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mercredi 10 décembre 2014

C3T : visite des locaux par M. le Député, LAOUSSOU Pierre


Mardi 09 décembre 2014, Dr Laoussou Pierre, député  du Mayo-Danay Sud, est venue visiter les locaux de la Coalition Camerounaise Contre le Tabac (C3T).
Il a ainsi pu apprécier la qualité de l’équipe et des locaux de cette association qui, œuvre pour l’avènement d’un Cameroun sans maladie et décès liées au tabac.
Durant sa visite l’hon. Laoussou Pierre a échangé avec le personnel. Les projets de la C3T lui ont été présentés par le Dr Flore Ndembiyembe, notamment celui de l’adoption d’une loi anti tabac forte. 

lundi 9 juin 2014

JMST 2014: Gad Elmaleh dit stop au tabac !

« Tous contre le tabac », c’est l’engagement que souhaite prendre Gad Elmaleh aujourd’hui. Ceci, à travers une vidéo d’une minute, lors d’un spectacle au Maroc où le comédien s’est exprimé sur les effets néfastes de la cigarette, notamment pour les jeunes.
Avec une touche d’humour comme il sait si bien le faire, Gad prévient contre les dangers du tabac et de la cigarette électronique dont on ne connait pas encore tous les effets et qui peut donner des « maladies électroniques ».

lundi 26 mai 2014

Journée Mondiale sans tabac : Manifestations au Cameroun ce 29 mai 2014

A l'occasion de la Journée Mondiale Sans Tabac (JMST) 2014, la Coalition Camerounaise Contre le Tabac ( C3T), organise une série d'activité pour célébrer cette journée.
Chaque année, l'OMS et ses partenaires marquent la Journée Mondiale sans tabac le 31 mai, en rappelant les risques associés à la consommation de tabac et en appelant à la mise en œuvre de politiques efficaces pour réduire le tabagisme.

Première cause de mortalité évitable dans le monde, le tabagisme actif est considéré comme responsable de 90% des cancers du poumon et de 6 000 000 de décès prématurés chaque année.

lundi 14 avril 2014

Tabac: Seita va fermer son usine à Nantes

Le fabricant de cigarettes Seita, filiale du britannique Imperial Tobacco, devrait annoncer mardi son projet de fermer l’usine de Nantes, ainsi que son centre de recherche de Bergerac, dans le cadre d’un plan de restructuration, selon le Figaro lundi.

«La Seita a convoqué mardi un comité central d’entreprise extraordinaire», annonce le quotidien. «L’information ne sera confirmée que demain (mardi), nous avons un CCE au siège social à Paris à 11H00, nous n’avons pas eu d’éléments nouveaux depuis le 24 mars», a confirmé à l’AFP Michel Laboureur, secrétaire CGT du CCE, salarié de l’usine de Nantes.
Le 24 mars, dans un communiqué de la fédération CGT des tabacs révélé par l’AFP, les représentants syndicaux avaient annoncé avoir eu vent d'«un projet de restructuration qui impacterait un tiers des 1.180 salariés de la Seita en France». Ils avaient alors déjà indiqué que ce projet risquait d’aboutir à la fermeture de l’usine de Nantes, ainsi que du centre de recherche de Bergerac (Dordogne).
Selon le Figaro, la Seita devrait donc bien «annoncer son projet de fermer la plus importante des deux dernières usines de cigarettes en France. Située à Carquefou, dans la banlieue de Nantes, elle emploie 327 salariés et a produit l’an passé 12,2 milliards de cigarettes blondes: principalement des Gauloises et des Gitanes.»
Propriétaire de la Seita, le groupe anglais Imperial Tobacco a lancé un plan d’économie de 385 millions d’euros d’ici à 2018, dont 72 millions cette année, explique le journal.
La restructuration annoncée mardi devrait comprendre également la cession du centre de R&D de Bergerac (30 salariés) et une réorganisation de la force de vente, +sans impact sur l’emploi+, selon un représentant du personnel, écrit le quotidien.
Le centre de battage de tabac du Havre (100 salariés) et l’usine de Riom (200 salariés, 9 milliards de cigarettes) devraient être préservés, toujours de même source.
La hausse de 20 centimes du paquet de cigarettes intervenue début janvier se fait fortement sentir. Sur les trois premiers mois de l’année, les ventes chez les buralistes ont dégringolé de 8,9 %en volume et de 2,2% en valeur, indique Le Figaro.
Mais «quand on voit les chiffres de l’OMS (bien : OMS), la consommation de tabac augmente dans le monde, en France elle descend, mais nous on fabrique à plus de 60% à l’export, on n’a aucune raison de fermer: on est rentable, on produit bien, on produit de bonne qualité...», s’est insurgé lundi M. Laboureur.
La Seita, dont le siège est à Paris, emploie environ 1.150 salariés sur cinq sites en province: deux usines de production de cigarettes, à Nantes et Riom (Puy-de-Dôme), une usine de traitement du tabac au Havre (Seine-Maritime), deux centres de recherche à Bergerac (Dordogne) et Fleury-les-Aubrais (Loiret), selon les données communiquées par l’entreprise.
Rebaptisée Altadis entre 1999 et 2008, après la fusion avec son homologue espagnole la Tabacalera, l’ex-régie publique française des tabacs fabrique les marques Gauloises, News et Gitanes.
Elle a été reprise en 2008 par Imperial Tobacco, qui avait alors supprimé un millier d’emplois, la moitié des effectifs.
«Ils ont pillé tout ce que possédait la Seita, tout vendu l’immobilier, pour rentrer un maximum de cash, ils continuent...», a déploré M. Laboureur.
Les salariés de la Seita à Nantes sont convoqués à une assemblée générale devant leur usine mardi à midi, pour être informés par les syndicats du résultat du CCE.

