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mardi 17 septembre 2013

Afrique du Sud : le gouvernement tente d’éradiquer le tabagisme

Le gouvernement sud africain tente de venir à bout du tabac, dont l’exposition au tabagisme indirect est devenue une cause de préoccupation majeure.
En dépit des critiques à l’encontre du gouvernement concernant sa politique jugée trop sévère à l’égard des fumeurs, le gouvernement ne faiblit pas, bien au contraire. Il compte, selon le ministre de la Santé, tenter sans relâche de faire en sorte que le tabac n’existe plus dans le pays.
Des mesures de plus en plus restrictives
Pour rendre le tabac moins attractif pour les consommateurs, le gouvernement s’attaque désormais à la publicité pour l’alcool et le tabac, par le biais de nouvelles lois sur le tabac qui interdiront de présenter visiblement les cigarettes dans des boutiques. L’Afrique du Sud est devenue l’un des premiers pays au monde à interdire le tabac dans les lieux publics, lors de l’adoption de sa loi portant amendement sur le contrôle des produits du tabac, en 2000. Cette loi interdisait de fumer dans les restaurants, bars, centres commerciaux et bureaux, sauf dans une pièce spéciale pour fumeurs, séparée et fermée. Ces lois ont été encore durcies en 2009, le gouvernement interdisant de fumer dans les lieux publics partiellement clos comme les patios, vérandas, balcons, promenades et aires de stationnement, ainsi que de fumer en voiture en présence d’enfants de moins de 12 ans.
L’Afrique du Sud est l’un des pays au monde à avoir adopté les mesures les plus dures contre le tabagisme. L’enquête effectuée par le Conseil de recherche en sciences humaine montre que la politique sud-africaine de lutte contre le tabac a réussi à réduire de moitié le nombre de fumeurs adultes au cours des 20 dernières années. Toutefois, l’exposition au tabagisme indirect est devenue une cause de préoccupation majeure.


lundi 26 août 2013

Lutte anti tabac : de nouveaux décrets d’application validés


Les 23 et 24 août 2013, s’est tenue dans la salle de conférence de l’Hôtel Azur de Yaoundé, l’atelier de validation des décrets d’applications de la loi anti tabac.

L’objectif principal l'enrichissement et la validation de trois décrets réglementant respectivement les espaces non fumeurs, la publicité en faveur du tabac, l'étiquetage et l'emballage des produits du tabac. Organisée dans le cadre du renforcement du paysage juridique camerounais en matière de lutte anti tabac, cet atelier a vue la participation des parties prenantes étatiques et de la civile.
Dans son mot d’ouverture, le Directeur de la Santé Publique, Dr. SA’A, a rappelé que ces décrets d’applications arrivent au moment où l’avant projet de loi national est en examen. Il a ensuite souhaité pleins succès aux travaux de l’intelligentsia présente  lors de cet atelier.
Au sortir de ces travaux, les participants ont en outre formulé des recommandations. Dont le plus significatif,  portait sur le rôle et l’action des communautés urbaines pour l’application effective de l’avant projet de décret portant interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif.
La fin de ces travaux a été marquée par l’allocution de la Présidente de la Coalition Camerounaise Contre le tabac. Au nom de la C3T, elle a félicité les participants pour leur disponibilité et pour les sacrifices consentis pour mener à bout le travail.




