Les chercheurs de l’Inserm qui ont mené ces travaux constatent notamment que le tabagisme passif est aussi délétère que le fait de fumer. Il apparaît en outre que le tabac est plus nocif quand sa consommation débute avant une première grossesse.
La cohorte EPIC est composée de près de 500 000
personnes en bonne santé au moment de leur inclusion, qui sont suivies depuis
1992 dans dix pays européens. Elle inclut en particulier les femmes de la cohorte
française E3N. Grâce aux informations recueillies lors de
l’inclusion des participants, les chercheurs ont pu réévaluer les liens entre
l’exposition au tabac, active et passive, et le risque de développer un cancer
du sein. Parmi les 322 000 femmes éligibles à cette étude, les chercheurs ont
enregistré la survenue de plus de 9 800 cancers du sein. Pour chacune de ces
femmes, ils disposaient d’informations concernant l’usage du tabac passé ou
présent, l’âge d’initiation au tabac, la durée du tabagisme et les quantités
consommées, l’exposition passive familiale ou professionnelle au moment de
l’inclusion...