AFP 

mardi 25 mars 2014

Lutte anti tabac : l’Afrique en bonne progression

Lutte anti tabac semble définitive faire bon écho auprès des décideurs africains.  Au fur et à mesure que le chapelet du temps s’égraine, les pays du continent noir adoptent des législations anti tabac. 

Sénégal : un des modèles de lutte contre le tabac 
Le Sénégal, dans sa lutte contre le tabagisme, vient de faire un grand pas. Un projet de loi « relatif à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac » a été adopté à l’unanimité par les députés du pays.
Désormais, il est interdit de fumer dans des lieux publics (aéroport, restaurants, hôtels, écoles, universités, etc.). La publicité portant sur des cigarettes et le parrainage des manifestations par les industries du tabac sont également proscrits au Sénégal. Les contrevenants risquent des sanctions pénales…
 Selon le professeur Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale : « Un article a fait l’objet d’une petite controverse. Un texte relatif à la permission de permettre de fumer dans certains endroits comme les restaurants, les hôtels, ou les aéroports, mais dans un espace clos et isolé ».

Cameroun:  les populations se méfient du tabac
Au Cameroun, il n’existe pas encore de législation anti tabac. Cependant, il convient de relevé que grâce  aux actions de la Coalition Camerounaise contre le Tabac, les mentalités évoluent au fil des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer.  Ainsi, à l’observation de la société camerounaise,  il se dégage le constat suivant : les populations connaissent mieux les méfaits du tabac dans leurs vies. Et pour preuve on remarque depuis quelques temps la création par des particuliers de lieux non fumeurs dans les villes de Douala et de Yaoundé.   A tout ceci, il faut également noté qu’un avant projet de loi anti tabac a été rédigé par le ministère de la Santé Public. Une situation qui présage le meilleur pour la lutte anti tabac au Cameroun.

Qu’en est-il des autres pays africains?
Selon l’OMS, seulement cinq pays africains ont complètement interdit de fumer dans les lieux publics et neuf (le Tchad, l’Érythrée, le Ghana, la Guinée, le Kenya, Madagascar, l’île Maurice, le Niger et le Togo) ont prohibé toutes les publicités pour le tabac. Seulement quatre pays africains (Madagascar, l’île Maurice, le Niger et les Seychelles) suivent les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé concernant les avertissements de santé sur les paquets de cigarettes.
Le tabagisme est la consommation abusive de tabac. Outre la dépendance,le tabagisme est responsable de nombreuses maladies (cancers, maladies cardiovasculaires, etc.), qu’il soit actif ou passif. D’après plusieurs rapports, le tabagisme est sans aucun  doute responsable d’une diminution significative de la durée de vie de l’homme et en même temps la première cause de mortalité évitable dans le monde, ce qui en fait un enjeu majeur de santé publique.

