Decisively, the tobacco industry is not missing out an
opportunity to render Cameroon smoky and deathly. Indeed, new advertisement
campaigns are launched and new cigarette brands are making their way into the
market. The latest brand is "ESSE" available on expositions two weeks ago. Produced by Korea
Tobacco & Ginseng Corporation (KT&G),
this brand is subject of a large promotion campaign in Yaounde city. The
campaign to make known the brand is more visible within the university
neighborhoods. This is the case of SOA town where we observed the random
advertisement, posters with gadgets (umbrellas…).
Affichage des articles dont le libellé est Cigarettes. Afficher tous les articles
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mardi 29 septembre 2015
The tobacco industry: illegal advertisement to recruit new smokers.
Between flashy packs, cigarette girls, advertisement
posters and communication gadgets, the tobacco industry is running an offensive
to recruit new consumers.
lundi 27 juillet 2015
Cameroun: un eldorado pour l'industrie du tabac
L'imagination
déployée par les cigarettiers pour acquérir de nouveaux adeptes au Cameroun
semble sans bornes, allant de la distribution gratuite de leurs produits
jusqu'à l'utilisation des médias pour inciter à la consommation.
Actuellement,
l'industrie du tabac mène une offensive pour augmenter ses profits et rendre
davantage les populations camerounaises dépendantes du tabac. En effet, on
remarque presque chaque semaine l'apparition de nouvelles marques de
cigarettes. Cette action de l'Industrie est soutenue par un marketing agressif
aux quatre coins du pays.
A
Yaoundé par exemple, des “cigarettes girls” sont payées pour faire le tour des
boîtes de nuit, des supérettes et des espaces publics, et inciter les jeunes à
fumer des marques aux noms très enchanteurs.
L'innovation ces derniers jours, c'est la dégustation gratuite. En
effet, pour implémenter les marques nouvellement importées, les stratégies
consistent à : " déposer dans commerce de proximité, les
boutiques, les échoppes et autres commerces des cartouches de cigarettes d'une
marque X. Ces cigarettes sont gratuitement proposées à toutes personnes qui voudraient
s'acheter des clopes ou fumer. Ici la
consommation est libre. Seule restriction pour cette dégustation c'est le dépôt
du packaging chez le commerçant, qui devra les transmettre à la compagnie de
tabac contre rémunération."
jeudi 18 juin 2015
Tabac et cancer du sein
Les chercheurs de l’Inserm qui ont mené ces travaux constatent notamment que le tabagisme passif est aussi délétère que le fait de fumer. Il apparaît en outre que le tabac est plus nocif quand sa consommation débute avant une première grossesse.
La cohorte EPIC est composée de près de 500 000
personnes en bonne santé au moment de leur inclusion, qui sont suivies depuis
1992 dans dix pays européens. Elle inclut en particulier les femmes de la cohorte
française E3N. Grâce aux informations recueillies lors de
l’inclusion des participants, les chercheurs ont pu réévaluer les liens entre
l’exposition au tabac, active et passive, et le risque de développer un cancer
du sein. Parmi les 322 000 femmes éligibles à cette étude, les chercheurs ont
enregistré la survenue de plus de 9 800 cancers du sein. Pour chacune de ces
femmes, ils disposaient d’informations concernant l’usage du tabac passé ou
présent, l’âge d’initiation au tabac, la durée du tabagisme et les quantités
consommées, l’exposition passive familiale ou professionnelle au moment de
l’inclusion...
vendredi 10 avril 2015
Cameroun: dans les méandres du commerce illicite du tabac
Contrebande,
contrefaçon : les trafics de cigarettes explosent, boostés par l'appât du gain
de certains importateurs et fabriquant de produits de tabac. Un marché
parallèle qui fait la fortune des groupes mafieux, de l'industrie du tabac et
plombe les finances de l'Etat.
Au Cameroun, pays
producteur de tabac, le marché de la cigarette est extraverti à près de 90%. Une
situation qui fait suite à l'arrêt des activités de productions des industries
locales. Malgré la hausse des taxes à l'importation, le chiffre des affaires
des compagnies tabacoles croit chaque
année tandis que les recettes de l'Etat ne cessent de chuter.
