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vendredi 4 avril 2014

Fumer enceinte impacte le développement du cerveau du bébé

A en croire une étude britannique, les enfants nés de mamans fumeuses auraient un cerveau plus petit que les autres…
Prématurité, fausses couches ou encore saignements, on le sait, fumer enceinte augmente les risques liés à la grossesse et a des répercussions sur la santé du bébé. Une nouvelle étude britannique, publiée dans la revue Neuropsychopharmacology, relayée par le Daily Mail, révèle que l’exposition in utero au tabac a un réel impact sur la taille du cerveau du fœtus.
Pour dresser ce constat, les chercheurs ont analysé le cerveau et le fonctionnement émotif de 113 enfants de six à huit ans, dont la mère fumait régulièrement avant et pendant sa grossesse (17 d’entre elles ont arrêté la cigarette quand elles ont su qu'elles étaient enceintes). Les scientifiques ont ensuite comparé leurs données avec celles d’un groupe de 113 enfants non exposés au tabac. Les résultats sont sans appel : ceux ayant une maman fumeuse ont un cerveau plus petit. Et ce n’est pas tout : ils seraient aussi plus sujets aux problèmes émotionnels et souffriraient davantage de dépression, d'anxiété et de trouble de l’humeur. Au contraire, les enfants dont les mères ont arrêté de fumer ne présentaient pas ces troubles.
Pour les auteurs de l’étude, le tabac affecterait le développement du cerveau en détruisant les neurones et en réduisant les vaisseaux sanguins, ce qui ferait diminuer l’apport d’oxygène au fœtus durant toute la grossesse.
Source : Daily Mail

mercredi 2 avril 2014

Santé mentale: le tabagisme passif, un effet néfaste?

Une étude britannique met en évidence un effet délétère du tabagisme passif sur la santé mentale.
Plusieurs études ont déjà suggéré un impact négatif du tabagisme passif sur la santé physique, mais le lien entre cette exposition et la santé mentale s'avère moins connu.
Dans le cadre d'une étude nationale sur la santé de la population générale écossaise (menée avant la loi interdisant le tabac dans les lieux publics), des chercheurs londoniens ont comparé 5.560 adultes non fumeurs et 2.595 fumeurs en bonne santé, sans antécédent de maladie mentale. Une détresse psychologique a été observée chez 14,5% des participants suivis pendant six années.
Les spécialistes ont ainsi calculé qu'une exposition passive au tabac augmentait de 49% le risque de détresse psychologique par rapport aux personnes non exposées et ont constaté, en dosant le niveau de cotinine (dérivé métabolique de la nicotine), une forte association dose-réponse. De même, les risques d'hospitalisation pour des motifs psychiatriques étaient multipliés par 2,84 pour les fortes expositions passives au tabac et par 3,74 pour les fumeurs.
Selon les auteurs, ces résultats soulignent « l'importance de réduire l'exposition au tabac, pas seulement pour des raisons de santé physique, mais aussi de santé mentale ».