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samedi 4 janvier 2014

Trafic de Cigarettes : Mugabe soupçonné de couvrir le trafic de Savanna Tobacco vers l’Afrique du Sud



Le New Zimbabwe révèle que la société zimbabwéenne Savanna Tobacco serait au cœur d’un trafic de cigarettes de contrebande à destination de l’Afrique du sud et d’autres pays de la sous-région qui générerait environ 48 millions de dollars.

D’après une étude commanditée par l’institut sud-africain du Tabac, la société, qui appartient à Adam Molai, un proche du président zimbabwéen Robert Mugabe, détiendrait 10% du marché de la contrebande de cigarettes en Afrique du Sud. Ainsi, pour le compte de l’année dernière, Savanna Tobacco aurait exporté illégalement vers la nation arc-en-ciel, environ 700 millions de cigarettes.
Outre les quantités exportées vers l’Afrique du Sud, la proximité entre Adam Molai et le président Mugabe, dont il a épousé l’une des nièces, à fait naître la thèse d’un trafic admis, sinon parrainé par un Etat zimbabwéen désireux de maintenir à tout prix son économie à flot. La thèse renforcée par le soutien officiel apporté, il y a un an, par le président Mugabe à la société Savanna face à son concurrent British American Tobacco (BAT) que le président avait alors accusé d'espionner Savanna Tobacco et de détourner ses camions. « Si c'est ce que vous faites pour vaincre la concurrence, et vous le faites de la mauvaise façon, vous allez devoir en répondre », avait alors lancé le résident du palais national.
Si le South African Revenue Service (SARS), en charge de l’enquête a refusé de se prononcer sur le dossier, en raison des exigences de confidentialité de la loi sur l'administration fiscale, New Zimbabwe nous apprend que des sources proches de l’enquête estiment que Savanna Tobacco aura joué un rôle central dans le trafic sur une période estimé au minimum à quatre années.

vendredi 3 janvier 2014

Tabagisme : l'Afrique enfumée


Comme une araignée tisse sa toile mortelle, l'industrie du tabac étend son emprise sur l'Afrique. Avec son milliard d'habitants, ce continent est, pour les cigarettiers, une zone d'avenir, d'autant que la législation antitabac y est souvent absente - ou peu respectée - et que les  gouvernements, hormis en Afrique du Sud, se montrent parfois laxistes avec ces riches industriels.

Les cigarettiers avancent masqués derrière le soutien ambigu à des manifestations culturelles ou sportives où leur promotion est assurée (affichage, parasols, briquets et même distribution de cigarettes), derrière des écrans médiatiques suggérant la réussite sociale du fumeur. Cette publicité s'adresse surtout aux jeunes et maintenant aux femmes (symbole de liberté !). Elle s'appuie sur la vente en Afrique de cigarettes plus riches en nicotine qu'elles ne le sont en Europe ! Les industriels cachent que le tabagisme est source de pauvreté pour les fumeurs ("plus on est pauvre, plus on fume et plus on fume plus on est pauvre"). Source de pauvreté aussi pour les États en raison des dépenses de soins et de la perte de productivité liée aux maladies du tabac (insuffisance respiratoire, infarctus du myocarde, cancers), qui coûtent plus d'argent que n'en rapportent les taxes. Malgré le travail courageux des associations africaines antitabac, la Convention-cadre de l'OMS est loin d'être appliquée : treize États africains ne l'ont pas signée ou ratifiée.
Le véritable espoir de sauver l'Afrique de l'emprise tabagique est de faire confiance à la femme et à l'homme africains en leur disant clairement que la première cigarette peut conduire à l'addiction et que 50 % des fumeurs ont une mort plus ou moins liée au tabac.
Bonne nouvelle cependant pour ceux qui ont fumé : l'arrêt du tabagisme est de plus en plus souvent obtenu. D'abord grâce à la volonté d'en finir. Mais aussi grâce à un soutien médical efficace : substances nicotiniques (sans goudron), cigarette électronique, bupropion. Autre bonne nouvelle : l'ex-fumeur qui respecte une hygiène de vie correcte retrouve du "souffle" en trois semaines (escalier, sport). Après trois mois, son risque d'infarctus est très réduit et, après trois ans, c'est le risque de cancer qui régresse. Moins longue aura été l'intoxication, meilleurs seront les résultats.
Et l'ex-fumeur a une haleine enfin purifiée : "Kiss a non-smoker and enjoy the difference" ("Embrassez un non-fumeur et appréciez la différence").