A l'origine de cette
situation, se trouve le commerce illicite du tabac, souvent appelé tabac de
contrebande, il regroupe des produits qui ne sont pas conformes aux règlements
du Cameroun en matière de tabac, spécifiquement ceux reliés à l'importation,
l'estampillage, la fabrication, la distribution, l'étiquetage et la taxation. l'activité
bat son plein depuis quelques années.
jeudi 4 décembre 2014
Cameroun: l'industrie du tabac intensifie ses campagnes de communication
Suite à des actions
menées dans le cadre du contrôle du tabac dans la ville de Yaoundé et ses
environs, la Coalition Camerounaise contre le tabac porte à la connaissance de
la Société civile camerounaise en générale et aux acteurs du mouvement
anti-tabac en particulier, que les compagnies de tabac présentes au Cameroun, y
mènent depuis quelques semaines des campagnes de communication intensive en
direction des populations de ces localités. Des communications qui constituent
une violation de la loi n° 2006/018 du 29 décembre 2006 régissant la publicité
au Cameroun.
Selon le constat fait
sur le terrain, ces campagnes de promotion des produits de tabac, se font par voies d’affichage et de tombola. Ces
tombolas permettent une distribution gratuite des paquets de cigarettes et des
gadgets de communication. Par ailleurs, cette nouvelle campagne de
communication de l’IDT tient compte des spécificités linguistiques du Cameroun.
En effet, les populations camerounaises étant bilingue, la communication est
faite dans les deux langues officielles (anglais et française).
Il convient de noter
que cette campagne de communication intensive intervient au moment où, des
saisies de contrefaçons, de stupéfiants et de tabac… ont été faites il y a
quelques semaines dans les environs de la ville de Tibati dans la région de l’Adamaoua.
La C3T invite tous
les acteurs de la promotion de la santé et du mouvement anti tabac à plus de vigilance en matière de contrôle du
tabac dans leurs localités respectives. Elle souhaite par la même occasion que des
faits similaires soient remontés à son niveau. Ceci dans l’optique d’une meilleure
coordination des activités de lutte contre les actions de l’industrie du tabac.
mardi 21 octobre 2014
Tabagisme passif : vivre avec un fumeur aussi dangereux que la pollution
Des chercheurs
écossais préviennent que vivre en compagnie d'une personne qui fume expose à un
taux de particules fines trois fois supérieures à la limite fixée par l’OMS.
Le tabagisme passif
est montré du doigt depuis plusieurs années : outre les cancers du poumon, on
sait qu’il multiplie
par 10 les risques de développer un cancer du sein, il augmente les
grossesses à risques, et il complique
même les opérations des amygdales. En ces temps de lutte contre la pollution
des villes, une nouvelle étude écossaise vient de démontrer qu’une personne qui
vit avec un fumeur absorbe autant de particules fines que quelqu’un qui vit
dans une ville très polluée comme Londres ou Pékin. Les particules fines sont
des microparticules en suspension dont le diamètre est inférieur à 2,5
micromètres (PM2.5).
Les maisons de fumeurs dépassent les
normes de l'OMS
Pour arriver à cette
conclusion, les chercheurs d’Aberdeen, à l’extrémité est de l’Ecosse, ont
analysé les données de quatre études qui portaient en tout sur 110 maisons : 93
dans lesquelles vivaient au moins un fumeur et 17 sans fumeur.
lundi 13 octobre 2014
"Cash Investigation" : la grande manipulation de l'industrie du tabac
Documents confidentiels
à l'appui, Laurent Richard, après une enquête d'un an dans les coulisses de
l'industrie du tabac, révèle ses stratégies secrètes.
Il met au jour le jeu
d'influence des cigarettiers. Fichages et surveillance systématique des élus,
liens troublants entre l'industrie et les autorités publiques. L'enquête révèle
notamment comment l'industrie du tabac écrit, parfois, elle-même la loi.