Dangers de la cigarette
Toujours selon l’OMS,l’épidémie mondiale de tabagisme fait près de 6 millions de morts chaque année, dont plus de 600 000 sont des non-fumeurs qui meurent d’avoir respiré la fumée des autres. Si l’on ne fait rien, l’épidémie tuera plus de 8 millions de personnes chaque année d’ici 2030. Près de 80 % du milliard de fumeurs que compte la planète vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, là où la charge de morbidité et de mortalité liée au tabac est la plus lourde. Du coup, mes pensées vont à l’endroit des pauvres africains, qui par ignorance pour certains et négligence pour d’autres, ne se soucient pas de leur propre santé. Un Africain (fumeur) s’il a un peu de sous, il achète un paquet de cigarettes sinon il va se l’approprier au détail.
Ça fait mal d’entendre qu’une personne environ meurt toutes les six secondes du fait de ce fléau, ce qui représente un décès d’adulte sur 10. Eh oui, une triste réalité!
Les consommateurs de tabac qui décèdent prématurément privent leur famille de revenus, font augmenter les dépenses de santé et  freinent le développement économique. Dans certains pays, les enfants ouvriers dans les pays pauvres, en raison de leur plus faible corpulence, sont particulièrement sensibles à  cette intoxication (appelée «maladie du tabac vert») qui provoque étourdissements, malaises, vomissements, maux de crâne et faiblesse musculaire .
 La fumée que dégage une cigarette contient plus de 4 000 composés chimiques dont plus de 50 sont cancérigènes. Donc, lorsque vous inhalez de la fumée de cigarette, vous vous exposez à un cocktail de ces substances.
Alors convenez avec moi que dépendre d’un produit qui vous fait absorber à chaque bouffée plus de 4 000 produits hyper dangereux, ce n’est pas quelque chose qui va vous aider à profiter pleinement et longtemps de votre vie. On ne vit qu’une seule fois sur cette terre!
Je sais que les fumeurs ont toujours un prétexte pour se défendre. Mais qu’ils sachent que les prétendus avantages qu’ils trouvent dans le tabagisme pourraient être obtenus par d’autres moyens s’ils décident d’y renoncer. La majeure partie des torts causés à votre organisme par la fumée de tabac sera atténuée ou disparue, si vous décidez d’arrêter de fumer! N’est-ce pas intéressant? En plus, vous ne risquerez plus de mettre en danger la santé et même la vie des gens qui ne fument pas.
Il est à noter que les conséquences de la consommation de tabac sur la santé n’apparaissent qu’au bout de plusieurs années. En tout cas, je songerai d’arrêter de fumer si j’étais fumeur (je n’ai pas dit que je l’étais). Chers fumeurs, pensez-y si ça vous tente!

