Menu

Affichage des articles dont le libellé est campagne contre le tabac. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est campagne contre le tabac. Afficher tous les articles

jeudi 12 juin 2014

Lutte contre le tabagisme : deux mesures choc

Selon Le Figaro, le projet de loi que la ministre de la Santé va présenter le 17 juin prévoit la mise en place de paquets de cigarettes neutres et l'interdiction de la cigarette électronique.
Pour faire baisser le tabagisme, il faut, selon lui, d'abord lutter contre le marché parallèle et interdire efficacement la vente de tabac par Internet. « On stigmatise les buralistes », déplore-t-il, en rappelant que 720 d'entre eux ont fermé leurs portes en 2013.

La Seita Imperial Tobacco, dans un communiqué,  juge qu'« aucun recul de laconsommation n'a été observé » en Australie depuis la mise en place de ce type de paquet. « Le marché du tabac a même augmenté de 0,3 % en volume », note le cigarettier. Le fabricant estime par ailleurs que cette mesure va « faciliter le travail des contrefacteurs » et représente « une atteinte manifeste au droit de la propriété », ce qui pourrait valoir aux fabriquants de cigarettes des indemnités « de plusieurs centaines de millions d'euros pour le seul Etat français ».
Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme (CNCT), est quant à lui convaincu qu'il s'agit d'une « bonne mesure » car le paquet de cigarettes est utilisé comme un « instrument de marketing ».
« L'objet de séduction doit devenir un objet d'information. Poursurvivre, l'industrie du tabac doit recruter entre 200 000 et 300 000 nouveaux fumeurs chaque année. Et un paquet neutre, les jeunes trouvent que ce n'est pas attractif. »
« Le paquet neutre est une sorte de bombe atomique », juge Yves Bur, président de l'Alliance contre le tabac, une coalition d'une trentaine d'organisations. L'ancien député UMP rappelle qu'il avait lui-même déposé une proposition de loi en ce sens en 2010. 
« Cela aura un impact auprès des jeunes qui sont sensibles à l'imaginaire et à la symbolique des marques. La mesure, en soi, ne va pas être déterminante. Mais elle doit s'inscrire dans un catalogue. »
Pour le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, et président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT), il serait « incompréhensible » qu'une telle mesure ne soit pas prise. « C'est le dernier endroit où l'industrie du tabac fait encore de la publicité », dit-il.
Brice Lepoutre, président de l'Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique (Aiduce), considère qu'il s'agirait d'une « mesurette qui ne servirait à rien »« Tous mes collègues fumeurs ont un cache-paquet », dit-il.
Interdiction du vapotage dans les lieux publics
Pour Yves Martinet, du CNCT, cette interdiction serait « une bonne chose » . D'une part parce que cela participe de la « dénormalisation de la consommation de tabac », d'autre part parce qu'il existe, selon lui, du « vapotage passif »
« On a retrouvé de la cotinine [un dérivé de la nicotine] dans le sang de personnes qui ne vapotent pas et qui se trouvaient dans la même pièce que des personnes vapotant. »
Yves Bur, de l'Alliance contre le tabac, se prononce lui aussi pour une interdiction du vapotage « selon les mêmes règles que celles des produits du tabac ». « Il fautétablir une règle simple, dit-il : On ne vapote pas dans les lieux où on ne peut pasfumer. »
« Traiter l'utilisateur de cigarette électronique comme celui de cigarette n'est pas choquant », estime Bertrand Dautzenberg, de l'OFT, pour qui il s'agit d'une« règle de vivre-ensemble »
Brice Lepoutre, au nom des « vapoteurs », assure au contraire qu'une telle interdiction serait « une catastrophe sanitaire ».
« Quand la vapote est interdite dans les entreprises, beaucoup de personnes redeviennent fumeuses, car avec la cigarette électronique la nicotine a un effet de quinze à trente minutes, contre environ une heure avec la vraie cigarette. »
Le président de l'Aiduce avance un autre argument.« Plus de 200 études assurent que le vapotage passif n'existe pas. Les taux de cotinine retrouvés n'ont pas de signification clinique. Et le danger, c'est le tabac. Le fumeur ne meurt pas de la nicotine mais de toutes les cochonneries qu'il y a autour. »
Rendre possible un nouveau type d'action de groupe
Les actions de groupe (class action) dans le secteur de la santé pourraient êtreautorisées, ce qui permettrait aux plaignants de ne pas saisir seuls la justice dans le cadre des scandales sanitaires. Une mesure « extrêmement intéressante », pour Yves Bur, le président de l'Alliance contre le tabac. 
« J'espère simplement que les modalité pour attaquer les multinationales de la mort seront simples et que ce ne sera pas un parcours du combattant juridique. »
Un enthousiasme que partage Yves Martinet, du CNCT, pour qui « il faut que l'industrie du tabac soit face à ses responsabilités, c'est-à-dire la vente d'un produit qui tue. »