lundi 15 juillet 2013

Bienvenue sur le Blog de la C3T

Le Tabac, il vous tue vivant vous et vos proches! C’est un secret de polichinelle me diriez-vous. Pourtant nombreux sont ceux qui ignorent encore le tabac tue 6 000 000 de personnes chaque année dans le monde. Ceci, à travers une soixantaine de maladies (causées ou aggravées par le tabac) dénombré par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).Parmi celles - ci, on compte, plusieurs cancers dont, ceux de la bouche, de la gorge, de l'œsophage dont le lien avec la consommation du tabac semble évident, et ceux, moins prévisibles que sont le cancer du col de l'utérus et du rein.
Et vous, saviez vous que la consommation directe du tabac n'est pas la seule cause de la prolifération des maladies causées par ce dernier ? Car le simple fait d'inhaler la fumée du tabac peut provoquer chez l'individu non fumeur, les mêmes symptômes que chez le fumeur.  Ainsi, la décision d'arrêter de fumer n'est plus juste un choix personnel mais une décision qui peut influer positivement sur la santé, voire la vie de l'entourage du fumeur.
Saviez-vous qu’il a été prouvé que le tabac agit négativement sur le développement d'une nation, car l’argent qui pouvait servir à faire quelque chose d’important, se retrouvent dans l’achat de la cigarette. Les industries du tabac s’engraissent alors que les cultivateurs eux, ne cesse de s’appauvrir.
La cigarette agit également négativement sur l’environnement.  Les mégots de cigarettes et la fumée pollue l’environnement et participe a la destruction de la couche d’ozone. De plus, le séchage du tabac nécessite beaucoup de bois, et par conséquent un abatage massif des arbres.
Au regard de tout ceci, il est, à notre avis, très important que le maximum de personnes soient informées « sur ce produit qui nuit à la santé, mais qui continue à se développer ». Ceci,  pour mieux agir, pour un mieux être personnel et collectif.
C’est dans cette optique que  la Coalition Camerounaise contre le tabac a été mis en place. Le But de la C3T  est donc d'informer, de sensibiliser, d'éduquer les populations camerounaises pour un réel changement de comportement face au tabagisme. Ceci pour l’avènement d’un monde sans décès et sans maladies liées au tabac à travers une l’adoption d’une loi antitabac au Cameroun.
En regardant notre environnement, l’on se rend compte que le chemin pour l’avènement d’un Cameroun sans tabac  est encore long. Et le combat pour la réduction du taux de prévalence du tabagisme chez camerounais est loin d’être gagné.  Joignez- vous à notre cause pour un Cameroun sans tabac. Ceci, en suivant les activités présentées sur notre blog et notre page facebook , conçu à cet effet. Informez- vous sur les actions posées pour lutter contre le tabagisme au Cameroun et dans le monde.

Aidez-nous ! Agissez ! Le combat n’est pas finit. Non pas encore,  il continu !

jeudi 11 juillet 2013

Lutte antitabac : un tiers de la population mondiale bénéficie d'une mesure efficace

La population couverte par l'interdiction de la publicité pour le tabac est multipliée par deux.
Communiqué de presse de l'OMS
Selon le Rapport de l’OMS sur l’épidémie mondiale de tabagisme 2013, le nombre de personnes couvertes dans le monde par au moins une mesure salvatrice visant à restreindre la consommation de tabac a plus que doublé au cours des cinq dernières années, pour atteindre 2,3 milliards. Le nombre de celles qui bénéficient d’interdictions de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage (thème du rapport de cette année) a augmenté de presque 400 millions, principalement des habitants de pays à revenu faible ou intermédiaire.
Ce rapport montre en outre que trois milliards de personnes sont désormais couvertes par des campagnes nationales antitabac. Des millions de non-fumeurs sont, de ce fait, moins susceptibles de commencer à fumer.
Il relève note toutefois que, pour atteindre la cible mondiale convenue (une réduction de 30% de la consommation de tabac d’ici à 2025), davantage de pays doivent mettre en œuvre des programmes complets de lutte antitabac.

Protéger les populations contre les effets du tabagisme
L’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire le tabagisme. À ce jour, 24 pays abritant 694 millions d’habitants ont instauré des interdictions complètes et 100 autres y sont presque parvenus. Néanmoins, on compte aujourd’hui 67 pays qui soit n’interdisent aucune de ces activités, soit ont mis en place une interdiction ne couvrant ni la publicité à la radio et à la télévision nationales, ni celle sur les supports imprimés.
«Si nous n’unissons pas nos efforts pour interdire la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage, les adolescents et les jeunes adultes continueront de tomber dans l’engrenage du tabagisme sous l’influence d’une industrie toujours plus agressive,» a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. «Il est de la responsabilité de chaque pays de protéger sa population des maladies, des handicaps et des décès liés à la consommation de tabac.»
Le tabac est la principale cause mondiale de mortalité évitable et tue chaque année six millions de personnes. Il provoque le cancer, des maladies cardio-vasculaires, le diabète et des affections respiratoires chroniques. Si la tendance actuelle se poursuit, le nombre de décès imputables à la consommation de tabac devrait atteindre huit millions par an d’ici à 2030. Faisant fi des conséquences délétères du tabagisme, les fabricants de tabac dépensent chaque année des milliards de dollars en publicité, promotion et parrainage.
«Nous savons que seules sont efficaces les interdictions complètes de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage,» souligne le Dr Douglas Bettcher, Directeur du Département OMS Prévention des maladies non transmissibles et santé mentale. «Les pays qui ont pris de telles dispositions en les associant à d’autres mesures antitabac ont su réduire fortement la consommation de tabac en quelques années seulement.»

