibilisation des méfaits du tabac organisé par la Coalition Camerounaise Contre le Tabac (C3T), cette mesure juridique a permis de  dé normaliser la cigarette, de  réduire l’exposition des populations aux produits de tabac. Elle a également entrainé une baisse de la consommation et la fermeture de certaines compagnies de tabac.

mercredi 16 juillet 2014

Le Cameroun face au lobby de l’industrie du tabac

Depuis la ratification de  la convention cadre de l’OMS pour la lutte anti tabac en 2006, nombre d’actions sont menées par le ministère de la Santé et la société civile pour l’adoption d’une loi anti tabac. Mais, malgré la rédaction d’un avant projet de loi, le cadre juridique peine toujours a prendre forme.


Le tabac est le seul produit de grande consommation dont l’usage normal est nocif pour la santé. En effet, le tabac tue un sur deux de ses consommateurs.  Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la prévalence du tabagisme augmentera en Afrique de 39% à l’horizon 2030.

Au Cameroun, grâce à l’action des lutteurs anti tabac elle stagne autour de 17,5%  de population. Les jeunes et les femmes sont de plus en plus ciblés par les compagnies de tabac.  Selon les inquiétudes et estimations de la Coalition Camerounaise Contre le Tabac (C3T), si rien n’est fait dans les prochains jours, on pourrait  assister à une hausse significative de la consommation.

lundi 7 juillet 2014

Culture du tabac : Les parlementaires laisseront-ils mourir les camerounais ?

Alors que d’autres régions bénéficient de meilleurs projets, les populations de l’Est, déjà très pauvres et marginalisées au milieu de leurs richesses forestières et minières reçoivent un coup de gourdin fatal : la culture du tabac.
Les parlementaires, les Maires et les leaders d’opinion de la région de l’Est ont gardé un mutisme à l’annonce faite par le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) ESSIMI MENYE, du financement jusqu’à concurrence de plus de cent cinquante millions (150.000.000f Cfa) à la culture du tabac dans l’Est Cameroun.  Pourquoi n’avoir pas choisi le Centre, le Sud, l’Adamaoua ou le Nord, d’autant plus que cette plante pousse partout ? Il y a des régions qui ont bénéficié de plusieurs projets agricoles à la fois (maïs, cacao, manioc) telles les régions du Centre et Sud.

Cameroun: un journaliste critiques la subvention de la culture du tabac par l'Etat

Lutte anti tabac : parlez du tabagisme à vos enfants

Élever un enfant s’accompagne de plus d’un défi. Une des questions les plus complexes pourrait être de parler du tabagisme à vos enfants. Leurs pairs, les vidéos de musique et les vedettes de cinéma ont tous une influence sur ce que les enfants pensent du tabagisme. Mais en tant que parent, vous aussi avez de l’influence sur vos enfants, surtout en plus bas âge. En débutant tôt la conversation et en faisant en sorte que vos enfants se sentent confortables de vous parler de tabagisme et d’autres activités dangereuses, vous pouvez guider leurs décisions vers les choix les plus sains. 
Heureusement, la majorité des enfants et des adolescents ne fument pas, même s’ils admettent avoir essayés. Selon l’enquête globale sur le tabagisme en milieu jeune « GYTS 2008 »,  15,2% des élèves ont déjà essayé de fumer une cigarette dont 21,8% des garçons et 9,2% des filles ; 31,2% des élèves ont expérimenté le tabac avant l’âge de 10 ans. 10,9% d’élèves non-fumeurs envisagent d’expérimenter le tabac. 45% des élèves sont exposés à la fumée du tabac sur les espaces publics; 75,7% des élèves pensent que la fumée du tabac nuit à la santé de toute la société et 87,7 % plaident en faveur d’une interdiction de fumer dans les espaces publics. L’enquête insiste sur le fait que Les jeunes de moins de 15 ans sont concernés à hauteur de 15% avec une prévalence beaucoup plus élevée en milieu scolaire. 44 % d’élèves ont essayé le tabac dont 5 % avant l’âge de 7 ans. En milieu universitaire 60 % des fumeurs ont environ 20 ans ; Les garçons commencent à fumer à 15 ans et les filles à l’âge de 18 ans.
Ces statistiques démontrent à suffisance que les jeunes sont la principale cible de l’industrie du tabac et que les pressions sociales exercées sur eux par les grandes vedettes pour les y inciter demeurent. Fort de cette situation, il est essentiel d’en parler. Cette semaine avec l’aide de nombre de chercheurs, de pédagogue et de parents, nous vous donnons des astuces et des conseils pour aborder le sujets avec vos enfants sans vous faire passer pour un parents toxiques, un mauvais parents, bref sans être vieux jeu.