Cash Investigation
lève le voile sur les pires stratégies cachées. Un document qui démontre
également comment certains géants du tabac tentent d'amadouer les Etats en
vantant les économies sur les retraites engendrées par la mort des fumeurs.
lundi 1 septembre 2014
Cameroon: the new communication strategies of Cigarettes makers
Tobacco companies, faced with the actions of tobacco
control, have adopted new strategies to popularize their products.
The law governing
advertising was enacted in Cameroon in 2006. This law prohibits all forms of advertising,
promotion and sponsorship of tobacco products. This law, which aims to reduce the
consumption of tobacco products, has contributed to the closure of certain tobacco
companies.
To overcome this
situation, the tobacco industry (TI) has developed new communication strategies.
Internet: This almost
uncontrollable communication tool is the new broadcast channel of the
advertising messages of the TI. This is illustrated by the brand "Business
Club Super Slim Cigarettes" which created a Facebook page to popularize its
products.
On the television, communication is subtle. In clips, movies ... Stars smoke and exhibit tobacco products.
On the television, communication is subtle. In clips, movies ... Stars smoke and exhibit tobacco products.
mardi 17 juin 2014
Tabagisme : tout se joue avant 12 ans
Des
chercheurs viennent de montrer que le fait de fumer à l'âge adulte était lié à
l'enfance des personnes concernées.
Tout commence par une étude menée en 2009 : l'organisme américain Center
for Disease Control and Prevention avait alors observé que 25% des adultes
n'ayant obtenu « que » le baccalauréat ou un diplôme inférieur fumaient, tandis
que seuls 5% des « hauts diplômés » étaient accros à la cigarette.
Le tabagisme
serait-il alors lié au niveau d'éducation ? C'est la question que se sont
posé les chercheurs de l'université de Yale dans une étude basée sur plus de 14
ans de données. Verdict : les choses sont un peu plus compliquées que cela. En
réalité, ce sont les paramètres de l'enfance de la personne qui prédisent si,
par la suite, celle-ci commencera à fumer et fera de longues études.
lundi 14 avril 2014
Tabac: Seita va fermer son usine à Nantes
Le fabricant de cigarettes Seita, filiale du britannique Imperial Tobacco, devrait annoncer mardi son projet de fermer l’usine de Nantes, ainsi que son centre de recherche de Bergerac, dans le cadre d’un plan de restructuration, selon le Figaro lundi.
«La Seita a convoqué mardi un comité central d’entreprise extraordinaire», annonce le quotidien. «L’information ne sera confirmée que demain (mardi), nous avons un CCE au siège social à Paris à 11H00, nous n’avons pas eu d’éléments nouveaux depuis le 24 mars», a confirmé à l’AFP Michel Laboureur, secrétaire CGT du CCE, salarié de l’usine de Nantes.
Le 24 mars, dans un communiqué de la fédération CGT des tabacs révélé par l’AFP, les représentants syndicaux avaient annoncé avoir eu vent d'«un projet de restructuration qui impacterait un tiers des 1.180 salariés de la Seita en France». Ils avaient alors déjà indiqué que ce projet risquait d’aboutir à la fermeture de l’usine de Nantes, ainsi que du centre de recherche de Bergerac (Dordogne).
Selon le Figaro, la Seita devrait donc bien «annoncer son projet de fermer la plus importante des deux dernières usines de cigarettes en France. Située à Carquefou, dans la banlieue de Nantes, elle emploie 327 salariés et a produit l’an passé 12,2 milliards de cigarettes blondes: principalement des Gauloises et des Gitanes.»
Propriétaire de la Seita, le groupe anglais Imperial Tobacco a lancé un plan d’économie de 385 millions d’euros d’ici à 2018, dont 72 millions cette année, explique le journal.
La restructuration annoncée mardi devrait comprendre également la cession du centre de R&D de Bergerac (30 salariés) et une réorganisation de la force de vente, +sans impact sur l’emploi+, selon un représentant du personnel, écrit le quotidien.
Le centre de battage de tabac du Havre (100 salariés) et l’usine de Riom (200 salariés, 9 milliards de cigarettes) devraient être préservés, toujours de même source.
La hausse de 20 centimes du paquet de cigarettes intervenue début janvier se fait fortement sentir. Sur les trois premiers mois de l’année, les ventes chez les buralistes ont dégringolé de 8,9 %en volume et de 2,2% en valeur, indique Le Figaro.