mercredi 5 février 2014

Tabac. Cinq raisons d’arrêter de fumer

Fumer, ça ruine la santé. Mais pas que. Voici des arguments qui font mouche. Il est encore temps de prendre une bonne résolution…
Pour retrouver une belle peau
Il suffit de regarder la mine marquée et voilée des fumeurs : la clope, ça ruine la peau ! La fumée brouille et jaunit le teint, mais aussi les cheveux et les ongles. Elle nuit aussi à la vascularisation et à l’oxygénation des tissus cutanés et sous-cutanés. Et ce n’est pas tout : « En influençant le fonctionnement hormonal, fumer entraîne aussi une hyperandrogénie qui se traduit par davantage d’acné microkystique et une pilosité abondante, surtout quand on est brun(e) », ajoute le Dr Béatrice Le Maître, tabacologue au CHU de Caen.
Pour stopper l’haleine de chacal
Embrasser quelqu’un qui fume ou juste vivre à son contact quand on est non-fumeur, c’est pas top ! « Quand on fume, on pue (haleine, cheveux, vêtements, habitat…), car on est imprégné de l’odeur de la fumée. » Le problème, c’est qu’on ne s’en rend plus compte, car le tabac fait progressivement perdre l’odorat et le goût en détruisant les papilles gustatives et en altérant les lobules olfactifs.
Pour retrouver sa liberté
Fumer, c’est être d’abord manipulé, puis aliéné. Au départ, on fume pour faire comme les autres, pour se donner un genre « cool » ou « fun ». Bref, on tombe dans le panneau des as du marketing de l’industrie du tabac. « Ils réussissent à pousser vers leurs produits en faisant croire que c’est notre choix. Par exemple, les nouvelles cigarettes dites convertibles paraissent ludiques, mais elles sont dangereuses : la bille de menthol incorporée au filtre est là pour faire inhaler plus profondément, donc accroître la dépendance. » Après, le piège se referme. Car la cigarette rend accro, chimiquement, avec la nicotine, mais aussi dans le comportement, avec une gestuelle dont il est dur de se débarrasser.
Pour être – vraiment – écolo
Fumer, ça pollue ! D’abord, la fumée est radioactive : « Cette activité, due aux isotopes du polonium et du plomb, descendants du radon, est de 10 pico-becquerels par paquet de cigarettes. » Ensuite, des centaines de tonnes de mégots sont déversées sur terre chaque année : « Composés d’acétate de cellulose, une forme de plastique, ils ne sont pas biodégradables. » Enfin, cela contribue à la déforestation : « Rien qu’en Afrique du Sud, environ 200 000 ha de forêt sont détruits par an pour alimenter les fours utilisés pour le séchage rapide des feuilles de tabac. »
Pour ne plus être un pigeon
Quand on achète des clopes, on nourrit grassement l’État et l’industrie du tabac. À plus de 6 € le paquet, si on en fume un par jour, on économiserait en arrêtant 90 € en 15 jours, soit deux jeux vidéo ou un soin en institut, 180 € en 1 mois, soit un sac à main de marque, et 2 160 € par an, soit un voyage au bout du monde…

Repères. Si l'envie d'arrêter de fumer vous titille, faites un tour du côté du site de la Coalition Camerounaise contre le tabac: il donne plein de pistes et offre l'occasion de parler de vive voix de vos doutes à un professionnel au (237) 22 01 55 72

lundi 1 juillet 2013

Dr. Flore Ndembiyembe: «6 millions de personnes meurent chaque année à cause du tabac»


La Présidente de la Coalition Camerounaise Contre le Tabagisme (C3T) parle  de son combat et de ses motivations
Dr Flore Ndembiyembe, vous avez très récemment, conduit en partenariat avec l’OMS une activité visant à sensibiliser l’administration sur la mise en œuvre de la convention OMS contre le tabac ratifiée par le Cameroun, avez-vous le sentiment que sur ce sujet vous avancez?
Cette épidémie tue 6 millions de victimes par an dans le monde. Ainsi le tabac tue un de ces consommateurs régulier sur deux. Bien qu’il s’agisse d’une une course de fond, nous pensons que les choses avancent dans la lutte contre le tabagisme. L’administration, en collaboration avec la société civile, a élaboré un plan stratégique de lutte anti tabac  ainsi qu’un avant projet de loi anti tabac conforme à la Convention Cadre de l’OMS pour la Lutte Anti-Tabac. D’autre part la société civile est mieux organisée et apporte sa contribution à ce combat. Il apparaît aussi que les camerounais sont de plus en plus sensibilisé au problème du tabagisme. Nous sommes donc optimistes.

Vous avez récemment entrepris une opération de sensibilisation des députés de l’Assemblée Nationale sur la pertinence d’une loi contre le tabagisme. Quels résultats avez-vous obtenus?
Les députés ont évidemment un rôle clé à jouer dans la lutte anti tabac. Ils ont besoin de comprendre pour prendre la bonne décision le moment venu. Il a donc fallu les informer et les sensibiliser sur les conséquences sanitaires, sociales et économiques du tabac et du tabagisme. Il fallait surtout leur démontrer que l’argument selon lequel l’industrie du tabac contribue à l’économie du pays est discutable. Quand on met en balance le coût des soins médicaux des affections dues au tabagisme et le gain économique, on se rend compte que le tabac appauvrit les individus et la nation.