mercredi 2 juillet 2014

Cinéma/ lutte anti tabac : John Constantine ne fumera pas dans la série…

C’est la loi des séries. Une semaine après The Flash, c’est au tour du pilote de Constantine de fuiter, quatre mois avant sa diffusion ! Mais sans avoir besoin de télécharger du contenu volé, nous pouvons déjà répondre à la question que tout le monde se pose… John Constantine fumera-t-il à l’écran, comme dans les comics ? Interrogé par Collider, le réalisateur du pilote, Neil Marshall – mondialement applaudi pour ‘The Watchers on the Wall’ (le neuvième épisode de la saison 4 de Game of Thrones) – s’est exprimé une bonne fois pour toute sur le sujet :
« Non, nous ne pouvons pas le faire fumer. C’est la seule chose, un compromis, je suppose. Fumer est la seule chose que nous ne pouvons pas faire sur un network. C’est un de ses traits de caractère. Nous travaillons autour de ça. Nous essayons de conserver cet aspect autant que possible. Nous verrons. »
Le réalisateur de The Descent révèle ensuite que le cancer du personnage n’est pas évoqué dans le premier épisode. John Constantine serait-il déjà guéri quand la série débute et accro aux patchs de nicotine ? Réponse dans quelques mois. Enfin, un petit mot sur l’ambiance du show :

Faut-il interdire définitivement d'acheter des cigarettes à ceux qui sont nés après l’an 2000 ?

Paris, le lundi 30 juin 2014 – L’objectif ultime de la lutte contre le tabagisme est d’aboutir à un monde où l’on ne compterait plus de fumeurs. On le sait, l’interdiction totale et immédiate du tabac n’est pas envisagée pour atteindre un tel but. D’autres tactiques sont donc mises en œuvre afin de favoriser la disparition progressive du tabagisme (hausse des prix, limitation du droit de fumer dans certains lieux, interdiction à la vente à certaines catégories de population, etc.). Ainsi, grâce à l’adoption de mesures toujours plus drastiques, des pays comme la Finlande et l’Australie n’excluent pas d’en avoir fini avec la cigarette d’ici 2040.
De l’interdiction de fumer dans les lieux publics à l’interdiction du tabac pour les moins de 14 ans
La Grande-Bretagne fait également partie de ces états qui ont mis en œuvre une politique toujours plus active de lutte contre le tabac. Dans ce combat, la puissante British Medical Association (BMA) a souvent joué un rôle pivot. C’est elle qui fut ainsi à l’origine de la loi interdisant de fumer dans les lieux publics et qui a également favorisé l’adoption d’une législation très récente qui verbalise les personnes fumant en voiture quand un enfant est à bord. La semaine dernière, elle a franchi un pas supplémentaire en adoptant une motion proposant qu’il soit interdit (de façon définitive) de vendre du tabac à toute personne née après l’an 2000.

Expulsé de son appart pour tabagisme excessif

La justice allemande a ordonné ce jeudi l'expulsion de son appartement d'un retraité gros fumeur en raison des nuisances occasionnées pour ses voisins.
La cour d'appel de Düsseldorf a confirmé en deuxième instance un premier jugement défavorable au septuagénaire Friedhelm Adolfs, présenté comme l'un des fumeurs les plus connus d'Allemagne et qui devra quitter son logement avant le 31 décembre.
La propriétaire de l'appartement lui reprochait l'odeur dégagée par la fumée de ses cigarettes dans la cage d'escalier. La cour a estimé que si fumer dans son appartement n'était pas un motif pour résilier un bail ou ordonner une expulsion, le retraité avait toutefois contribué aux nuisances olfactives en n'aérant pas son appartement et en ne vidant pas ses cendriers.