Mais «quand on voit les chiffres de l’OMS (bien : OMS), la consommation de tabac augmente dans le monde, en France elle descend, mais nous on fabrique à plus de 60% à l’export, on n’a aucune raison de fermer: on est rentable, on produit bien, on produit de bonne qualité...», s’est insurgé lundi M. Laboureur.
La Seita, dont le siège est à Paris, emploie environ 1.150 salariés sur cinq sites en province: deux usines de production de cigarettes, à Nantes et Riom (Puy-de-Dôme), une usine de traitement du tabac au Havre (Seine-Maritime), deux centres de recherche à Bergerac (Dordogne) et Fleury-les-Aubrais (Loiret), selon les données communiquées par l’entreprise.
Rebaptisée Altadis entre 1999 et 2008, après la fusion avec son homologue espagnole la Tabacalera, l’ex-régie publique française des tabacs fabrique les marques Gauloises, News et Gitanes.
Elle a été reprise en 2008 par Imperial Tobacco, qui avait alors supprimé un millier d’emplois, la moitié des effectifs.
«Ils ont pillé tout ce que possédait la Seita, tout vendu l’immobilier, pour rentrer un maximum de cash, ils continuent...», a déploré M. Laboureur.
Les salariés de la Seita à Nantes sont convoqués à une assemblée générale devant leur usine mardi à midi, pour être informés par les syndicats du résultat du CCE.
«La Seita a convoqué mardi un comité central d’entreprise extraordinaire», annonce le quotidien. «L’information ne sera confirmée que demain (mardi), nous avons un CCE au siège social à Paris à 11H00, nous n’avons pas eu d’éléments nouveaux depuis le 24 mars», a confirmé à l’AFP Michel Laboureur, secrétaire CGT du CCE, salarié de l’usine de Nantes.
Le 24 mars, dans un communiqué de la fédération CGT des tabacs révélé par l’AFP, les représentants syndicaux avaient annoncé avoir eu vent d'«un projet de restructuration qui impacterait un tiers des 1.180 salariés de la Seita en France». Ils avaient alors déjà indiqué que ce projet risquait d’aboutir à la fermeture de l’usine de Nantes, ainsi que du centre de recherche de Bergerac (Dordogne).
Selon le Figaro, la Seita devrait donc bien «annoncer son projet de fermer la plus importante des deux dernières usines de cigarettes en France. Située à Carquefou, dans la banlieue de Nantes, elle emploie 327 salariés et a produit l’an passé 12,2 milliards de cigarettes blondes: principalement des Gauloises et des Gitanes.»
Propriétaire de la Seita, le groupe anglais Imperial Tobacco a lancé un plan d’économie de 385 millions d’euros d’ici à 2018, dont 72 millions cette année, explique le journal.
La restructuration annoncée mardi devrait comprendre également la cession du centre de R&D de Bergerac (30 salariés) et une réorganisation de la force de vente, +sans impact sur l’emploi+, selon un représentant du personnel, écrit le quotidien.
Le centre de battage de tabac du Havre (100 salariés) et l’usine de Riom (200 salariés, 9 milliards de cigarettes) devraient être préservés, toujours de même source.
La hausse de 20 centimes du paquet de cigarettes intervenue début janvier se fait fortement sentir. Sur les trois premiers mois de l’année, les ventes chez les buralistes ont dégringolé de 8,9 %en volume et de 2,2% en valeur, indique Le Figaro.
Mais «quand on voit les chiffres de l’OMS (bien : OMS), la consommation de tabac augmente dans le monde, en France elle descend, mais nous on fabrique à plus de 60% à l’export, on n’a aucune raison de fermer: on est rentable, on produit bien, on produit de bonne qualité...», s’est insurgé lundi M. Laboureur.
La Seita, dont le siège est à Paris, emploie environ 1.150 salariés sur cinq sites en province: deux usines de production de cigarettes, à Nantes et Riom (Puy-de-Dôme), une usine de traitement du tabac au Havre (Seine-Maritime), deux centres de recherche à Bergerac (Dordogne) et Fleury-les-Aubrais (Loiret), selon les données communiquées par l’entreprise.