Le point sur les progrès accomplis
Autres conclusions notables:
·         Le nombre de pays où des mises en garde sanitaires efficaces figurent sur le conditionnement du tabac continue d’augmenter. Au cours des cinq dernières années, un total de 20 pays abritant 657 millions d’habitants ont commencé à imposer des mises en garde solides, dont 11 pays (265 millions d’habitants) depuis 2010.
·         Au cours des cinq dernières années, plus de 500 millions de personnes de neuf pays ont accédé à des services de sevrage adaptés. Peu de progrès ont cependant été accomplis depuis 2010: seuls quatre pays supplémentaires, abritant 85 millions d’habitants au total, ont depuis cette date eu nouvellement accès à des services dont les coûts sont pris en charge (services nationaux d’aide téléphonique au sevrage, y compris).
·         La création de lieux publics et de lieux de travail non-fumeurs reste la mesure la plus courante parmi celles au degré d’exécution le plus élevé. Entre 2007 et 2012, 32 pays ont adopté des interdictions de fumer complètes couvrant tous les lieux de travail, lieux publics et moyens de transport public, protégeant ainsi près de 900 millions de personnes supplémentaires. Depuis 2010, 12 pays et un territoire, représentant 350 millions de personnes, ont adopté à l’échelle nationale une législation antitabac stricte.
En 2008, l’OMS a défini les six mesures antitabac reposant sur des bases factuelles qui sont le plus efficaces pour réduire la consommation de tabac. Appelées «mesures MPOWER», elles correspondent à une ou plusieurs dispositions sur la réduction de la demande figurant dans la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac: surveiller la consommation de tabac et les politiques de prévention (Monitor), protéger la population contre la fumée du tabac (Protect), offrir une aide à ceux qui veulent renoncer au tabac (Offer), mettre en garde contre les dangers du tabagisme (Warn), faire respecter l’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage (Enforce), et augmenter les taxes sur le tabac (Raise).
Il s’agit cette année du quatrième rapport de la série de l’OMS sur le degré d’application des mesures MPOWER. Celles-ci fournissent aux pays une assistance pratique pour réduire la demande de tabac conformément à la Convention-cadre de l’OMS et diminuer ainsi la morbidité, le handicap et la mortalité associés à ce produit.

Entrée en vigueur en 2005 et comptant aujourd’hui 177 Parties, la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac est un outil puissant pour combattre l’épidémie meurtrière de tabagisme.

jeudi 4 juillet 2013

Loi antitabac : La C3T partage sa détermination

Dans le cadre du PROJET AFRICA TOBACCO CONTROL CONSORTIUM (ATCC), une conférence de presse s'est tenue le mercredi 03 juillet 2013 au siège de la Coalition camerounaise contre le tabac en présence du Dr Flore NDEMBIYEMBE.

Les journalistes et les membres de la C3T pendant la conférence
L’objet de ce rendez-vous avait pour but de présenter aux hommes de médias les différentes activités menées par la Coalition camerounaise contre le tabac, ainsi que les différentes manœuvres de l’industrie du tabac dans le monde et au Cameroun.
Ainsi, les journalistes ont eu droit à une brève présentation des activités menées par la C3t lors des ces trois derniers mois. Parmi ces activités, on peut citer entre autres :
-           l’organisation des activités marquant la célébration de la journée mondiale sans tabac (conférence de presse, marche de sensibilisation, passage dans des émissions radios et télévisées).
-           L’organisation d’un atelier de formation des Journalistes et des membres des OSC à l’Hôtel Azur Yaoundé du 13 au 15 juin 2013.
S’agissant de l’industrie du tabac, le Dr Flore Ndembiyembé a présenté au journaliste les différentes manœuvres de ce lobbying visant à être présent dans la vie des populations. Elle illustre son propos en  citant les révélations de Lyon Capitale sur le financement d’Interpol par l’industrie du tabac.

Cette conférence de presse a également été pour la C3T l’occasion de lancer officiellement sa nouvelle campagne de sensibilisation qui vise l'interpellation de l’Etat sur la nécessité d'une loi nationale anti tabac conforme à la CCLAT au Cameroun.

mercredi 3 juillet 2013

Lutte contre le tabagisme : prévenir vaut mieux que guérir

La coalition camerounaise contre le tabac lance une campagne de sensibilisation, avec pour principal objectif, l’interpellation de l’Etat sur la nécessité de l’adoption d’une loi antitabac.