mardi 1 juillet 2014

Lutte anti tabac : bilan de l’action de la C3T en 6 points-clef 7 ans après

Il ne fait aucun doute, le tabagisme est le plus grand fléau qu’est connu le monde. Personne, que ce soit de façon direct ou indirect n’en est épargné. En effet chaque famille qui constitue la planète, paye le prix du tabagisme de l’un de ses membres.
Au Cameroun comme partout ailleurs, le tabac fait des ravages. Mais, la mondialisation de l’industrie du tabac, l’absence de législation antitabac et une population mal renseignée contribuent à un problème de santé aigu qui ne cesse de s’aggraver. Actuellement, 17,5%  de la population sont fumeurs. Tandis que 37% de la population sont exposée au tabagisme passif et par conséquent aux mêmes risques sanitaires.
Fort de cette situation apocalyptique, la société civile camerounaise, via la Coalition Camerounaise Contre le Tabac (C3T), s’est mobilisée afin de réduire les dégâts du tabac dans notre société.  
Pour ce faire, de nombreuses campagnes de sensibilisation ont été organisées à travers le pays. Leur objectif, parlé aux populations des méfaits du tabac sur la santé, l'économie et l’environnement.
En huit ans, quels sont les réels effets des actions de sensibilisations de la C3T ? Qu'est-ce qui a changé?
Résumé, en six points-clefs:
·         L’image de la cigarette a changé, et les habitudes à la maison aussi
·         La lutte anti tabac une ligne dans la responsabilité sociale des entreprises
·         Moins de pollution dans les locaux
·         Un avant projet de loi anti tabac
·         L’adoption des mesures juridiques
·         Une absence de volonté politique

mercredi 25 juin 2014

Cigarettes au menthol: un facteur d’augmentation du tabagisme chez les ados

Les adolescents qui fument mentholé, fument plus, selon cette étude canadienne de l'Université de Waterloo (UW), qui, pour la première fois associe les cigarettes mentholées à une dépendance à la nicotine accrue, chez les jeunes.
Une image moins nocive que les cigarettes classiques, un goût de menthe qui masque celui du tabac, pourtant les effets sont là, plus néfastes que ceux de n'importe quelle cigarette classique.
Sunday Azagba, chercheur au Propel Centre for Population Health Impact de l’UW et auteur principal de l'étude a analysé les données de 4.736 jeunes fumeurs participant à la Health Canada’s 2010-2011 Youth Smoking Survey. L’analyse montre que: 
· 32% des jeunes fument des menthols,
· les adeptes du menthol fument en moyenne 43 cigarettes par semaine, soit près de 2 fois plus que les jeunes fumeurs de cigarettes classiques.
· Par ailleurs, ces fumeurs de mentholées sont près de 3 fois plus susceptibles de déclarer qu'ils ont l'intention de continuer à fumer dans l’année qui vient.
· Enfin, la recherche montre que la majorité des fumeurs adultes réguliers commencent à fumer au cours de leur adolescence.

jeudi 19 juin 2014

Tabac : vers plus de restrictions pour protéger les enfants ?

Un sondage, réalisé par IPSOS pour l’Alliance contre le tabac, pointe plusieurs lieux dans lesquels les Français seraient favorables à une interdiction de fumer. Elle pourrait même s’étendre à l’espace privé.

Plus de cigarette au volant ? Selon un sondage réalisé entre le 16 et le 20 mai par IPSOS*, 95 % des Français interrogés seraient favorables à l’interdiction de fumer dans les voitures en présence d’enfants. En effet, des études démontrent que la présence de particules fines est nuisible pour les poumons et est 10 fois supérieure sur les sièges arrière des voitures de fumeurs que dans les véhicules « non-fumeurs ». Cette mesure est déjà appliquée dans plusieurs pays : en Afrique du Sud, dans quelques états des Etats-Unis, au Canada, et en Australie. Elle a déjà été discutée au Sénat en septembre 2013 et a pour objectif de « débanaliser le fait de fumer », comme l’explique un des membres de l’Alliance contre le tabac.

mercredi 18 juin 2014

Le tabagisme actif et passif est un facteur de risque majeur du cancer du sein

Le président du collège de la Haute Autorité de Santé (HAS), le professeur Jean-Luc Harousseau, a décidé arbitrairement de ne pas retenir le tabagisme comme facteur de risque du cancer du sein. Sur France Info, il a déclaré que : « De nombreuses études montrent que le tabagisme entraîne soit pas d’augmentation, soit une augmentation modeste du risque. Ce qui ne justifie pas de modification de la stratégie actuelle du dépistage organisée » (1).


Cette déclaration est parfaitement erronée et s’oppose totalement à la réalité de la pratique médicale quotidienne et aux centaines d’études scientifiques réalisées depuis 1985. Parmi les 164 articles concernant le tabagisme et le cancer du sein, les auteurs de 129 publications concluent qu’il existe une relation entre le tabagisme et le cancer du sein (2). 27 études concernent aussi le tabagisme passif. A l’inverse, 35 études n’objectivent pas de relation entre le tabagisme et le cancer du sein. 7 concernent le tabagisme passif.Ce qui signifie que près de 80 % des publications scientifiques mondiales confirment non seulement que le tabagisme est un facteur de risque mais que c’est un facteur de risque majeur du cancer du sein!