Rebaptisée Altadis entre 1999 et 2008, après la fusion avec son homologue espagnole la Tabacalera, l’ex-régie publique française des tabacs fabrique les marques Gauloises, News et Gitanes.
Elle a été reprise en 2008 par Imperial Tobacco, qui avait alors supprimé un millier d’emplois, la moitié des effectifs.
«Ils ont pillé tout ce que possédait la Seita, tout vendu l’immobilier, pour rentrer un maximum de cash, ils continuent...», a déploré M. Laboureur.
Les salariés de la Seita à Nantes sont convoqués à une assemblée générale devant leur usine mardi à midi, pour être informés par les syndicats du résultat du CCE.
AFP
vendredi 11 avril 2014
Philip Morris ferme sa plus grande usine
Avec la crise et la multiplication des mesures anti-tabac, les leaders mondiaux de la production de cigarettes enchaînent les plans de restructuration.
Philip Morris, premier producteur de tabac au monde, vient d'annoncer sa volonté de fermer son usine de Bergen-op-Zoom, auxPays-Bas. Ce site de production, situé à une soixantaine de kilomètres de Rotterdam, est le plus important de l'entreprise américaine : 74 milliards de cigarettes y sont produites chaque année, soit 8,5 % de la production de Philip Morris. La fermeture de cette usine engendrerait la suppression de 1 230 emplois. Fin mars déjà, Philip Morris avait annoncé la fermeture de son usine australienne de Moorabbin (180 emplois). Le leader du marché n'est pas le seul à fermer des sites de production : Imperial Tobacco, un concurrent britannique qui possède trois usines en France, serait sur le point de réduire ses effectifs de 30 % - soit 350 postes - dans l'Hexagone. Selon la CGT, ce plan social pourrait conduire à la fermeture de l'usine de Nantes et du centre de recherche de Bergerac.
Recul des ventes
Dans son dernier communiqué, Philip Morris justifie sa décision en dévoilant un recul de 20 % des ventes en quatre ans. Rien qu'en France, elles ont diminué de 7,5 % en 2013 par rapport à l'année précédente. L'affaiblissement du marché est évidemment dû à la crise économique mais aussi à "l'impact négatif des politiques fiscales et de régulation excessives", estime Drago Azinovic, président de Philip Morris pour l'Europe. La multiplication des campagnes de prévention anti-tabac et surtout l'explosion de la cigarette électronique influent également sur la dégradation du marché. Enfin, Drago Azinovic pointe le problème de la contrebande, qu'il impute aux réglementations prohibitives des gouvernements. La vente illégale de cigarettes, à la sauvette ou sur Internet, est tout de même passée de 3 % en 2003 à près de 25 % aujourd'hui, en corrélation avec une hausse des prix du paquet dans de nombreux pays. Plus spécifiquement, pour la fermeture de Bergen-op-Zoom, Philip Morris parle d'un déclin de la consommation locale et d'une diminution des exportations.
La société américaine a toutefois dégagé un bénéfice net de 145 millions d'euros en 2012. Philip Morris possède 53 usines dans le monde et 16 % des parts de marché du tabac, grâce aux 7 marques qu'il produit parmi les 15 plus fumées au monde. L'entreprise s'est également diversifiée en lançant sa propre cigarette électronique et en développant la technique du tabac chauffé - "stylos", permettant de fumer du tabac chauffé donc non grillé - pour laquelle elle a investi 500 millions d'euros pour une usine en Italie.
Les médias néerlandais estiment que Philipp Morris pourrait délocaliser l'usine de Bergen-op-Zoom vers l'Asie, mais rien n'a été confirmé. Il faut dire que l'annonce de la fermeture semble avoir été faite dans la plus grande précipitation. Le jour de la publication du communiqué, le site internet européen de Philip Morris proposait encore des offres d'emploi pour Bergen-op-Zoom. La décision de la fermeture de la direction doit désormais être approuvée par les syndicats et le conseil de surveillance.