Par Pr Edmond BERTRAND
Écrit avec la collaboration du Pr Daniel Thomas, cardiologue, porte-parole de la Société française de tabacologie.  
source: http://www.jeuneafrique.com

mardi 31 décembre 2013

Bonne Année 2014

la Coalition camerounaise contre le tabac vous souhaite une bonne année 2014. elle souhaite que 2014 soit pour vous une année de gloire, Santé, prospérité, richesse,  bref une année  énergique et porteuse d’espoir, qu'ensemble nous puissions lutter efficacement  contre le tabac et  faire de l'adoption d'une anti tabac au Cameroun Une réalité.
 Une Bonne Année 2014 en musique!

samedi 21 décembre 2013

Lutte anti tabac : le Complot, un film pour dénoncer les manigances de l’industrie du tabac



En décidant d’arrêter de fumer, on lance une armée d’espions à vos trousses. C’est l’idée du dernier film anti-tabac du Comité National Contre le Tabagisme (CNCT), diffusé depuis ce 19 novembre. Il y dénonce « Le complot » des cigarettiers qui fait du sevrage une aventure digne d’un thriller.

« Le Complot », ou « quand un fumeur s'arrête l'industrie du tabac veille »: c'est la nouvelle campagne choc pour dénoncer la pression des cigarettiers lancée par le Comité national de lutte contre le tabagisme (CNCT) à la télévision et sur les réseaux sociaux.
Scénario
« Le complot », c'est l'histoire de Pierre, un fumeur qui décide de s’arrêter. Il est immédiatement harcelé par des agents de l’industrie du tabac qui multiplient les manipulations pour l’inciter à reprendre une cigarette. Ses agents dit « du mal » le poursuivent jusqu'à la terrasse d'un café, lui soufflent leur fumée dans le nez et vont jusqu'à infiltrer son entreprise sous les traits d'une jolie collaboratrice, tentatrice et... fumeuse.
Objectif
Ce film montre la difficulté de se sevrer. Il souligne aussi les intérêts des cigarettiers à ce que personne n’arrêter de fumer, et les stratégies mises en place pour s’en assurer.  « Au travers de ce métrage il s'agit de démontrer combien nous sommes loin d'imaginer les pratiques de cette industrie: l'industrie du tabac vous connaît. Mais vous, la connaissez-vous vraiment ? », Explique le CNCT, association loi 1901. Pour l'association, il s'agit d'interpeller le grand public sur cette manipulation qui se joue chaque jour sur les fumeurs, anciens fumeurs et non-fumeurs.

Le tabac le seul produits consommé partout dans le monde. Pourtant 60% des fumeurs voudraient arrêter de fumer et ne jamais avoir commencé à fumer. Mais la part de ceux qui parviennent à arrêter demeure minime car la dépendance au tabac est l’une des plus puissantes, bien plus importante que celle de la cocaïne ou de l’alcool selon les études scientifiques. Conséquence : moins de 5% des fumeurs réussissent à arrêter sans aucune aide extérieure au bout d’un an.

Comment expliquer cette situation alors même que les fabricants de tabac et leurs alliés prônent à l’envie que « fumer est un choix et relève de la liberté individuelle » ?
L’un des facteurs-clés réside dans les pratiques des fabricants de tabac qui font tout pour rendre difficile l’arrêt du tabagisme et maintenir le fait de fumer comme quelque chose de cool. Tout est bon pour y parvenir : manipulation des ingrédients et introduction d’arômes attractifs pour accroître la dépendance des produits, permanence d’une promotion importante au travers de nombreuses stratégies marketing en faveur des produits du tabac conduisant à sous-estimer leur toxicité, minimisation constante de l’ampleur des dégâts et des coûts causés pour les fumeurs et pour la société, etc. A cela s’ajoutent toutes les pratiques de lobbying ou encore de « blanchiment moral » destinées à contrer les mesures permettant de réduire la consommation de tabac. L'industrie du tabac ne ressemble à aucune autre industrie.
« C'est la seule (industrie) qui fait mourir un consommateur sur deux »

jeudi 12 décembre 2013

Tabagisme : la situation est préoccupante au Cameroun.