Dans le cadre du projet intitulé « campagne de mobilisation de l’opinion publique nationale en faveur de l’adoption d’une loi antitabac », la Coalition camerounaise contre le tabac (C3t), a lancé depuis le 04 juillet 2013 une campagne de sensibilisation, concernant l’urgence de l’adoption de la loi anti tabac. Cette campagne  se fera à travers la diffusion de spots audio et vidéo sur les chaines du paysage audio-visuel camerounais, montrant les méfaits du tabagisme.

Cette campagne de sensibilisation vise également l'interpellation des parties prenantes étatiques sur la nécessité de l’adoption d’une loi nationale anti tabac conforme à la CCLAT au Cameroun.

lundi 1 juillet 2013

Dr. Flore Ndembiyembe: «6 millions de personnes meurent chaque année à cause du tabac»


La Présidente de la Coalition Camerounaise Contre le Tabagisme (C3T) parle  de son combat et de ses motivations
Dr Flore Ndembiyembe, vous avez très récemment, conduit en partenariat avec l’OMS une activité visant à sensibiliser l’administration sur la mise en œuvre de la convention OMS contre le tabac ratifiée par le Cameroun, avez-vous le sentiment que sur ce sujet vous avancez?
Cette épidémie tue 6 millions de victimes par an dans le monde. Ainsi le tabac tue un de ces consommateurs régulier sur deux. Bien qu’il s’agisse d’une une course de fond, nous pensons que les choses avancent dans la lutte contre le tabagisme. L’administration, en collaboration avec la société civile, a élaboré un plan stratégique de lutte anti tabac  ainsi qu’un avant projet de loi anti tabac conforme à la Convention Cadre de l’OMS pour la Lutte Anti-Tabac. D’autre part la société civile est mieux organisée et apporte sa contribution à ce combat. Il apparaît aussi que les camerounais sont de plus en plus sensibilisé au problème du tabagisme. Nous sommes donc optimistes.

Vous avez récemment entrepris une opération de sensibilisation des députés de l’Assemblée Nationale sur la pertinence d’une loi contre le tabagisme. Quels résultats avez-vous obtenus?
Les députés ont évidemment un rôle clé à jouer dans la lutte anti tabac. Ils ont besoin de comprendre pour prendre la bonne décision le moment venu. Il a donc fallu les informer et les sensibiliser sur les conséquences sanitaires, sociales et économiques du tabac et du tabagisme. Il fallait surtout leur démontrer que l’argument selon lequel l’industrie du tabac contribue à l’économie du pays est discutable. Quand on met en balance le coût des soins médicaux des affections dues au tabagisme et le gain économique, on se rend compte que le tabac appauvrit les individus et la nation.

En termes statistiques, comment s’évalue le tabagisme aujourd’hui?
Il faut savoir que près de 6 millions de personnes meurent chaque année des conséquences du tabagisme, dont 80% dans les pays à faibles revenus comme le Cameroun. Dans notre pays 17,5% de la population consomme régulièrement le tabac. 14% des élèves du secondaire ont déjà eu un premier contact avec la cigarette. Depuis que les pays développés ont décidé de protéger leur jeunesse par des lois fortes, l’industrie recrute les femmes et les jeunes des pays pauvres pour remplacer les fumeurs qui meurent.
  
Parlons de vous si vous le voulez bien, qui est Flore Ndembiyembe?
Je suis médecin, immuno-allergologue retraitée de l’administration camerounaise. J’ai longtemps travaillé à l’hôpital central de Yaoundé. J’ai été pendant longtemps, secrétaire permanent du Comité National de Lutte contre la Drogue. C’est à ce poste que j’ai commencé à m’intéresser à la lutte anti-tabac. Le tabac est souvent été la première étape de la prise des drogues illicites. Je suis mariée, mère de quatre enfants. J’ai quatre petits enfants.
 

Qu’est ce qui nourrit votre engagement dans la lutte anti-tabac ? Une expérience difficile ou la simple envie de voir un monde meilleur pour les autres?
Mon engagement a peut être un lien avec mon métier, celui de sauver des vies. Le tabagisme est responsable de la perte de nombreuses vies humaines. Et c’est la première cause de mort évitable. Il faut donc le faire savoir, principalement aux jeunes, afin qu’ils fassent le bon choix, celui de ne jamais accepter la première cigarette. C’est dans le même sens que j’ai créé l’association Health Promotion Watch qui fait la promotion des comportements sains. Cette association est surtout connue pour avoir appris aux camerounais à bien se laver les mains.