Philip Morris, premier producteur de tabac au monde, vient d'annoncer sa volonté de fermer son usine de Bergen-op-Zoom, auxPays-Bas. Ce site de production, situé à une soixantaine de kilomètres de Rotterdam, est le plus important de l'entreprise américaine : 74 milliards de cigarettes y sont produites chaque année, soit 8,5 % de la production de Philip Morris. La fermeture de cette usine engendrerait la suppression de 1 230 emplois. Fin mars déjà, Philip Morris avait annoncé la fermeture de son usine australienne de Moorabbin (180 emplois). Le leader du marché n'est pas le seul à fermer des sites de production : Imperial Tobacco, un concurrent britannique qui possède trois usines en France, serait sur le point de réduire ses effectifs de 30 % - soit 350 postes - dans l'Hexagone. Selon la CGT, ce plan social pourrait conduire à la fermeture de l'usine de Nantes et du centre de recherche de Bergerac.
Recul des ventes
Dans son dernier communiqué, Philip Morris justifie sa décision en dévoilant un recul de 20 % des ventes en quatre ans. Rien qu'en France, elles ont diminué de 7,5 % en 2013 par rapport à l'année précédente. L'affaiblissement du marché est évidemment dû à la crise économique mais aussi à "l'impact négatif des politiques fiscales et de régulation excessives", estime Drago Azinovic, président de Philip Morris pour l'Europe. La multiplication des campagnes de prévention anti-tabac et surtout l'explosion de la cigarette électronique influent également sur la dégradation du marché. Enfin, Drago Azinovic pointe le problème de la contrebande, qu'il impute aux réglementations prohibitives des gouvernements. La vente illégale de cigarettes, à la sauvette ou sur Internet, est tout de même passée de 3 % en 2003 à près de 25 % aujourd'hui, en corrélation avec une hausse des prix du paquet dans de nombreux pays. Plus spécifiquement, pour la fermeture de Bergen-op-Zoom, Philip Morris parle d'un déclin de la consommation locale et d'une diminution des exportations.
La société américaine a toutefois dégagé un bénéfice net de 145 millions d'euros en 2012. Philip Morris possède 53 usines dans le monde et 16 % des parts de marché du tabac, grâce aux 7 marques qu'il produit parmi les 15 plus fumées au monde. L'entreprise s'est également diversifiée en lançant sa propre cigarette électronique et en développant la technique du tabac chauffé - "stylos", permettant de fumer du tabac chauffé donc non grillé - pour laquelle elle a investi 500 millions d'euros pour une usine en Italie.
Les médias néerlandais estiment que Philipp Morris pourrait délocaliser l'usine de Bergen-op-Zoom vers l'Asie, mais rien n'a été confirmé. Il faut dire que l'annonce de la fermeture semble avoir été faite dans la plus grande précipitation. Le jour de la publication du communiqué, le site internet européen de Philip Morris proposait encore des offres d'emploi pour Bergen-op-Zoom. La décision de la fermeture de la direction doit désormais être approuvée par les syndicats et le conseil de surveillance.
Le Point.fr
mercredi 9 avril 2014
La pollution fait un tabac
Par YVES CHARPAK
L’industrie du tabac ne lâchera pas facilement ses activités si profitables. De contre-feux en contre-feux, nous nous faisons avoir tous les jours. L’OMS nous annonçait, le 25 mars, que 7 millions de décès prématurés sont liés à la pollution de l’air chaque année, pour le monde entier (1).
La pollution de l’air, à la fois intérieur et extérieur, serait désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde. On lisait dans la presse ces derniers jours que la pollution de l’air tuait plus que le tabac, rien ne pourrait faire plus plaisir aux industriels du tabac. On fera l’hypothèse que ça ne relève que de la logique dominante «d’accroche à tout prix», et aussi d’un manque de recul et de compréhension des enjeux scientifiques et sociétaux de nos sociétés dès lors que l’on parle de santé publique.