Toutes les études menées sur le tabac et ses produits ont prouvés qu’il est une substance dangereuse pour la santé. Malgré ces résultats, le tabac fait aujourd’hui l’objet d’une grande consommation. Face a cette situation le Cameroun conscient du danger que représente le tabac a ratifié la Convention Cadre pour la Lutte Anti Tabac (CCLAT) en 2006.
Cette convention, en son article 6 alinéas 3 exige des Etats parties l’élaboration des rapports périodiques. Une exigence à laquelle le Cameroun a toujours souscrit. C’est d’ailleurs dans ce cadre que la Société Civile, sous la bannière de la Coalition Camerounaise à organisé le 12 novembre 2013 à Yaoundé une rencontre de dissémination de son « Shadow Repport » sur la mise en œuvre des articles 5.3 et 13 de la CCLAT, ainsi qu’un point de presse portant présentation dudit Rapport Alternatif. Un rapport élaboré avec l’appui de Framework Convention Alliance(FCA).
Cette rencontre avec pour objectif  la présentation aux journalistes du Rapport alternatif de la Société Civile sur la mise en œuvre articles 5.3 et 13 de la CCLAT, portant respectivement sur l’ingérence de l’industrie du tabac dans le processus de mise en œuvre des politiques de Sante publique (article 5.3) et publicité en faveur du tabac,  promotion et  parrainage (Article 13).
Dans son propos introductif,  M. Pascal AWONO, le Coordonateur du projet « Shadow Repport » a d’abord la souhaité la bienvenue aux médias. Après avoir données les motivations qui soutiennent l’élaboration  de ce Rapport Alternatif,  il  a fait une présentation détaillé du dit rapport  aux participants présents dans la salle. Articulation durant laquelle le Shadow Report et le dossier de presse ont été distribués aux journalistes
LE RAPPORT EN BREF                                                                
Composé de trente-sept pages, ce rapport  présente l’état des lieux du tabagisme dans notre pays, les mesures et actions déjà entreprises et les perspectives auxquelles notre pays reste engagé.  Aussi, le rapport traite en conformité avec les dispositions de la CCLAT et des orientations issues de la formation à l’élaboration des « Shadow Report Pays », le rapport traite deux axes importants notamment :   la mise en œuvre des articles 5.3 et  13 de la CCLAT.
Le rapport révèle que l’usage et la consommation des produits à base de tabac est une pratique courante au Cameroun. L’OMS estime à 17,5%, la population camerounaise concernée dont 28,8% des hommes et 8,1 % des femmes. Des chiffres proches de ceux de l’enquête globale sur le personnel enseignant (GSPS) qui relève que 27% des enseignants sont des usagers actuels de tabac, dont 19% des fumeurs de cigarettes.
Globalement 37 % des Camerounais sont exposés au tabagisme, avec une prévalence plus élevée en milieu jeune, pour lequel 44 % d'élèves ont déjà goutté au tabac dont 5 % avant l'âge de 7 ans.
Le GYTS relève que 15% des jeunes scolarisés âgés de 13 à 15 ans ont déjà fumé une cigarette dont 9,2% des filles. 31% des jeunes de cette tranche d’âge ont expérimenté le tabac avant l’âge de 10 ans, et 10% de ceux qui n’avaient jamais essayé de fumer envisageaient de le faire dans les 12 mois qui ont précédé l’enquête.
L’étude montre que l’exposition à la fumée du tabac est une réalité; 25% et 50% des jeunes sont exposés à la fumée du tabac respectivement à domicile et dans les lieux publics. Environ 5% d’enseignants fument dans l’enceinte des établissements scolaires. En milieu universitaire 60 % des fumeurs sont âgés d'environ 20 ans.

Mise en œuvre de l’article 5.3 de la CCLAT
S’agissant de la mise en œuvre de l’article 5.3 de la CCLAT,  le rapport mentionne au sujet de  « l’ingérence de l’industrie du tabac  dans la mise  œuvre des politiques de santé publique en matière de lutte anti tabac », qu’il n’existe pas officiellement de cadres de concertation dans lesquelles l’industrie du tabac serait amené à formuler ses opinions sur les politique de lutte anti tabac. Toutefois, le rapport révèle qu’en plus de la subvention allouée par l’Etat pour la culture du tabac, des hauts cadres avec rang de directeur général et des membres de l’Assemblée nationale travailleraient pour l’industrie du tabac (IDT).
L’absence de transparence observée à certains niveaux de décision est entretenue par la conjonction de deux éléments : la méconnaissance des dispositions de la CCLAT relatives à la protection des politiques publiques contre les intérêts commerciaux et autres de l’industrie du tabac et l’inexistence d’un organe institutionnel chargé de définir et de mettre en œuvre une politique globale de contrôle du tabac.
Mise en œuvre de l’article 13 au Cameroun
Sur le plan de la mise en œuvre de l’article 13 de la CCLAT, portant interdiction globale de la publicité, de la promotion et du parrainage,  le rapport révèle que  la loi n° 2006/018 du 29 décembre 2006 régissant  la publicité au Cameroun interdit en son article 39 les publicités en faveur des cigarettes et autres produits du tabac sont interdites dans la presse écrite, par voie de radiodiffusion sonore, de radiodiffusion télévisuelle, d'affichage publicitaire et de cinéma ou de toute autre structure assimilable. Selon les révélations de ce rapport cette disposition semble la plus respectée par l’industrie du tabac.  L’enquête fait cependant savoir que l’IDT pour palier a cette interdiction a développé des stratégies alternative tels que : le marketing direct, la publicité a travers les gadgets de communication.   

La lecture des donnés de ce rapports fait comprendre aux un et aux autres l’importance et l’urgence de l’adoption d’une loi anti tabac.