Depuis quand menez-vous la lutte contre le tabagisme et que vous a-t-elle procuré comme joies ou comme peines?
J’ai débuté la lutte anti-tabac en 1998 au Ministère de la Santé Publique et en 2004 dans le cadre d’une organisation de la société civile (Health Promotion Watch), la Coalition Camerounaise Contre le Tabac est née en 2006. La transition s’est faite tout naturellement lorsque j’ai été appelée à faire valoir mes droits à la retraite. Comme pour toute aventure humaine, il y a des difficultés. Mais il faut toujours commencer quelque part et avoir une vision. J’avoue éprouver une satisfaction particulière quand je réussis à convaincre des personnes à s’engager dans ce combat de longue haleine.
 

La cause semble pertinente et entendue d’un grand nombre, pourquoi selon vous le gouvernement ne dit pas stop à la vente de la cigarette?
A ce jour, le tabac est un produit dont la vente est autorisée bien que réglementée. Il y des accords internationaux que notre pays doit respecter. Il y a le puissant lobby de l’industrie du tabac qui défend ses intérêts avec d’importants moyens financiers. Cependant les lignes bougent et il n’est pas utopique de penser qu’un jour le tabac devienne un produit interdit à la consommation.
 

Qui sont ceux qui vous accompagnent dans votre objectif?
A ce jour la Coalition anti-tabac comprend une vingtaine d’associations. Elle compte aussi des membres individuels et de jeunes volontaires. Il fallait surtout convaincre les autres associations qui n’œuvrent pas forcément dans le domaine de la santé de s’associer à nous. La C3T compte parmi ses membres des associations de professionnels de la médecine, des organisations de protection de consommateurs, de protection des droits humains et de droits des handicapés, de personnes vivant avec le VIH, une organisation de sécurité routière, etc. Plus que leurs spécificités c’est leur engagement qui compte. J’en profite pour les remercier pour leur engagement.

2013 débute avec son lot de promesses, à votre niveau quels engagements relatives à votre cause avez-vous pris?
L’année qui commence est très importante pour la lutte anti-tabac au Cameroun. Nous espérons avoir le soutien de tous les camerounais pour l’adoption d’une loi nationale anti-tabac qui protège notre jeunesse des conséquences du tabagisme. Nous nous engageons à mieux informer les populations sur les risques sanitaires liés au tabagisme actif mais aussi passif. Le choix des uns de fumer a en effet des conséquences identiques sur les non fumeurs. Le tabac tue les fumeurs mais aussi les non fumeurs. C’est important de le savoir. La lutte anti-tabac doit devenir une affaire de tous.

dimanche 16 juin 2013

Lutte contre le tabagisme : les journalistes invités à écraser les cigarettes

Dans le cadre du plaidoyer pour l'adoption, la promulgation et la mise en œuvre de la loi antitabac au Cameroun, la Coalition Camerounaise Contre le Tabac a organisé du 13 au 15 juin 2013, un atelier de formation des Journalistes et des membres des Organisations de la société civile (Osc) à l’Hôtel Azur de Yaoundé.
Photos de famille lors de la formation sur l'art 5.3 de la CCLAT
Animé par un expert international Dr Patrick MUSAVULI et deux experts locaux  M. Pascal AWONO et  Dr Flore NDEMBIYEMBE,  cet atelier avait pour principal objectif la formation des Journalistes et les membres des OSC sur l'article 5.3 de la Convention Cadre de l'OMS pour la Lutte Anti Tabac (CCLAT) et le monitoring des activités de l'industrie du tabac. Ceci, dans le but de faire comprendre aux hommes de médias le rôle joué par l’industrie du tabac dans l’expansion de l’épidémie du tabagisme et contre la mise en œuvre des politiques et lois antitabac.

Au sortir de cet atelier, le comité de surveillance et de suivi de l’industrie du tabac a été mis sur pied. Ce dernier a pour missions : faire un état des lieux plus suivi de l’avancement du projet de loi, Assurer le suivi des activités de l’industrie du tabac, monitorer les médias, Assurer la communication personnelle avec les responsables décideurs leaders d’opinions, Mettre à jour périodiquement la cartographie de l’industrie du tabac au Cameroun, Dénoncer  l’industrie du tabac. Les médias ont don déterrer la hache de guerre contre l’industrie du tabac au Cameroun.
Les participants pendant les travaux en groupe