En effet, le rapport de l’OMS ne vise pas à comparer l’impact de la pollution de l’air en général avec celui du tabac. Car la pollution de l’air, c’est un patchwork de contextes et de risques divers, variables en fonction des niveaux de développement des pays, et on n’a pas le choix de «respirer» ou non. A l’inverse, le tabac est un facteur de risque unique, «choisi», le plus dangereux pour ceux qui y sont exposés, les fumeurs ou leur entourage. Il est par ailleurs aussi un composant important de la pollution de l’air intérieur évoqué par l’OMS sur son site, mais sûrement pas un risque «comparable».
En réalité, l’OMS nous dit que l’on identifie mieux l’impact de la pollution de l’air sur la santé dans le monde… et que cet impact :
- touche surtout les pays pauvres ou émergents… et surtout en Asie.
- est lié pour moitié à la pollution de l’air intérieur dans des pays où le chauffage domestique et la cuisson des aliments se font principalement dans des foyers ouverts sans évacuation ;
- est lié pour une autre moitié à une pollution de l’air extérieur par les transports, l’énergie, les déchets et l’industrie, avec des variations fortes par pays sur la surveillance, les régulations, les technologies, les moyens. Nous sommes concernés aussi en Europe et en France, mais l’impact de la pollution de l’air reste pour nous très inférieur à celui du tabac.
Et il faut bien distinguer la pollution de l’air en général, «imposée» par des contraintes économiques, qui, au niveau mondial, résulte pour une bonne part du manque de moyens des pays pauvres, et celle qui relève de modes de vie «volontaires», dont le tabac : la première pourrait être réduite, mais avec des tensions majeures entre développement et environnement, mais la seconde relève surtout de la faiblesse des décisions politiques et sociétales face à un lobby mondial du tabac. L’augmentation récente dans nos pays de la consommation des femmes et des jeunes en est une bonne illustration.
Il faut dire que les connaissances scientifiques convergent toutes et que la «nébuleuse» du commerce du tabac n’oserait plus prétendre que fumer ou respirer la fumée des autres n’est pas un risque. Mais «elle» a mis en œuvre des stratégies multiples, de lobbying, de communication, de subvention à tout ce qui peut «noyer le poisson» ou laisser penser que le tabac n’est qu’un problème parmi d’autres… et même promouvoir l’idée que le tabac et ses adeptes sont victimes de lobbys technocratiques et liberticides.
Les exemples de ces stratégies multiformes de promotion du tabac ne manquent pas :
- Financer des études universitaires sur les effets secondaires (contrebande et inégalités sociales liées au prix du tabac) de leurs obligations réglementaires (packaging, prix, limitation publicitaire), afin d’alimenter les «écrans de fumée» de campagnes médias et de lobbying, sans mention des résultats en terme de santé des baisses de consommation.
- Offrir des subventions massives au cinéma, aux médias et en particulier aux séries télévisées, pour valoriser à nouveaux les héros consommateurs, ceux qui savent faire des choix personnels «à risque», montrant leur sociabilité de fumeurs opposée à la rigidité triste et excessivement moraliste de ceux qui en veulent à leurs libertés… Les enfants, les jeunes adultes et en particulier les femmes, autrefois non touchées mais aujourd’hui cibles principales de la promotion du tabac en feront les frais dans vingt ou trente ans.
- Des institutions publiques subventionnées se trouvent rapidement en conflit d’intérêt : il en est ainsi des rumeurs sur certains projets d’Interpol (la police «internationale») ou sur le manque d’objectivité de l’Olaf, la police de la Commission européenne, lors de la démission forcée du précédent commissaire européen à la santé à la veille du vote d’une directive européenne sur le tabac. En conclusion, laisser le marketing du tabac imposer ces enjeux et les relayer même «naïvement» n’est pas très responsable.
(1) http://www.who.int/mediacentre/news/ releases/2014/air-pollution/fr
L’industrie du tabac ne lâchera pas facilement ses activités si profitables. De contre-feux en contre-feux, nous nous faisons avoir tous les jours. L’OMS nous annonçait, le 25 mars, que 7 millions de décès prématurés sont liés à la pollution de l’air chaque année, pour le monde entier (1).