samedi 21 décembre 2013

Lutte anti tabac : le Complot, un film pour dénoncer les manigances de l’industrie du tabac



En décidant d’arrêter de fumer, on lance une armée d’espions à vos trousses. C’est l’idée du dernier film anti-tabac du Comité National Contre le Tabagisme (CNCT), diffusé depuis ce 19 novembre. Il y dénonce « Le complot » des cigarettiers qui fait du sevrage une aventure digne d’un thriller.

« Le Complot », ou « quand un fumeur s'arrête l'industrie du tabac veille »: c'est la nouvelle campagne choc pour dénoncer la pression des cigarettiers lancée par le Comité national de lutte contre le tabagisme (CNCT) à la télévision et sur les réseaux sociaux.
Scénario
« Le complot », c'est l'histoire de Pierre, un fumeur qui décide de s’arrêter. Il est immédiatement harcelé par des agents de l’industrie du tabac qui multiplient les manipulations pour l’inciter à reprendre une cigarette. Ses agents dit « du mal » le poursuivent jusqu'à la terrasse d'un café, lui soufflent leur fumée dans le nez et vont jusqu'à infiltrer son entreprise sous les traits d'une jolie collaboratrice, tentatrice et... fumeuse.
Objectif
Ce film montre la difficulté de se sevrer. Il souligne aussi les intérêts des cigarettiers à ce que personne n’arrêter de fumer, et les stratégies mises en place pour s’en assurer.  « Au travers de ce métrage il s'agit de démontrer combien nous sommes loin d'imaginer les pratiques de cette industrie: l'industrie du tabac vous connaît. Mais vous, la connaissez-vous vraiment ? », Explique le CNCT, association loi 1901. Pour l'association, il s'agit d'interpeller le grand public sur cette manipulation qui se joue chaque jour sur les fumeurs, anciens fumeurs et non-fumeurs.

Le tabac le seul produits consommé partout dans le monde. Pourtant 60% des fumeurs voudraient arrêter de fumer et ne jamais avoir commencé à fumer. Mais la part de ceux qui parviennent à arrêter demeure minime car la dépendance au tabac est l’une des plus puissantes, bien plus importante que celle de la cocaïne ou de l’alcool selon les études scientifiques. Conséquence : moins de 5% des fumeurs réussissent à arrêter sans aucune aide extérieure au bout d’un an.

Comment expliquer cette situation alors même que les fabricants de tabac et leurs alliés prônent à l’envie que « fumer est un choix et relève de la liberté individuelle » ?
L’un des facteurs-clés réside dans les pratiques des fabricants de tabac qui font tout pour rendre difficile l’arrêt du tabagisme et maintenir le fait de fumer comme quelque chose de cool. Tout est bon pour y parvenir : manipulation des ingrédients et introduction d’arômes attractifs pour accroître la dépendance des produits, permanence d’une promotion importante au travers de nombreuses stratégies marketing en faveur des produits du tabac conduisant à sous-estimer leur toxicité, minimisation constante de l’ampleur des dégâts et des coûts causés pour les fumeurs et pour la société, etc. A cela s’ajoutent toutes les pratiques de lobbying ou encore de « blanchiment moral » destinées à contrer les mesures permettant de réduire la consommation de tabac. L'industrie du tabac ne ressemble à aucune autre industrie.
« C'est la seule (industrie) qui fait mourir un consommateur sur deux »