En termes statistiques, comment s’évalue le tabagisme aujourd’hui?
Il faut savoir que près de 6 millions de personnes meurent chaque année des conséquences du tabagisme, dont 80% dans les pays à faibles revenus comme le Cameroun. Dans notre pays 17,5% de la population consomme régulièrement le tabac. 14% des élèves du secondaire ont déjà eu un premier contact avec la cigarette. Depuis que les pays développés ont décidé de protéger leur jeunesse par des lois fortes, l’industrie recrute les femmes et les jeunes des pays pauvres pour remplacer les fumeurs qui meurent.
  
Parlons de vous si vous le voulez bien, qui est Flore Ndembiyembe?
Je suis médecin, immuno-allergologue retraitée de l’administration camerounaise. J’ai longtemps travaillé à l’hôpital central de Yaoundé. J’ai été pendant longtemps, secrétaire permanent du Comité National de Lutte contre la Drogue. C’est à ce poste que j’ai commencé à m’intéresser à la lutte anti-tabac. Le tabac est souvent été la première étape de la prise des drogues illicites. Je suis mariée, mère de quatre enfants. J’ai quatre petits enfants.
 

Qu’est ce qui nourrit votre engagement dans la lutte anti-tabac ? Une expérience difficile ou la simple envie de voir un monde meilleur pour les autres?
Mon engagement a peut être un lien avec mon métier, celui de sauver des vies. Le tabagisme est responsable de la perte de nombreuses vies humaines. Et c’est la première cause de mort évitable. Il faut donc le faire savoir, principalement aux jeunes, afin qu’ils fassent le bon choix, celui de ne jamais accepter la première cigarette. C’est dans le même sens que j’ai créé l’association Health Promotion Watch qui fait la promotion des comportements sains. Cette association est surtout connue pour avoir appris aux camerounais à bien se laver les mains.

Depuis quand menez-vous la lutte contre le tabagisme et que vous a-t-elle procuré comme joies ou comme peines?
J’ai débuté la lutte anti-tabac en 1998 au Ministère de la Santé Publique et en 2004 dans le cadre d’une organisation de la société civile (Health Promotion Watch), la Coalition Camerounaise Contre le Tabac est née en 2006. La transition s’est faite tout naturellement lorsque j’ai été appelée à faire valoir mes droits à la retraite. Comme pour toute aventure humaine, il y a des difficultés. Mais il faut toujours commencer quelque part et avoir une vision. J’avoue éprouver une satisfaction particulière quand je réussis à convaincre des personnes à s’engager dans ce combat de longue haleine.
 

La cause semble pertinente et entendue d’un grand nombre, pourquoi selon vous le gouvernement ne dit pas stop à la vente de la cigarette?
A ce jour, le tabac est un produit dont la vente est autorisée bien que réglementée. Il y des accords internationaux que notre pays doit respecter. Il y a le puissant lobby de l’industrie du tabac qui défend ses intérêts avec d’importants moyens financiers. Cependant les lignes bougent et il n’est pas utopique de penser qu’un jour le tabac devienne un produit interdit à la consommation.
 

Qui sont ceux qui vous accompagnent dans votre objectif?
A ce jour la Coalition anti-tabac comprend une vingtaine d’associations. Elle compte aussi des membres individuels et de jeunes volontaires. Il fallait surtout convaincre les autres associations qui n’œuvrent pas forcément dans le domaine de la santé de s’associer à nous. La C3T compte parmi ses membres des associations de professionnels de la médecine, des organisations de protection de consommateurs, de protection des droits humains et de droits des handicapés, de personnes vivant avec le VIH, une organisation de sécurité routière, etc. Plus que leurs spécificités c’est leur engagement qui compte. J’en profite pour les remercier pour leur engagement.

2013 débute avec son lot de promesses, à votre niveau quels engagements relatives à votre cause avez-vous pris?
L’année qui commence est très importante pour la lutte anti-tabac au Cameroun. Nous espérons avoir le soutien de tous les camerounais pour l’adoption d’une loi nationale anti-tabac qui protège notre jeunesse des conséquences du tabagisme. Nous nous engageons à mieux informer les populations sur les risques sanitaires liés au tabagisme actif mais aussi passif. Le choix des uns de fumer a en effet des conséquences identiques sur les non fumeurs. Le tabac tue les fumeurs mais aussi les non fumeurs. C’est important de le savoir. La lutte anti-tabac doit devenir une affaire de tous.