La pollution de l’air, à la fois intérieur et extérieur, serait désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde. On lisait dans la presse ces derniers jours que la pollution de l’air tuait plus que le tabac, rien ne pourrait faire plus plaisir aux industriels du tabac. On fera l’hypothèse que ça ne relève que de la logique dominante «d’accroche à tout prix», et aussi d’un manque de recul et de compréhension des enjeux scientifiques et sociétaux de nos sociétés dès lors que l’on parle de santé publique.
En effet, le rapport de l’OMS ne vise pas à comparer l’impact de la pollution de l’air en général avec celui du tabac. Car la pollution de l’air, c’est un patchwork de contextes et de risques divers, variables en fonction des niveaux de développement des pays, et on n’a pas le choix de «respirer» ou non. A l’inverse, le tabac est un facteur de risque unique, «choisi», le plus dangereux pour ceux qui y sont exposés, les fumeurs ou leur entourage. Il est par ailleurs aussi un composant important de la pollution de l’air intérieur évoqué par l’OMS sur son site, mais sûrement pas un risque «comparable».
En réalité, l’OMS nous dit que l’on identifie mieux l’impact de la pollution de l’air sur la santé dans le monde… et que cet impact :
- touche surtout les pays pauvres ou émergents… et surtout en Asie.
- est lié pour moitié à la pollution de l’air intérieur dans des pays où le chauffage domestique et la cuisson des aliments se font principalement dans des foyers ouverts sans évacuation ;
- est lié pour une autre moitié à une pollution de l’air extérieur par les transports, l’énergie, les déchets et l’industrie, avec des variations fortes par pays sur la surveillance, les régulations, les technologies, les moyens. Nous sommes concernés aussi en Europe et en France, mais l’impact de la pollution de l’air reste pour nous très inférieur à celui du tabac.
Et il faut bien distinguer la pollution de l’air en général, «imposée» par des contraintes économiques, qui, au niveau mondial, résulte pour une bonne part du manque de moyens des pays pauvres, et celle qui relève de modes de vie «volontaires», dont le tabac : la première pourrait être réduite, mais avec des tensions majeures entre développement et environnement, mais la seconde relève surtout de la faiblesse des décisions politiques et sociétales face à un lobby mondial du tabac. L’augmentation récente dans nos pays de la consommation des femmes et des jeunes en est une bonne illustration.
Il faut dire que les connaissances scientifiques convergent toutes et que la «nébuleuse» du commerce du tabac n’oserait plus prétendre que fumer ou respirer la fumée des autres n’est pas un risque. Mais «elle» a mis en œuvre des stratégies multiples, de lobbying, de communication, de subvention à tout ce qui peut «noyer le poisson» ou laisser penser que le tabac n’est qu’un problème parmi d’autres… et même promouvoir l’idée que le tabac et ses adeptes sont victimes de lobbys technocratiques et liberticides.
Les exemples de ces stratégies multiformes de promotion du tabac ne manquent pas :
- Financer des études universitaires sur les effets secondaires (contrebande et inégalités sociales liées au prix du tabac) de leurs obligations réglementaires (packaging, prix, limitation publicitaire), afin d’alimenter les «écrans de fumée» de campagnes médias et de lobbying, sans mention des résultats en terme de santé des baisses de consommation.
- Offrir des subventions massives au cinéma, aux médias et en particulier aux séries télévisées, pour valoriser à nouveaux les héros consommateurs, ceux qui savent faire des choix personnels «à risque», montrant leur sociabilité de fumeurs opposée à la rigidité triste et excessivement moraliste de ceux qui en veulent à leurs libertés… Les enfants, les jeunes adultes et en particulier les femmes, autrefois non touchées mais aujourd’hui cibles principales de la promotion du tabac en feront les frais dans vingt ou trente ans.
- Des institutions publiques subventionnées se trouvent rapidement en conflit d’intérêt : il en est ainsi des rumeurs sur certains projets d’Interpol (la police «internationale») ou sur le manque d’objectivité de l’Olaf, la police de la Commission européenne, lors de la démission forcée du précédent commissaire européen à la santé à la veille du vote d’une directive européenne sur le tabac. En conclusion, laisser le marketing du tabac imposer ces enjeux et les relayer même «naïvement» n’est pas très responsable.
(1) http://www.who.int/mediacentre/news/ releases/2014/air-pollution/fr
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